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Test Canon C300 Mk III : DGO, RAW, Ralentis 4K/120p

Au programme de ce test une évaluation de l'intérêt réel du "DGO" et une mise à l'épreuve du mode ralenti 4K/120p, enregistrable en RAW interne

Publié par Repaire le 19 Septembre 2020 dans Tests
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    Vues : 1 387
  1. Repaire
    Forest et Greg ont passé la Canon C300 Mk III au banc de test !

    c300_mkiii_web1_1.jpg
    La Canon C300 Mark III, est une nouvelle caméra professionnelle à capteur 4K Super35, monture EF, commercialisée à 9900€ HT (voir la news du Repaire pour plus d'infos).

    Dans ce test, Greg et Forest se sont focalisés sur deux points en particulier :
    • le DGO, pour Dual Gain Output, nouvelle technologie chez Canon, pour tenter d’évaluer son apport en terme de dynamique et de réduction de bruit.
    • les hautes fréquences d'images, puisque Canon propose pour la première fois du 120p en 4K (sans crop), et en RAW interne.


    Au programme donc une mise à l’épreuve de la caméra pour voir comment se comporte ce mode ralenti, l’autofocus, la stabilisation, etc.

    Nos tests ont été réalisés dans le cadre de notre protocole de test “Testbox”, qui cherche à évaluer différents aspects des caméras telle que la dynamique utile, le niveau de bruit, les performances en basse lumière, la science couleur…

    Greg et Forest ont également tourné des images, avec notre chère modèle et comédienne Thalya, en intérieur et en extérieur, pour évaluer l’impact du DGO “dans la vraie vie”, et tester les hautes vitesses.

    Le Dual Gain Output :


    Dual-Gain-Output-DGO-Sensor.jpg

    Le DGO (Dual Gain Output) est une technologie embarquée par Canon dans le capteur de la C300 Mark III, fonctionnant sur le principe d'une lecture de la même image à 2 niveaux de gain analogique différents.

    L’image finale est donc le résultat de la combinaison de ces deux niveaux de gain, et bénéficie théoriquement d’une meilleure dynamique.

    Cette technologie est déjà présente depuis longtemps chez Arri, qui propose le “Dual Analogic Gain” (DAG) sur l’Alexa.

    A noter que le DGO est actif dans la caméra jusqu’en 50p, il se désactive automatiquement pour les fréquences d'image supérieures.
    Greg et Forest ont ainsi pu directement comparer des images capturées par la caméra avec et sans DGO, en passant de 50p à 100p.

    02_C300_Mk_III_Clog2_DGO_vs_C300_Mk_III_Clog2.png
    Le DGO vient soigner la texture des noirs : on note qu’il permet de réduire le niveau du bruit de 3 fois en RAW (estimation par le logiciel de dénoising Neat Video) par rapport au RAW de la C200.

    Le rapport signal bruit en général est amélioré et peut éventuellement, en RAW, dans certaines situations, rendre le processus de dénoising inutile (l’opération n’étant gratuite ni en temps ni en coup de plug in).

    Montage_C300_Mk_III_Causerie_DGO_V04_v02_Moment.jpg
    Montage_C300_Mk_III_Causerie_DGO_V04_v01_Moment.jpg

    En comparant des images “de la vraie vie”, on note que la présence du DGO apporte plus de matière, un bruit moins coloré et présent, et ce sur toute la plage des ISO.

    vlcsnap-2020-09-17-15h29m15s740.png vlcsnap-2020-09-17-15h29m25s853.png

    Forest fait remarquer que le DGO de la Canon C300 Mk III, contrairement à celui de Arri, est surtout calibré pour les basses lumières : l'information supplémentaire est située dans le pied de courbe (partie "compressée" de la courbe).

    La latitude qu'il apporte peut s'avérer plus compliquée à exploiter en postproduction en XF-AVC, car on ne pourra pas simplement relever le niveau de façon linéaire, il faudra lui réappliquer une courbe, pour "déplier" les diaphs.

    Evidemment, cette difficulté disparaît en RAW, où le logiciel sait parfaitement comment redistribuer cette information.

    Log-Curves__fs.jpg

    Pour Forest, en somme, la vraie valeur ajoutée du DGO est qu’il permet de tout simplement “poser juste” son plan, sans avoir peur du bruit, qui sera complètement minimisé par le DGO, avec un rush “très pur” dans les basses lumières.


    Mesure de la dynamique utile :


    On vient observer une dynamique utile de “13+” en XF-AVC avec le DGO actif, et de “13++” en RAW.

    En appliquant un denoiser sur le RAW, il est même possible d’apercevoir le 16ème diaph de dynamique sur le waveform (il n'est pas évident qu'on puisse en faire quelque chose).

    13_C300_Mk_III_résumé_dynamique.png

    Une latitude de pose améliorée par rapport aux autres caméras Canon


    La latitude d'exposition est la mesure dans laquelle un matériau
    photosensible peut être surexposé ou sous-exposé, tout en permettant d'obtenir un résultat acceptable.


    On observe que le capteur permet une sur-exposition de +3 stops et une sous-exposition de -2 stops, sans aucun dégât.

    A +4 stops et -3 stops, on obtiendra une image dégradée, mais qui restera exploitable, moyennant un peu de travail en post-prod.

    Une sensibilité “Multi ISO natifs”


    Particularité des caméras Canon, tous les palliers ISO sont issue d'une amplification analogique du signal, donc des ISO natifs (entre deux palliers, par exemple à 4000, s'ajoute une amplification numérique).

    Pour mieux comprendre l'impact des ISO en vidéo et leurs différents modes de fonctionnement selon les technos constructeurs : Les ISO en vidéo : le guide complet !! | Tutos

    Afin de tester la sensibilité, Greg et Forest ont réalisé une montée en ISO compensée par le shutter, afin de constamment garder le même niveau d’exposition, sur la scène "low light" de la Testbox.

    On note que le niveau de bruit reste d'un niveau acceptable jusqu’à 12 800 (en C-log 2 XF-AVC).


    Cette même montée d'ISO en très basse lumière (scène "petits bonhommes" de la Testbox) permet d'observer une image dans les très hauts ISO certes grainé mais qui reste exploitable avec un denoiser.


    Un ralenti en 4K 120p sans crop et en RAW interne


    Pour la première fois chez Canon, du 4K 120P, sans crop, sans artifices, y compris en RAW interne, une option proposée jusqu'ici que sur des caméras beaucoup plus onéreuses.
    L'absence de crop permettra donc de passer en mode ralenti sans changement de cadre ni de perte de résolution, donc plus souple à intégrer dans une production.

    Autre nouveauté : l’autofocus est disponible aussi en 120p. Alors certes il est moins performant que dans les autres modes (pas de tracking), mais la présence de cet automatisme peut rendre quelques services.
    À noter que la stabilisation électronique reste, elle, active à haute fréquence d’image (sauf en RAW bien entendu).

    Sur les images studio, Greg a poussé le test en passant les images à 200 images par secondes avec la fonction de flux optique de Première, et on note un gain de piqué en partant des images RAW dans les cheveux de Thalya.


    Concernant l’autofocus, les tests en extérieur ont montré que celui ci était pouvait être mis en difficulté.
    Dans le 2ème test, toujours à pleine ouverture, sur des aeronefs, donc des sujets à plus grande distance, la technique de garder le sujet dans le collimateur s'est avèrée fonctionner.

    Un autofocus donc partiel en hautes vitesses mais potentiellement exploitable pour des événements sportifs par exemple.

    L’ergonomie de la C300 Mark III


    La Canon C300 Mark III présente exactement la même ergonomie et les mêmes accessoires que la C500 Mk II (voir le test de Greg), et reste ainsi dans l'ergonomie habituelle de la gamme Canon EOS Cinema, dans un form factor plus compacte.
    Elle présente la fonction intéressante de pouvoir générer des proxys en interne (faisant ainsi économiser du temps).

    Greg émet deux regrets :
    • un waveform trop petit et transparent sur l’écran qui le rend difficilement utilisable
    • l'absence de viseur dans le pack standard de la caméra, pour poser son exposition et son point en extérieur jour.

    "Carole en discothèque" ou l'intérêt des espace colorimétriques étendus


    Pour ce test, nous avons éclairé Carole (le doux nom donné à notre mannequin de la Testbox) avec un vert très pur (on imagine facilement un néon bien criard de boîte de nuit), situé en dehors de l'espace de couleurs REC.709.

    On observe donc une saturation en REC.709, on perd de l’information visuelle mais aussi de la couleur. Une partie de l’information de couleur est absente en REC.709 (on peut facilement le voir sur le vecteurscope) comparé au Canon Cinema Gamut qui conserve l’information.

    On comprend donc que les différents gamuts viennent capter des informations de couleur plus ou moins étendue.

    Les normes de diffusion étant souvent en REC. 709, l'intérêt de capter l’image avec un gamut plus large (Cinema Gamut ou REC. 2020) est de venir ramener des informations de luminance et de chrominance dans notre image finale que nous n’aurions pas pu avoir si nous avions directement tourné en REC. 709.

    Cela peut s'avérer particulièrement utile par exemple dans les captations de spectacle vivant, le rendu de certaines couleurs pouvant avoir une incidence néfaste sur les peaux, ou plus généralement à l'utilisation de lumières colorées dont on ne maîtrise pas la couverture du spectre.


    N'hésitez pas à partager avec nous vos commentaires, poser vos questions, et nous dire quels matériels vous souhaiteriez que nous testions !
    ange leccia et bcauchy ont recommandé ce message.

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