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Test Canon C500 Mk II

Voici mon petit retour sur la Canon C500 Mk II, j’ai eu la chance de passer un peu de temps avec, avant et après le confinement

Publié par GRG le 5 Août 2020 dans Tests
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  1. GRG
    Voici mon petit retour sur la Canon C500 Mk II, avec laquelle j’ai eu la chance de passer un peu de temps avant et après ce qu’on nommera désormais : « le temps du confinement ».

    On va essayer de rester sur les aspects opérationnels, un comparatif TestBox étant disponible pour vous faire votre idée sur le reste.

    Design_titre_02.png

    Très simplement, il s’agit du capteur Full Frame de la Canon C700, dans un corps caméra de C200 (qui, pour mémoire, dispose de la version Super35 de cette même machine).
    Bien sûr, c’est un peu plus compliqué que cela...

    Design de la C500 mark II


    Si de prime abord le corps caméra n’est pas sans évoquer celui de la Canon C200, en réalité, beaucoup de choses ont changé.

    Design_titre_03.jpg

    On remarque immédiatement la partie supérieure de la machine, qui a été largement retravaillée, pour proposer plusieurs points d’accroche. Ce n'est certainement pas le plus important, mais les matériaux utilisés (magnésium), les finitions, inspirent le respect (si on compare avec une C300 Mk II, qui est, à mon avis, déjà fort bien manufacturée, on est, me semble-il, encore un petit cran au-dessus).

    Design_titre_05.jpg

    Plus important, la visserie et le système de montage de la poignée ont été grandement améliorés. On ne perdra plus les rondelles sur les tournages, et surtout, on pourra assembler très rapidement la poignée, sans avoir besoin de sortir la clef allen (une partie de la poignée vient désormais s’enclencher dans la griffe porte accessoires, une seule et unique vis à main, qu'on ne peut pas perdre, suffit à rapidement verrouiller l’ensemble). Cela peut sembler peu de choses, mais lors de la mise en œuvre de la machine, c’est plus qu' appréciable, surtout si on est un peu dans l’urgence de la situation.

    Toute la ventilation a été repensée, afin d’extraire l’air chaud côté grip latéral, en lieu et place de la figure de l’opérateur (c’est donc une très bonne chose, sauf peut-être en hiver).

    Design_titre_15.jpg

    Le nouvel écran tactile (pareil, la visserie du support de ce dernier a été revue et corrigée) est un peu plus grand que la version précédente (LCD Canon LM-V2 : 4,3 pouces), et le viseur électronique (EVF-50) est devenu amovible (et surtout, optionnel).

    Le concept modulaire a en effet été poussé un peu plus loin, on pourra ainsi choisir d'utiliser la caméra dans une configuration très compacte et légère, pour, par exemple, l’installer sur un gimbal (et c’est vrai que bien souvent, l’EVF pouvait poser quelques problèmes), ou la préférer en version « porte-avion », via les extensions dites EU-V1 (Genlock, RS-422 et Ethernet) et EU-V2 ( Genlock, RS-422, Ethernet, D-TAP, DC OUT 24V, prise Lens, V-Mount et 2 entrées XLR complémentaires, avec contrôles des niveaux audio, côté opérateur).

    Design_titre_07.jpg

    L'extension EU-V2 permet donc de solutionner le point discutable de ce nouveau design : les contrôles des niveaux audio sont maintenant situés à l'opposé du côté opérateur, près du grip latéral (avant ils étaient à l'arrière du corps caméra, qui fait maintenant office d'interface avec les différentes extensions).

    Caméra au poing, il est donc impossible de « sauter » sur les réglages des niveaux audio (il faut enlever la main du grip pour accéder aux molettes). Bien sûr, sur trépied, ce n'est pas vraiment un problème, et c'est peut-être une situation pas si courante que cela.

    On peut contourner cette limitation en doublonnant la piste concernée sur une autre (il y a 4 pistes audio à disposition), avec un réglage moins optimiste (afin de sécuriser l'enregistrement), ou faire appel à un ingénieur du son (des gens très utiles, qui ont, eux-aussi, besoin de travailler,). Si on ne s'y fait vraiment pas, l'extension EU-V2 réglera le problème.

    Il faut souligner que les extensions ne peuvent pas s'utiliser conjointement :
    soit on monte l'EVF-50 (OLED de 0,46 pouce, une déclinaison de celui de la C200/C300 Mk II), soit l'extension EU-V1, soit l'extension EU-V2.

    Si on décide d'utiliser les modules EU-VI ou EU-V2 , il faudra envisager d'investir dans le viseur EVF-70 (viseur OLED de 0,7 pouce, qui est très confortable, mais quelque peu dispendieux : dans les 4000 euros HT), ou dans un viewfinder tiers, soit de choisir de s'en passer...

    C'est selon les goûts de chacun, mais j'ai trouvé qu'en plein soleil, il était difficile de bien voir le waveform affiché via le LCD, je pense donc que l'EVF-50 (dans les 600 euros HT) est une option à ne pas négliger.

    SmallRig commercialise un « sun hood » pour le moniteur de la C200, qui n'entrave pas l'usage du tactile, on peut penser qu'on trouvera bientôt une déclinaison pour le LCD, un peu plus grand donc, de la C500 Mk II.

    L'autre aspect important, c'est qu'on peut maintenant changer de monture, de façon autonome, sans passer par le SAV Canon.

    Outre la monture EF (et sa déclinaison EF Cinema Lock), on peut opter pour du PL, et même du B4 (dans l'idée d'utiliser des optiques B4 via le crop Super16 disponible avec cette caméra).
    C'est à mon avis un peu dommage de ne pas avoir sauté le pas de la monture RF sur cette machine, cela aurait permis de monter de l'EF et de profiter des nouvelles optiques Canon... Mais c'est ainsi (pas sûr que les filtres ND intégrés passent, compte tenu du faible tirage optique du RF).

    Dans les petits détails pas forcément sans intérêt, on peut souligner que
    - le centre optique, par rapport aux caméras précédentes, reste le même,
    ainsi la majorité des accessoires seront compatibles,
    - que les filtres ND intégrés ont été repensés : ce n'est plus la traditionnelle disposition « en tourelle », que l'on trouve sur la C200 ou la C300 Mk II, mais des filtres qui montent et qui descendent, selon les besoins, cela ne change rien pour l'utilisateur, si ce n'est que la motorisation est peut-être un peu moins vive qu'auparavant.

    built-in-nd-filter-graphic-(rs)_1249x646.jpg

    On peut aussi remarquer le retour des boutons rétro-éclairés (comme sur la C300 Mk II), ce qui peut parfois s'avérer bien pratique.

    Enfin, la machine est livrée avec une carte Sandisk CFexpress de 512 Go et un lecteur de la même marque (qui est très très rapide), mais sans alimentation (XLR-4 12V).

    Et puisqu'on se parle de l'alimentation, on peut dire que ça consomme, un grand capteur comme ça : une BP-A60, en RAW Full Frame, dure 115 minutes, contre environ 280 minutes avec une C200... c'est à ne pas négliger dans le budget total.

    Précisons qu'une C500 Mk II (toute équipée) + EVF-V50 + BP-A30 pèse 2,9 kg. Soit 100 grammes de plus qu'une Canon C200 (toute équipée, avec la même batterie). On est donc sur une caméra qui reste remarquablement légère (la C300 Mk II avec la même batterie, pèse 3,5 kg).

    Ce nouveau design est aussi celui de la toute récente C300 Mk III (les extensions EU-V1, EU-V2 et EVF-50 sont donc compatibles), il est probable qu'il soit encore décliné à l'avenir, qu'il fasse désormais office de référence pour la gamme EOS Cinema.

    Anamorphique, LUT et False Color


    Ce sont les trois changement majeurs, « à l'intérieur ». Outre le zebra, le waveform, la parade RGB, on peut maintenant opter pour le False Color.

    Plus intéressant, il est enfin possible d'injecter des LUT 3D custom (33x33x33) dans la caméra, et de les attribuer aux différentes sorties (SDI, HDMI, EVF et moniteur/LCD).

    Enfin, la caméra est capable de gérer les optiques anamorphiques (x2.0/x1.3) et de « desqueezer » le signal durant le tournage.

    Capteur Full Frame 5,9K, dynamique et sensibilité


    Le capteur 17/9 CMOS Full Frame de 20.8 megapixels (6062 x 3432) dispose d' une surface utile de 38.1 x 20.1 mm (46 mm de diagonale) en FF 5,9K/4K DCI (oversamplé), soit 18.69 megapixels utiles (5952 x 3140). La dynamique annoncée par le constructeur est de 15 diaphs.

    La dynamique utile mesurée via la TestBox du Repaire est de 13+ diaphs en Canon Log 2, XF-AVC 10 bit 422, ce qui est un excellent résultat. On n'est plus très loin des performances de l'Alexa (on notera que le tarif n'est pas exactement le même).

    01_Canon_C500_Mk_II_CLog2_vs_Sony_PXW-FX9_SLog3.png

    Voici les résultats dans le détail :
    • XF-AVC 10 bit 422, Canon Log 2 : 13+ diaphs
    • XF-AVC 10 bit 422, Canon Log 3 : 12+ diaphs
    • XF-AVC 10 bit 422, Wide DR : 11+ diaphs
    • XF-AVC 10 bit 422, BT. 709 : 10+ diaphs
    • Cinema RAW Light 12 bit :12+ diaphs
    • Cinema RAW Light 12 bit + denoiser: 13+ diaphs
    08_bis_Dynamique_C500_Mk_II.png

    En ce qui concerne la sensibilité, le gain analogique reste à mon avis une valeur sûre, et la C500 Mk II se débrouille vraiment très bien à ce sujet.

    Sans compter qu'on peut considérer que le réglage ISO est un véritable paramètre d'exposition sur cette caméra.

    NDLR : Les ISO en vidéo : le guide complet !! | Tutos à lire et relire pour comprendre les différents fonctionnements des ISO dans les caméras

    Il est toujours difficile de répondre à la fameuse question, « jusqu'à combien je peux monter, dans les ISO ? », tant c'est fonction de la nature de la scène (et de la relation au grain, au bruit, de chacun).

    En général, avec une C200 ou une C300 Mk II, j'ai tendance à dire qu'on peut s'autoriser 6400 ISO sans trop se poser de questions, avec un niveau de bruit qui ne posera pas de problèmes (dans la plupart des cas).

    Avec la C500 Mk II, je dirais que cette limite est repoussée à 12800 ISO (ce qui ne veut pas dire qu'on ne peut pas réaliser des plans exploitables, à des sensibilités plus importantes).


    C500_Mk_II_CRL_Sensibilité_12800ISO.png

    À ce sujet, il n'y a pas que la taille des photosites qui joue. En XF-AVC, le signal est oversamplé depuis 5,9K vers la 4K/UHD, ce qui implique forcément une représentation bien plus discrète du bruit, dans le résultat final.
    C'est bien sûr la même chose si on tourne en Cinema RAW Light, il conviendra d’effectuer une mise à l'échelle des 5,9K, en postproduction (ce qui entraînera, mécaniquement, une réduction du bruit).

    C'est dommage que la technologie Dual Gain Output (les deux photodiodes de chaque photosite capturent l’image à des niveaux de gain différents, afin de préserver les basses et les hautes lumières, le résultat final étant une combinaison de ces deux lectures) de la C300 Mk III ne soit pas disponible sur cette machine. Au vu des premiers tests disponibles, l’efficacité sur le bruit de ce dispositif semble en ligne avec ce que Arri propose dans l’Alexa. Avoir le DGO dans la C500 Mark II aurait probablement apporté des résultats remarquables.

    Nous aurons bientôt l’occasion de revenir sur le DGO et d’évaluer précisément son efficacité, avec le test de la C300 Mark III.

    XF-AVC 10 bit 422


    En XF-AVC 10 bit 422 , 25 ou 50P, le signal est oversamplé depuis 5,9K vers la 4K/UHD, ce qui implique un fichier final riche de détails (et un bruit plus discret).
    On peut aussi choisir de tourner en Super35 (crop) ou en Super16 (crop).

    Le débit du codec XF-AVC en 4K/UHD est de 410 Mbps (intra-frame) en 25P, soit environ 156 minutes d'enregistrement avec une CFexpress de 512 Go et de 810 Mbps (intra-frame) en 50P, soit environ 79 minutes d'enregistrement avec une CFexpress de 512 Go.

    Dans Adobe Premiere, c'est un codec vraiment très agréable à utiliser on peut même envisager de laisser les rushes sur des disques mécaniques. Cela m'a rappelé le bon vieux temps du DV (pas les débuts, je pense au moment où tout fonctionnait très bien, sur quasiment toutes les machines, juste avant l'arrivée du HDV...).

    Cinema RAW Light


    Le Cinema RAW Light est un RAW compressé qui repose sur la technologie de l'ondelette (wavelet). C'est un choix similaire à celui de RED, avec son RedCode (ou au JPEG2000).

    On peut trouver des informations plus détaillées à ce sujet, ici : US20160323602A1 - Image encoding apparatus and control method of the same - Google Patents
    (c'est le brevet Canon)

    Le signal est traité en interne sur 14 bit (par le DIGIC DV 7), puis il est logarithmiquement codé vers 12 bit (25P) ou 10 bit (50P), selon. C'est un choix similaire à celui d'Arri, pour son RAW (par opposition au RAW linéaire 16 bit de Sony).

    En 5,9K (25/50P), le débit est de 2,1 Gbps (263 MB/s), soit environ 30 minutes d'enregistrement avec une CFexpress de 512 Go.

    On peut aussi tourner en 4K (crop Super35), le débit sera de 1 Gbps (125 MB/s), soit environ 64 minutes d'enregistrement avec une CFexpres de 512 Go. Il est intéressant de remarquer qu'on tournera dans ce cas là avec « une C200 » (même capteur, même débit).
    On peut aussi tourner en 2K (crop Super16).

    Le Cinema RAW Light est bien sûr bien plus riche de détails et de possibilités que l'XF-AVC 10 bit 422. On pourra aller très loin à l'étalonnage, récupérer beaucoup d'informations, et poser son Log sera (encore) plus confortable. D'après mes essais, la latitude de pose est de +3/-1 diaphs, voire, un peu plus, si tant est que ça ne soit pas trop clippé à +4 diaphs, ou qu'on soit prêt à jouer du denoiser, pour récupérer jusqu'à -2 diaphs, c'est là que le Dual Gain Output aurait été un plus...

    DaVinci Resolve gère très bien le Cinema RAW Light 5,9K (je recommande tout de même de télécharger les LUT V2 directement sur le site du constructeur), en revanche, sur la même configuration, Adobe Premiere a bien plus de mal (le CRL 4K passe, mais le 5,9K est très saccadé).

    Je n'ai pas encore testé la toute dernière version (qui semble améliorer justement ces aspects), mais il me semble qu'Adobe a quelque progrès à faire dans son usage des GPU. En attendant, on peut utiliser des proxy (soit ceux de Premiere, soit ceux qu'on peut générer au tournage, sur la SD).
    Il sera indispensable d'utiliser des SSD pour exploiter confortablement les rushes natifs au montage.

    Le Cinema RAW Light est un format très intéressant, qui outre la profondeur de codage, permet de modifier les métadonnées en postproduction (balance des blancs, ISO, gamma, gamut), il est juste dommage qu'on ne puisse pas régler les débits (la cible est du 3:1), avec 5,9K, même en 8:1 ou en 12:1, on aurait de quoi faire... Et comme rien ne s'y oppose, on peut toujours l'espérer. :)

    *** Minute auto-promo *** : pour tout comprendre sur le Cinema Raw Light (exposition, workflow, étalonnage) pensez à jeter un oeil du côté de la formation vidéo que nous avons réalisée sur le sujet sur la C200, car le fonctionnement est similaire à 99% sur les autres caméras Canon EOS.

    Autofocus


    C'est un point à ne pas négliger, je dirais même qu'il est d'autant plus important que le capteur est grand (ici, j'ai une petite pensée pour le 5D Mk II, et tous les « plans Full Frame » tournés depuis, à la mise au point... foiré). Bien sûr, dans un usage « fiction », avec un premier assistant et des optiques dépourvues d'AF, cela présente bien peu d'intérêt.

    Encore que, si on est un peu limité en temps et/ou en budget (en général, c'est *et*), on sera certainement content de réaliser le plan « gimbal à F1,4 », en une seule prise (avec une optique photo et les assistances en fonctionnement).

    Il y a bien sûr aussi les usages documentaires, captations et reportages. Ce n'est pas pour rien si RED (avec la Komodo et son nouvel AF à détection de phase) a décidé de sérieusement s'y mettre. C'est important, un autofocus qui fonctionne bien. Et le Dual Pixel fonctionne très bien (sauf parfois, bien sûr... il faut donc aussi savoir faire sans quand c'est nécessaire). Précisons que ça marche bien mieux avec les optiques de la marque, comme toujours....

    Mais il y a plus important, c'est de pouvoir décider de comment cet autofocus, aussi performant soit-il, doit fonctionner. De lui faire faire le point à l'endroit souhaité.

    Un écran tactile est bien sûr incontournable, la C500 Mk II propose aussi un ensemble de trois joysticks pour ceux qui en auraient l'usage.

    Speed_2.png

    On peut bien sûr régler la rapidité de cet AF (qui sera à évaluer selon les optiques utilisées). On pourra ainsi choisir de tenter de simuler une mise au point « organique » (il est évident que ça ne remplacera jamais un bon « pointeur »), ou, au contraire, foncer sur le sujet, et verrouiller l'automatisme, puis, éventuellement, recomposer (dans l'idée de couper la partie mise au point au montage).

    response_2.png

    Plus important encore, il est possible de jouer avec sa sensibilité. On pourra décider de le faire sauter sur tout élément croisant la route du collimateur sélectionné, ou, au contraire, lui demander de ne pas se précipiter inutilement...

    AF_tracking_2.jpg

    Outre le mode détection des visages, on peut tracker ce qu'on souhaite (tracking subject), par exemple un objet (qui peut être en mouvement).

    On peut aussi décider de sélectionner le collimateur AF via la bague de mise au point (et laisser l'assistance, « finir le point » pour nous, c'est le mode AF-Boosted MF, qui peut être très utile, à l'épaule, œil dans le viseur).

    AF_guide_de_MAP_bonus_2.jpg

    Enfin, il est même possible de l'utiliser avec une optique dépourvue d'AF (ou dont l'AF est désactivé), pour peu qu'elle communique via la monture. L'autofocus à corrélation de phase nous indique, via le guide de mise au point, qu'on peut déplacer à l'endroit souhaité, si on a, ou pas, le point (il précise même si on est « front » ou « back-focus »). Cela fonctionne avec les primes Canon CN-E (full manuel), mais aussi avec les Zeiss ZE ou les Sigma EF (mais pas avec les Xeen EF...).

    Rien que cela, même si on est aficionados de la mise au point manuelle, ça change grandement la vie (ça rassure, c'est bien plus précis que le peaking).

    Slow motion


    C'est la partie clairement un peu décevante de la machine. Déjà, les ralentis sont conformés dans la caméra (alors qu'un simple Sony RX100 est capable d'enregistrer 100 FPS, avec le son).

    Ensuite, la résolution, en 120 FPS, passe en 1920x1080... Via un crop Super16... Ce qui n'est guère pratique.

    La C200 fait la même chose, mais en utilisant tout le capteur... La C300 Mk III est capable de délivrer du 4K à 120 FPS (et l'EOS R5, probablement, aussi). Bref, c'est pas le point fort de la machine.

    Il me semble bien plus intéressant de tourner en 50P/60P (en 4K ou en 5,9K) et de bricoler son ralenti dans After Effects ou Twixtor.

    Stabilisation électronique


    La C500 Mk II est la première caméra de la gamme EOS Cinema à intégrer la stabilisation électronique sur 5 axes (à l'image de ce qu'on peut trouver sur la XF705 ou le Canon EOS R).

    5axes.jpg

    C'est une stabilisation du mouvement similaire à ce qu'on peut faire en postproduction, qui peut travailler conjointement avec la stabilisation optique de l'objectif (si ce dernier en dispose).
    Cela fonctionne aussi avec des optiques PL (il faut renseigner la focale via le menu concerné).

    Il est difficile de tester finement ce genre de choses, disons qu'il me semble que cela est très bien pour effacer les micro-tremblements générés par l'opérateur (à l'épaule, sur un plan fixe, ça fait office de trépied virtuel, et ça marche très bien).

    Si on pousse plus loin, qu'on se déplace, ça peut le faire, ou pas. Et si ça génère des erreurs dans l'analyse de la perspective (par exemple si on « enroule » un sujet), le plan ne sera pas « sauvable » en postproduction. Alors que si on ne l'avait pas utilisé, il aurait probablement été possible d'arranger les choses par la suite.
    Inutile de préciser que ça ne remplace pas un gimbal ou un stead.

    Bref, je suis partagé, c'est bien sûr mieux de l'avoir, et de pouvoir choisir de ne pas l'utiliser, que l'inverse.:)

    Conclusion


    C'est une bien belle machine, qui envoie du lourd. Même si j'ai une préférence pour le Super35, je dois reconnaître que je me suis bien amusé avec la C500 Mk II, et que je n'ai rien de particulier à lui reprocher.
    Il me semble que le capteur Full Frame s'exprimera plus pleinement dans la pub, voire dans le clip, même si on peut aussi très bien envisager le docu ou la fiction (il semblerait que ça soit une tendance lourde). En institutionnel, on peut le voir comme l'arme ultime pour gérer les bureaux décrépis...
    De plus, rien n'empêche d'utiliser le crop Super35 de la machine, selon les projets (juste, on ne profitera plus de sur-échantillonnage du signal).

    Reste qu'on se parle tout de même d'un peu d'argent (environ 14 350 euros HT)... Mais si on regarde ce que propose la concurrence, capteur FF, 5,9K RAW, compressé en interne, un AF sur lequel on peut compter, une très bonne dynamique, une excellente sensibilité, dans moins de 3 kg, bien, ça me semble être un tarif relativement « raisonnable ».

    Greg


    Les « plus »


    • 5,9K Cinema RAW Light 12/10 bit en interne
    • La dynamique
    • la 4K 25P/50P oversamplée depuis 5,9K, en XF-AVC 10 bit 422
    • le Dual Pixel Autofocus
    • la sensibilité
    • la modularité et le poids

    Les « moins »


    • L'emplacement des réglages audio
    • Le crop Super16 en slow motion
    • Le viseur EVF-50, pas compris dans le prix

    Remerciements


    Merci à Marina, Michel, Lucas et Forest pour les tests et la relecture attentive, à Canon France pour le déconfinement rapide de la machine, ce qui a grandement aidé à la réalisation de l’épisode dit de la TestBox au bal masqué...


    Remarques


    On peut trouver les LUT version 201911 ici :
    https://www.canon.fr/support/consumer_products/products/digital_cinema/digital_cinema_camera/eos-c500-mark-ii.html?type=download&language=&os=windows 10 (64-bit)

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