Détail de l'avis

 
Cameras Appareils Photo/Video
La disparité n'étant plus une surprise chez Sony, mon avis découle de l'usage d'une FS7 et non des FS7 ! Chaque outil demeure donc, au regard la diversité des retours publiés sur le web, tributaire d'une agaçante loterie.. Pour le meilleur et le pire.

Rapport Qualité/Prix : 
C'est une caméra ultra complète, bien construite et loin d'être pingre en matière de réglages personnalisés.
Le tarif est conséquent sans me paraître excessif (compte tenu des autres modèles similaires, pas de mon épargne mortifère).

Qualité image vidéo :
Sans atteindre le niveau de détail d'une Blackmagic Pocket ni d'une Canon EOS Cxxx, la FS7 produit une Full HD douce et fine qui aborde, avec grâce, les couleurs, les hautes lumières et même.. l’atmosphère. C'est beau, sans moirage ni aliasing.
En revanche, le coté classieux se gâte lorsqu'il s'agit des skin tones : par défaut, les peaux caucasiennes oscillent entre les teintes brunes et magentas. Cela peut se régler à coups de gamma et de matrix, mais modifier les Picture Profiles sans se planter requiert un sérieux niveau d'initiation ésotérique !
En outre, l'UHD et le 4K se trouvent pénalisés par un problème de taille (et peut-être de déni) : les macroblocs ! Ces artefacts de compression apparaissent en XAVC-I 10-bit et ternissent également la Full HD (contrairement au MPEG-2 8-bit et au XAVC-L 10-bit FHD ou 8-bit UHD/4K). Pas la peine de cropper, les fins détails sont flingués ! 
En l'état, une petite AX100 sort une UHD visiblement plus "piquée". Seul un enregistreur externe peut contourner cette nuisance, ce qui plombe l'aspect prêt-à-tourner tant revendiqué par les concepteurs de l'appareil en question.
Néanmoins, la dynamique est superbe, au même titre que la gestion des hautes lumières : aucun clipping brutal, seulement des transitions progressives, c'est rare et très agréable.
N'étant pas fan des courbes Log, ces dernières n'ont guère été employées. Je préfère plancher sur une image naturelle plus qu'une base flat.. Et puis ça refoule un peu la mode ce machin là.

Sensibilité :
Avec l'ouverture max f/4 du PZ 28-135 mm, difficile de me prononcer. Ça m'a l'air sensible.. Ce n'est pas un A7S, mais cela se défend bien. En custom mode, c'est assez propre. En Cine-EI, ça bruite.
Il existe un filtre configurable permettant d'atténuer le bruit numérique, or je préconise de s'en tenir à un usage homéopathique pour ne pas lessiver, voire postériser l'image. Passé un certain seuil, le filtre s'attaque aux détails !

Ergonomie :
Mouais.. C'est tellement subjectif tout ça. Je connais des mecs qui adorent, pour ma part ça ne le fait pas, car trop habitué ou conditionné aux caméras de poing estampillées traditionnelles.
J'aime pouvoir me faufiler partout, tenir l'appareil à bout de bras ou le mettre au sol. Le poids, l'ergonomie et la poignée amovible déportée ne m'ont pas emballé. Plus de 5,5 kilos en ordre de marche (avec le PZ 28-135), mon poignet a morflé. L’épaulière est trop reculée, le poids s'accumule à l'avant. 
Pour peu que des rods et une baseplate ne soient ajoutés par sécurité (pour soulager la monture de la lourdeur de l'optique, plus de 1 Kg !), la portabilité est littéralement atomisée.
Autre point ennuyeux : il est impossible de porter un casque sans que l'écouteur de droite ne cogne contre le corps de la FS7.
La poignée amovible est bien fichue, les commandes sont accessibles et le verrouillage cranté reste ferme. Hélas, le fait de ne pouvoir poser la bécane où et quand bon me semble sans avoir recours à une séance de dévissage m'a sévèrement frustré.
Je lorgnerais davantage sur le form factor de la PMW-F3 ou de la C300 MKII, moins contraignant (et plus simple à ranger).

Qualité des automatismes :
Juste pour en toucher deux ou trois mots, ils entrent dans la norme : pas mal, sans plus.
La MAP auto est flemmarde, l'iris auto est fiable. Je n'ai pas testé la balance des blancs auto. Si besoin, il est possible de prédéfinir les automatismes (en limitant le gain, le shutter et cie...).
Cela dit, on ne se paye pas une FS7 pour roupiller sur ses automatismes. 

Réglages manuels :
Il y a absolument tout, aussi bien physiquement (filtre NDs, touches assignables accessibles, deux rockers de zoom + bague d'iris et de MAP avec butée sur le PZ 28-135 mm) que virtuellement (histo, waveform, vectorscope, UHD/4K 50p, quantification 10-bit interne, paramètres colorimétriques à la goutte près, courbes Log, divers Luts en temps réel...).
MAIS : c'est lent ! La navigation est lymphatique, ça rame, plusieurs tours de molette (il y en a deux sur le boîtier) sont parfois nécessaires pour faire varier une valeur d'une unité ou réduire l'ouverture du diaph' d'un stop (la bague du PZ est une bénédiction), à des années-lumières de l'hyper réactivité de la Pana AF101 !
Pas de crach zooming pour le PZ, malgré le petit levier qui laisse songer, à s'y méprendre, aux zooms ENG mécaniques. Le mode manuel entraîne un moteur électrique, en résulte une lourde inertie.
Le mode servo fonctionne correctement, silencieux et constant. Le creepy zooming se négocie via le mini rocker supérieur, quoiqu'un peu rapide à mon goût (pour une fois, la FS7 aurait gagné à fondre dans la lenteur).
Sans compter les bugs et leurs frasques : effondrement soudain de la vitesse d’obturation, disparition du waveform, écran noir... 
Commercialisée depuis un an, les mises à jours tombent encore ! On patauge dans le syndrome Blackmagic Design inhérent au matos prématurément refourgué. Quel gâchis !

Visée / Ecran :
Rien d’extraordinaire, ça le fait. La FS7 embarque un bon combo LCD/EVF, suffisamment équilibré et défini pour ne pas envoyer le point dans le décor ni se faire flouer par le chroma et la luma.
Lorsque l’œilleton est relevé, les bordures agissent comme un cache-soleil.
Il y a le peaking, la magnification effective même durant l'enregistrement (et "déplaçable" depuis le dernier firmware), les zebras sont lisibles... Pour moi, ça marche !
Attention : la loupe de l’œilleton s'embue aisément, n'est pas Zacuto qui le veut.

Autonomie :
Excellente ! Du moins avec les batterie BP-U60 officielles. 
Un accu = une aprem' de tournage. Digne d'une Pana 101 !
C'en est presque étonnant.. Je me souviens de la manière dont la PMW-300, pourtant simple bécane Full HD, sifflait ces batteries là. Gros avantage pour la FS7.

Robustesse :
Globalement, c'est pas mal ! La facette droite (bras articulé, XLR, plugs..) semble taillée dans un bloc d’alu ou de magnésium blindé ! Il en va de même pour l’arrière et le dos de l'appareil. Du métal bien froid au toucher, j'adore ! La façade avant, comme la monture et la roue des filtres NDs, me semble tout aussi sérieuse. 
La poignée dorsale demeure aussi de bonne facture, avec son armature métallique encadrée de plastique pour le confort des mimines.
Légère régression pour la poignée amovible et le support LCD, les pivots sont robustes mais les polymères dominent.
Place au drame : le flanc gauche et l’œilleton tubulaire... Ploc ploc à mort. Du plastoc qui sonne creux !
La texture de cette façade et de ces éléments me paraît cheapos, à l'instar la molette de sélection (la lenteur n'arrange pas le truc). Exit l'EX1R et la F3, ça fleure bon l'héritage bas de gamme des FS100 et 700 (et la disparition du logo CineAlta).
Dommage, tant cela dénote sur la qualité de l'ensemble.

Son :
Je lui vire deux points pour l'indigence du micro interne, absolument ignoble (du genre chouré dans un tout-venant Blackmagic).
Concernant la partie réglages et micro externe, RAS. La FS7 détient ce qu'il faut : de bons préamp', moult paramètres, un limiter efficace, un AGC personnalisable, etc... ça roule, c'est clean, de quoi assurer.

Conclusion :
Fruit défendu enfin récolté, certes ! Mais pas encore mûr.
Le Chat Errant Publié par Le Chat Errant le 23 novembre 2015
Voir tous mes avis (1)

Aussi exhaustive et prometteuse qu’inachevée.

Note globale 
 
8.3
Rapport Qualité/Prix 
 
9.0
Qualité image vidéo 
 
8.0
Sensibilité 
 
8.0
Ergonomie 
 
5.0
Qualité automatismes 
 
7.0
Réglages manuels 
 
6.0
Visée / Ecran 
 
8.0
Autonomie 
 
10.0
Robustesse 
 
7.0
Son 
 
8.0

Contexte d'utilisation

Contexte d'utilisation
Unité de prêt, régulièrement utilisée durant l'été 2015, accompagnée de l'objectif PZ 28-135 mm.

Plus / Moins

Points forts
La classe générale de l'image, la qualité de construction, l'étendue des paramètres et la pléthore de fonctions embarquées pour le prix.
Points faibles
Les bugs, la lenteur de la navigation dans les menus, les macroblocs en XAVC-I, les skin tones délicats à régler et quelques éléments vraiment cheap'.

La disparité n'étant plus une surprise chez Sony, mon avis découle de l'usage d'une FS7 et non des FS7 ! Chaque outil demeure donc, au regard la diversité des retours publiés sur le web, tributaire d'une agaçante loterie.. Pour le meilleur et le pire.

Rapport Qualité/Prix : 
C'est une caméra ultra complète, bien construite et loin d'être pingre en matière de réglages personnalisés.
Le tarif est conséquent sans me paraître excessif (compte tenu des autres modèles similaires, pas de mon épargne mortifère).

Qualité image vidéo :
Sans atteindre le niveau de détail d'une Blackmagic Pocket ni d'une Canon EOS Cxxx, la FS7 produit une Full HD douce et fine qui aborde, avec grâce, les couleurs, les hautes lumières et même.. l’atmosphère. C'est beau, sans moirage ni aliasing.
En revanche, le coté classieux se gâte lorsqu'il s'agit des skin tones : par défaut, les peaux caucasiennes oscillent entre les teintes brunes et magentas. Cela peut se régler à coups de gamma et de matrix, mais modifier les Picture Profiles sans se planter requiert un sérieux niveau d'initiation ésotérique !
En outre, l'UHD et le 4K se trouvent pénalisés par un problème de taille (et peut-être de déni) : les macroblocs ! Ces artefacts de compression apparaissent en XAVC-I 10-bit et ternissent également la Full HD (contrairement au MPEG-2 8-bit et au XAVC-L 10-bit FHD ou 8-bit UHD/4K). Pas la peine de cropper, les fins détails sont flingués ! 
En l'état, une petite AX100 sort une UHD visiblement plus "piquée". Seul un enregistreur externe peut contourner cette nuisance, ce qui plombe l'aspect prêt-à-tourner tant revendiqué par les concepteurs de l'appareil en question.
Néanmoins, la dynamique est superbe, au même titre que la gestion des hautes lumières : aucun clipping brutal, seulement des transitions progressives, c'est rare et très agréable.
N'étant pas fan des courbes Log, ces dernières n'ont guère été employées. Je préfère plancher sur une image naturelle plus qu'une base flat.. Et puis ça refoule un peu la mode ce machin là.

Sensibilité :
Avec l'ouverture max f/4 du PZ 28-135 mm, difficile de me prononcer. Ça m'a l'air sensible.. Ce n'est pas un A7S, mais cela se défend bien. En custom mode, c'est assez propre. En Cine-EI, ça bruite.
Il existe un filtre configurable permettant d'atténuer le bruit numérique, or je préconise de s'en tenir à un usage homéopathique pour ne pas lessiver, voire postériser l'image. Passé un certain seuil, le filtre s'attaque aux détails !

Ergonomie :
Mouais.. C'est tellement subjectif tout ça. Je connais des mecs qui adorent, pour ma part ça ne le fait pas, car trop habitué ou conditionné aux caméras de poing estampillées traditionnelles.
J'aime pouvoir me faufiler partout, tenir l'appareil à bout de bras ou le mettre au sol. Le poids, l'ergonomie et la poignée amovible déportée ne m'ont pas emballé. Plus de 5,5 kilos en ordre de marche (avec le PZ 28-135), mon poignet a morflé. L’épaulière est trop reculée, le poids s'accumule à l'avant. 
Pour peu que des rods et une baseplate ne soient ajoutés par sécurité (pour soulager la monture de la lourdeur de l'optique, plus de 1 Kg !), la portabilité est littéralement atomisée.
Autre point ennuyeux : il est impossible de porter un casque sans que l'écouteur de droite ne cogne contre le corps de la FS7.
La poignée amovible est bien fichue, les commandes sont accessibles et le verrouillage cranté reste ferme. Hélas, le fait de ne pouvoir poser la bécane où et quand bon me semble sans avoir recours à une séance de dévissage m'a sévèrement frustré.
Je lorgnerais davantage sur le form factor de la PMW-F3 ou de la C300 MKII, moins contraignant (et plus simple à ranger).

Qualité des automatismes :
Juste pour en toucher deux ou trois mots, ils entrent dans la norme : pas mal, sans plus.
La MAP auto est flemmarde, l'iris auto est fiable. Je n'ai pas testé la balance des blancs auto. Si besoin, il est possible de prédéfinir les automatismes (en limitant le gain, le shutter et cie...).
Cela dit, on ne se paye pas une FS7 pour roupiller sur ses automatismes. 

Réglages manuels :
Il y a absolument tout, aussi bien physiquement (filtre NDs, touches assignables accessibles, deux rockers de zoom + bague d'iris et de MAP avec butée sur le PZ 28-135 mm) que virtuellement (histo, waveform, vectorscope, UHD/4K 50p, quantification 10-bit interne, paramètres colorimétriques à la goutte près, courbes Log, divers Luts en temps réel...).
MAIS : c'est lent ! La navigation est lymphatique, ça rame, plusieurs tours de molette (il y en a deux sur le boîtier) sont parfois nécessaires pour faire varier une valeur d'une unité ou réduire l'ouverture du diaph' d'un stop (la bague du PZ est une bénédiction), à des années-lumières de l'hyper réactivité de la Pana AF101 !
Pas de crach zooming pour le PZ, malgré le petit levier qui laisse songer, à s'y méprendre, aux zooms ENG mécaniques. Le mode manuel entraîne un moteur électrique, en résulte une lourde inertie.
Le mode servo fonctionne correctement, silencieux et constant. Le creepy zooming se négocie via le mini rocker supérieur, quoiqu'un peu rapide à mon goût (pour une fois, la FS7 aurait gagné à fondre dans la lenteur).
Sans compter les bugs et leurs frasques : effondrement soudain de la vitesse d’obturation, disparition du waveform, écran noir... 
Commercialisée depuis un an, les mises à jours tombent encore ! On patauge dans le syndrome Blackmagic Design inhérent au matos prématurément refourgué. Quel gâchis !

Visée / Ecran :
Rien d’extraordinaire, ça le fait. La FS7 embarque un bon combo LCD/EVF, suffisamment équilibré et défini pour ne pas envoyer le point dans le décor ni se faire flouer par le chroma et la luma.
Lorsque l’œilleton est relevé, les bordures agissent comme un cache-soleil.
Il y a le peaking, la magnification effective même durant l'enregistrement (et "déplaçable" depuis le dernier firmware), les zebras sont lisibles... Pour moi, ça marche !
Attention : la loupe de l’œilleton s'embue aisément, n'est pas Zacuto qui le veut.

Autonomie :
Excellente ! Du moins avec les batterie BP-U60 officielles. 
Un accu = une aprem' de tournage. Digne d'une Pana 101 !
C'en est presque étonnant.. Je me souviens de la manière dont la PMW-300, pourtant simple bécane Full HD, sifflait ces batteries là. Gros avantage pour la FS7.

Robustesse :
Globalement, c'est pas mal ! La facette droite (bras articulé, XLR, plugs..) semble taillée dans un bloc d’alu ou de magnésium blindé ! Il en va de même pour l’arrière et le dos de l'appareil. Du métal bien froid au toucher, j'adore ! La façade avant, comme la monture et la roue des filtres NDs, me semble tout aussi sérieuse. 
La poignée dorsale demeure aussi de bonne facture, avec son armature métallique encadrée de plastique pour le confort des mimines.
Légère régression pour la poignée amovible et le support LCD, les pivots sont robustes mais les polymères dominent.
Place au drame : le flanc gauche et l’œilleton tubulaire... Ploc ploc à mort. Du plastoc qui sonne creux !
La texture de cette façade et de ces éléments me paraît cheapos, à l'instar la molette de sélection (la lenteur n'arrange pas le truc). Exit l'EX1R et la F3, ça fleure bon l'héritage bas de gamme des FS100 et 700 (et la disparition du logo CineAlta).
Dommage, tant cela dénote sur la qualité de l'ensemble.

Son :
Je lui vire deux points pour l'indigence du micro interne, absolument ignoble (du genre chouré dans un tout-venant Blackmagic).
Concernant la partie réglages et micro externe, RAS. La FS7 détient ce qu'il faut : de bons préamp', moult paramètres, un limiter efficace, un AGC personnalisable, etc... ça roule, c'est clean, de quoi assurer.

Conclusion :
Fruit défendu enfin récolté, certes ! Mais pas encore mûr.

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