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Le repaire et le cinéma (la suite)

Discussion dans 'Repairenautes cinéphiles' créé par HOuartna, 5 Juillet 2003.

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  1. HOuartna

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    Voilà une critique que j'ai écrite juste après avoir vu le film (donc en 2001), et j'étais vraiment remonté! J'attends vos réactions (désolé pour la longueur de l'article, mais y'a plein de choses à dire!)

    Le pacte des loups


    Ce film est une mascarade, une supercherie. La première heure définit l’atmosphère du film, son climat, puis on part dans un délire égocentrique du réalisateur qui a décidé de montrer sa culture – épatante ! – en matière de cinéma d’action et de consoles de jeux.


    Les 10 premières minutes du film nous définissent clairement – peut-être un peu trop d’ailleurs – la base du film. Pour ne pas trop se prendre la tête, les scénaristes se sont dit : on présente le réalisateur, le chorégraphe, les acteurs, et puis on lance la machine. La mise en scène est dès les premières scènes déterminée comme très innovante car inspirée des jeux vidéo : en effet, le combat entre le preux chevalier interprété par Samuel le Bihan et les paysans est bourré de ralentis et d’accélérés, le tout relativement bien orchestré. Cette scène prouve également la volonté et la capacité du personnage de De Fronsac à appliquer la justice. L’ambiance est de la même manière introduite par une scène efficace qui fait naître le mystère de la bête du Gevaudant: la cruauté d’un animal féroce qui à travers une extrême violence, éclate une femme contre un rocher. Puis, les personnages nous sont présentés un par un (comme sur les affiches de la publicité dans le métro), pour que le spectateur un peu bête comprenne qu’un film est composé de protagonistes qui dépendent les uns des autres. Il y a aussi les chevaux : la nature est si ravissante, surtout en ralenti. Le spectateur émerveillé découvre sous un autre angle le monde qui l’entoure : le sabot d’un cheval qui piétine une flaque – plan qui doit être répété une bonne dizaines de fois – au ralenti prouve la sensibilité du réalisateur qui a vu ce que nous, pauvres communs des mortels, avons eu du mal à apercevoir.

    Pour ce qui est de la répétition, le film n’hésite pas également à exceller en la matière. Chaque thème revient deux ou trois fois dans le film, pour ceux qui se serait endormi : la purification – heureusement que la sainte pluie est là pour nous laver de nos péchés et du sang de l’ennemi - ; le retour du héros – après avoir été refoulé par le roi, puis après avoir ressuscité grâce à Monica Belluci et son éventail magique - ; la nature – vive la pluie, le vent, la neige, les couleurs saturés des verts pâturages ou du vaste bleue océan, le réalisateur s’en donne à cœur joie - ; ne sont que quelques exemples de récurrences permanentes dans le film.

    Nous parlons de récurrence, parlons désormais de provenance. Disons le franchement, sans un passé important de jeux vidéos et de films d’actions, le film aurait eu bien du mal à trouver sa voie. Ne contestons pas l’idée que s’inspirer ou faire des empreints aux films d’autrui soit inconcevable, mais émettons cependant certaines réserves : la profusion de scène de combats à la Street fighter, célèbre jeu vidéo de combat à mains nues, ou de ralenti sur les coups de poignards rentrés dans le ventre ou ailleurs ne peuvent excuser un scénario bancale, des scènes longuissimes ou encore des personnages qui, les uns après les autres, se cassent la gueule ! C’est une insulte au patrimoine du cinéma –je ne parlerai pas de patrimoine de jeux vidéo, car ce domaine est bien trop récent et n’est pas encore en passe de figurer comme 12ème art – et aux artistes tel que Woo-Ping Yuen, le chorégraphe de Tigre et Dragon et de Matrix. On ne peut se permettre de plagier des auteurs qui ont du mérite pour leur travail dans un cadre si déplorable.

    Le film va trop loin. Dès le moment où le chevalier Fronsac revient dans la région - tant redouté - pour des intérêts personnels et universaux ( mais aussi manichéens : « moi le gentil chevalier blanc et blond je sauve le monde de la bête qui pue et qui tue »), on ne croit plus à rien. Le scénario dont les 1000 et un tiroir ne cessent de s’ouvrir un par un, assez lentement pour exaspérer le spectateur, est une énigme : pourquoi tant de scène inutiles, de coûteux efforts pour des scène absolument pas crédible ( le combat entre le grand méchant Vincent Cassel et le très gentil Samuel le Bihan), et de rebondissements qui n’en finissent pas ? Evidemment, le problème est dans le scénario, puisqu’au montage il était difficile de faire marche arrière (le monteur ayant du mal à dire au réalisateur et surtout à Canal+ - le porte monnaie du film - « Bon j’ai sucré cette scène là, elle avait rien à faire ici et puis le spectateur a déjà rencontré plus de trois fois cette situation… Ah bon la scène a coûté 700 000 francs ? Alors on la garde… »). Ainsi, la deuxième partie du film (qui représentent tout de même les trois quarts de ce chef d’œuvre) n’en finit pas : multiples morts – y compris chez les gentils - , résurrections, retour triomphant du bien, dieu est bon mais pas la religion… Ces multiples préjugés (infondés dans le film) ne se livrent qu’à la formation d’une masse d’insultes à l’intention de notre histoire, de la philosophie et de la religion. Christophe Gans se permet de nous expliquer la révolution française. Bien sûr la remise en cause de l’église, qui est depuis les lumières en train de se faire descendre par les théories philosophiques tirés des expériences scientifiques d’astronomes, de physiciens et de chimistes, à commencer par Galilée, est un élément capital des motivations du peuple à se retourner contre la monarchie de droit divin. Les privilèges d’Etat, de la noblesse, la Terreur (vaguement citée sous le signe de la bête du Gevaudan ), ne sont que des bagatelles à côté de la religion. C’est le clergé qui est cause première et quasi unique de la Révolution Française. Bon, très bien, merci monsieur *** pour cette analyse approfondie et très forte de l’histoire française. Vraiment, nous autres n’y avions rien compris.

    Gans nous explique qu’il sait filmer. Pour Gans, filmer s’apprend en mer. Sur un bateau qui tangue, nombre d’âmes sensibles ont goûté aux joies du mal de mer. La sensibilité de Gans - et du cameraman au passage – reste à prouver : la caméra bouge sans arrêt. Les plans fixes ne tiennent pas plus de 20 secondes. Effectivement, les mouvements de caméra peuvent s’avérer efficace –combats, malaise des personnages, tensions d’un calme apparent etc… - mais ne sont aucunement justifié dans des simples scènes comme des discussion au château. De même que ces multiples contre-plongés : tout le monde est-il si grand dans ce film ? Le spectateur n’est-il qu’une méprisable larve regardant le monde d’en bas ? Encore une fois merci monsieur Gans, de nous donner autant d’estime.


    Comme se doit de le faire un bon devoir – ce qui ne veut pas dire que ce qui est écrit ici soit de bonne qualité -, un plan nécessite après une thèse (en l’occurrence ce que l’on appelle ici « la descente en flèche d’un film ») une anti-thèse que voici. Malheureusement, elle risque d’être un peu écourté. Voyez vous je suis un peu fatigué d’écrire… Mais j’aurai le temps avant de m’endormir d’écrire TOUTES les qualités de ce merveilleux film. Il y en a 3 (j’en ai en tout cas cherché trois).
    Le réalisateur fait preuve d’une certaine bonne foi, et fait un effort au début du film pour placer des personnages, une intrigue, un mythe et un pays en proie à des conflits politiques importants (l’annonce de 1789 marqué par le flash-back du personnage interprété par Jérémie Rénier qui permet d’insister sur la période de l’histoire durant laquelle se déroule le film.). Pendant la première demi-heure, le spectateur se dit qu’il a bien choisi son film.

    La mise en scène peut paraître facile. Elle l’est en grande partie mais les scènes de combat sont joliment orchestré (même si vers la fin le spectateur ne trouve tellement plus d’enjeux aux batailles qu’elles en deviennent ridicules – la salle en rigolait - ), et certains éléments (comme le flash-back –assez récurrent- de la petite fille qui a vu son petit frère se faire avaler par la bête) qui s’aventurent dans l’expérimental et l’original tout en restant en terrain sûr (angoisse de la protagoniste, peur, flash de lumière…).
    Le mérite en revient aussi aux acteurs. Chaque acteur interprète très bien sa partie et colle assez bien à son personnage. Chacun d’eux à une identité propre, une force et une faiblesse qui se correspondent, comme les personnages de contes aux particularités bien déterminées. Se crée alors un tandem assez réussi personnage/acteur : le beau héros très fort/Samuel le Bihan ; le personnage méchant derrière ses singularités/Vincent Cassel ; la femme fatale et magicienne/Monica Belluci : la ravissante princesse (ou même belle au bois-dormant – je pense à la scène où De Fronsac essaye de la tirer de sa maladie)/Emilie Dequenne.


    Au final, que dire de ce film, sinon qu’il est décevant, déplorable, qu’il tue le cinéma français : produit par Canal+, avec un budget de 200 millions de francs, il rassure quand à la qualité du cinéma sur lequel mise le nouveau bloc économico-culturel qu’est récemment devenu Canal avec sa filiation entre Vivendi et Universal. Allons nous être submergé par de la soupe ? Désormais, le cinéma se dirige vers une énorme boucherie dont le travail du réalisateur ne consistera qu’à trancher dans le lard, pour relever le goût de ce bouillon insipide ? Les cubes Magie serait donc le nouveau moteur du cinéma français ? Ce film recouvre tout ce qui a pu être inauguré au XXème siècle en matière de cinéma : la beauté d’un plan, l’importance de l’image et sa symbolique, la nouvelle conception du temps qu’a apporté ce nouveau support… Tout cela, Gans le défenestre allégrement, et impose une nouvelle forme (qui ne pourra être celle du XXIème siècle, ou bien le cinéma n’aura vécu qu’un seul siècle, le dernier avant le 3ème millénaire) qui détruit l’esthétisme, symbolise une civilisation devenue consommatrice d’image, qui achète du film comme si elle s’achetait un jean, du moment qu’on y trouve des images dans lesquels on retrouve non pas la réalité, non pas une image de la réalité, non pas une autre vision du monde, mais la reproduction parfait d’une société de consommation qui bouffe de l’image comme elle bouffe du pop-corn, qui boit ce qu’elle voit avec délectation parce qu’elle l’a déjà vu autre part : et ça, ça rassure ! Pourquoi remettre en question les choses quand il est tellement plus simple de les laissez en l’état et de s’affirmer dans le cocon qu’on se crée ? Reposons nous et vivons de ce qu’on nous offre (contre argent-comptant bien sûr) : du moment que ça ne fatigue ni l’esprit ni la conscience ni la morale, c’est toujours bon à prendre.


    Compléments

    Une critique positive du film (vu par une anglophone, le texte est très mal traduit):

    www.attrition.org/movies/botw-french.html

    Mais on peut l'avoir en anglais:

    www.attrition.org/movies/botw.html

    La fiche technique du film:

    http://us.imdb.com/Title?0237534

    Et le site officiel, bien foutu:

    www.lepactedesloups.com
     
  2. Lacombe

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    Complétement d'accord

    Merci pour cette critique remarquablemenr écrite et surtout pensée.
    J'y adhère complètement et ce film a fait partie de mes grands énervements cinéma comme Breaking the Waves ou la Pirate de Doillon.
    Effectivement, ce film est intéressant pendant une heure puis s'englue dans le n'importe quoi. Tu dis une chose très juste : quand les rires commencent à fuser, c'est que quelque chose rate! Cela avait été d'ailleurs aussi le cas pour les 2 autres films mentionnés plus haut!
    Je suis aussi complétement d'accord avec l'idée que ce type de film tue le cinéma français aussi surement que la bête dont il est issu. Et ne parlons pas de l'entreprise d'abrutissement (pour ne pas dire endoctrinement) des jeunes qui croient aimer cette chose.

    Encore une fois, merci et bravo!!!
     
  3. Usul

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    je n'ai pas le temps de disserter pour le moment,
    mais je reviendrais le faire. le problème c'est que je
    ne me souviens plus du "Pacte des loups", je l'ai
    vu au cinéma mais il ne m'avait pas vraiment marqué.
    alors quitte à le descendre, il faudrait que je le regarde
    une seconde fois histoire d'être juste.

    par contre, je ne comprend pas comment Lacombe
    peut mettre "Breaking the waves" dans le même panier
    que ce film ludico-commercial ...
     
  4. Lacombe

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    Breaking the waves (rep)

    En réalité je ne mets pas ce film dans le même panier que le Pacte des loups sur le plan artistique ou commercial mais sur le plan de la déception.
    Si vous voulez, dans les deux cas, je m'attendais à passer un bon moment. Détente et distraction pour le pacte des loups (et je me suis très vite em...). Emotion et amour pour Breaking the waves et là je me suis vite énervé.
    Pourquoi ? Techniquement, je déteste ces effets soit disant documentaire de caméra au poing et dans ce film on a la nausée au bout de 10 minutes. Au moins, que Lars apprenne à se servir d'un steady cam. Qui plus est, ce film qui n'est pas un film d'action :o ne nécessite absolument pas ce traitement artificiellement naturel.
    Mais le pire c'est surtout le scénario!!!!!Qu'une petite gourde par AAmourrrrr d'un paralysé fasse l'amour avec n'importe qui et en plus en redemande pour se faire massacrer en martyre de l'amour...Mais qui peut adhérer à ces sornettes de roman de gare gore? Bergman est bien loin ! Bref ce film m'avait mis en colère et depuis je n'ai jamais voulu voir un autre film de ce Lars que je condidère comme un charlatan.
    A vrai dire, j'ai tort, car un cinéaste comme Almodovar que j'ai beaucoup apprécié dans "Talons aiguilles" et de nombreux autres films m'a énervé de la même façon dans "Tout sur ma mère"! Si je n'avais vu que ce film de lui je n'en aurais jamais vu d'autres!!! Si vous voulez on peut en discuter aussi?
     
  5. Usul

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    oui, mais sur un autre forum, laissons celui là
    au pacte des loups...

    je voulais juste ajouter que ce que tu critiques est
    justement la nouveauté et le style de Trier

    va demander à Lars von Trier d'utiliser une steady cam ! :lol: :lol:
    je ne pensais pas qu'on pouvait ne pas connaître le dogme...

    en tout cas, si tu n'as pas aimé "Breaking the waves"
    c'est bien dommage que tu ais loupé "Les idiots" du même
    auteur, ou bien "Festen" de Vinterberg, le dogme est bien une
    révolution dans l'histoire du cinéma

    mais le mieux ce serait que tu créés une nouvelle discution
    avec ta critique de "Breaking the wave" et on y discutera
    de tout ça
     
  6. Usul

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    ou bien une critique de "Tout sur ma mère" si tu préfères,
    ce n'est pas l'Almodovar que j'ai préfèré, mais je l'aime
    bien quand même
     
  7. Melomaniak

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    pacte des loups, les morsures de l'aube = mauvais cinéma français?

    A la fin du Pacte des Loups je me lève, je fais les cent pas et je me demande : mais comment ont-ils osé sortir un film comme ça? Je suis juste un amateur, mais quand je vois le montage, le rythme, les effets spéciaux (alors là mention spéciale de nullité complète) je me dis : on ne peut pas se prétendre réalisateur et regarder ce film de A à Z sans se dire : ça ne colle pas! J'ai eu l'impression de voir un film dont le réalisateur s'est dit : "bon, tout ne va pas mais on va le sortir quand même"...dommage y'avait encore un peu de boulot avant de le sortir sur les écrans!
    Alors je trouve honteux qu'ils se permettent de le proposer en salle, je suis bien content de ne l'avoir vu qu'en DVD...
    Même combat avec les Morsures de l'Aube d'Antoine de Caunes, facilement rebaptisable les Morsures de la Daube : scénario & réalisation complètement nulle, De Caunes était génial chez Gildas mais alors là...en dessous de tout..
    Par contre j'ai vu Breaking the Waves (il y a fort longtemps) et je me souviens d'un truc assez glauque mais plutôt bien foutu, pas dans la même catégorie que les 2 films précédents...

    En tout cas 200millions pour le Pacte des Loups...mon dieu...où va t-on...

    Mais peut-être les réalisateurs sont mal entourés, en tout cas plus épaulés par des cireurs de pompes que par des critiques lucides &

    Exemple Matrix Reloaded...la fiesta sur Zion est nullissime -entre autres-...je ne sais pas si c'est moi qui ne comprend pas où si d'autres partagent mon avis...

    Ceci dit il est toujours plus facile de critiquer que de mettre la main à la pâte !
     
  8. Usul

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    c'est décidé, je vais me mater le pacte des loups afin
    d'en faire une critique un peu constructive et je la posterai
    d'ici pas longtemps (j'ai le film sous la main)

    et puis après je vais me caler devant un bon "Lost Highway"
    pour me nettoyer de tout ça, ça fait longtemps que
    je ne l'ai pas vu et j'en profiterai pour en poster une
    critique aussi (mais là c'est nettement plus difficile)
     
  9. HOuartna

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    :bravo: :bravo: :bravo:

    Lacombe, je n'ai pas vu "Breaking..." tout simplement parce que de la même manière que toi, j'ai décidé de ne plus voir un seul film de Von Trier après avoir vu "Element of crime", film qu'il a réalisé dans les années 80. Ce film est remarquable au niveau de la forme, l'esthetique est incroyable, la photo à couper le souffle, le tout dans un univers estethique et sombre... mais l'ideologie est odieuse, le film cruel, et ce que tu racontes à propos de "Breaking..." vaut pour tout les films de Von Trier. C'est un cinéaste choc, un peu pervers sur les bords, qui aime la provoc', mais qui a un énorme talent. C'est donc un grand cinéaste, mais à l'éthique douteuse... :):(

    Par contre, ce qu'il a crée, le Dogme, a effectivement donné naissance à de très bonnes choses, notamment "Festen" comme le souligne Usul. Son réalisateur, Vinterberg, ne sais pas non plus manier un steadycam ;), mais c'est pour notre plus grand régal, car l'esthetique colle très très bien au propos, et le résultat est magistral! Comme on dit, le fond colle à la forme, et c'est pour le mieux.

    C'est bien vrai! Nous entrons là dans la cour des Très Grands... Mettre des gants avant de prendre la plume (ou le clavier...) :lol:
     
  10. Usul

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    finalement c'est très difficile de mettre une cassette dans
    le magnéto quand on sait qu'on va s'emmerder du
    début à la fin... :lol:
    donc je n'ai pas mater "Le pacte des loups" mais il
    faudrait que j'en trouve le courage... critique est
    un métier qui m'attire beaucoup mais finalement c'est
    pas toujours agréable

    de plus j'ai beaucoup de choses à faire en ce moment...
    je n'ai toujours pas pas trouvé de job pour l'été (ou plutôt
    je n'ai pas encore vraiment cherché), j'ai le montage d'un
    concert à travailler avec mon colloc et les comanditaires
    sont plutôt pressé, je suis aussi en train de me former
    à 3ds max, et puis j'ai toute une bande de collègues que
    je n'ai pas vu depuis que j'ai passé deux ans à nice et qui
    se font un plaisir de m'embrigader dans des soirées qui se
    finissent à 7 ou 8 heures du mat

    enfin bon, j'avoue que ça ne m'empêche pas non plus
    de regarder des films, j'ai recemment vu "Alphaville"
    de Godard qui est simplement un film monstreux
    qu'il faut à tout prix regarder et dont je n'ai toujours
    pas compris pourquoi j'en avais pas entendu parler avant...
    la seule chose qui m'a démoralisé c'est que ce qui
    m'a le plus marqué dans ce film c'est que tout les
    décors sont déformés, les murs et les portes sont
    subtilement tordus, et j'ai trouvé ça génial.
    malheureusement j'ai découvert ensuite que c'était
    simplement la télé de mon pote qui était mal reglé
    et qui déformait le bords des images :lol:
    grosse déception, "Alphaville" est bien un film
    droit mais je n'ose plus le regarder à nouveau
    sans déregler ma télé...

    j'ai vu aussi "Le silence" de Bergman... et
    puis quelques autres...
    enfin, bon, il faudrait que je place une critique de tout ça
    mais je manque de temps, et il me démange surtout
    d'écrire quelque chose sur "Buffalo '66" de Vincent Galo
    car il faut absolument que je donne envie de le voir
    à ceux qui ne le connaissent pas ;)


    quand au Dogme, "Festen" n'est pas le seul bon film,
    je vais me répéter mais c'est dommage que vous n'ayez
    pas vu "Les idiots" de Trier...
    c'est pas bien de se faire une idée d'un réalisateur
    par un seul de ses films :non:
    :lol:
    personnellement, "Requiem for a dream" m'a donné
    envie de vomir, et si n'avait pas vu "Pi" je n'aurais
    jamais voulu avouer qu'il y a du génie dans ce film
    ;)
     
  11. guy-jacques

    So

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    TECHNICOLOR / urgence temporaire !

    La chaîne télé (câble et sat.) ODYSSÉE diffuse depuis mardi dernier une émission d' 1 heure : La Magie du Technicolor .

    Sur 4 jours, cette émission sera encore "on air":

    aujourd'hui, ven 1/08/2003 début à 14h45 (pour 1h), puis
    sam 2/08 début à 12h45,
    dim 3/08 début à 19h10, et enfin,
    lun 4/08 début à 16h40.

    Pour valoir ce que de droit :D
     
  12. Usul

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    je vais y jeter un oeil, merci Guy jacques ;)
     
  13. herbert_muda

    herbert_muda Conseiller Technique Effets spéciaux visuels
    Conseiller Technique

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    Ca critique mais ça propose quoi ?

    Je ne dis pas que critique r soit facile, moi je critique pas, j'observe.
    La critique vient souvenet de la déception et puis une critique n'est pas une vérité non plus vu qu'elle varie selon la personne qui l'a vu.

    Critiquer avec des arguments, je trouve ça pas mal, ça permet de voir ce qui est à éviter ou alors à essayer. Il est aussi amusant de voir que des principes posés de film tel que le dogme trouve un public malgré des contraintes peu "moderne" ou plutôt technique.

    J'explique un peu, le dogme c'est filmé le "vrai" la réalit donc exit les sfx, les fantaisies. La seule unité de temps c'est "maintenant" c'est pour ça que c'est filmé, on va dire, à la main...

    Au final, qu'est ce qu'on a ? Et ben un problème vieux comme le monde "l'art est il unique ou multiple ?"

    Bon, vous allez me dire, il fout quoi là, le gars des effets spéciaux numériques et sa science fiction à deux balles...Bah euh...C'est une bonne question
     
  14. Usul

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    moi je dis au contraire bienvenue au gars des
    effets spéciaux qui nous permettra d'ajouter
    à nos discussions la connaissance qui nous
    manque !
    (enfin, moi perso, j'y connais rien aux sfx)

    un Usul ou un Houatna n°2 m'aurait fait
    nettement moins plaisir, et puis il aurait
    pas servi à grand chose, alors qu'un Herbert
    Muda ou un Oliver_BdR a nettement
    plus de choses à nous apprendre

    je suis content que les discussions "cinéma"
    s'étendent un peu... surtout qu'en ce moment
    je n'ai vraiment pas le temps de discourir,
    j'ai trouvé un job pour le mois août qui va
    me tuer (mais une fille aux zolis yeux qui bosse
    là bas avec moi et les lettres répétives de mon
    banquier m'empêchent de faire autrement)
     
  15. Usul

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    bon... justement quand je dis que nos discussions
    semblent s'étendre je m'aperçois qu'elles se
    recentrent toutes autour du même sujet

    il faudrait une bonne discussion polémique pour relancer
    tout ça... je vais donc faire un tour aux toilettes
    et voir ce que je peux faire :D


    sinon, Herbert Muda, qu'entend-tu par la question
    "l'art est-il unique ou multiple ?"
     
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