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Monétisation scénario (long-métrage grand public)

Discussion dans 'Faire son film' créé par gypsi, 1 Janvier 2018.

  1. gypsi

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    Bonsoir les louloutes, les loulous,

    J'ai posé sur papier il y a quelques-mois un scénario qui me trottait dans la tête depuis des années, mélange de vécu, d'inspirations diverses mais surtout, le fruit d'une conviction assez forte qu'une fois réalisé dans les règles de l'art, ce dernier constituerait un film grand public plutôt extraordinaire. J'ai donc commencé a écrire, par pur plaisir.. et me suis lancé depuis peu à la prospection de productions.

    Je ne suis pas (du tout) dans le milieu cinématographique - plutôt des affaires, entrepreneur - et c'est justement ce qui m'intéresse : sortir de ma zone de confort, là ou je m'épanouis.
    Rien n'est impossible.

    L'une des sociétés de prod' prospectées (celle dont la ligne de prod correspond le plus à l'univers du scénario) m'a répondue positivement avec une entrevue à la clé. Vu ce qu'ils font, ils sauront transformer ce que j'essaie de retranscrire en un film profond et marquant. Pas de doute là dessus.

    Ma problématique est que je n'ai pas de retour d'expériences sur les moyens de monétiser mon scénario de manière optimale. Je comprends que le seul fait qu'un scénario soit étudié, accepté, mise en scène est une réussite en soit, mais ce n'est pas ma question. Il s'agira d'un film - mérite aux équipes de réalisations - qui se retrouvera en haut de l'affiche dans les salles de cinéma.

    J'ai bien compris les grands modes de rémunération (option, droits d'auteur, ..), but :
    - Je ne suis que très faiblement intéressé par la rémunération sur l'option (OK, il faut en signer une pour que la société en question mette ses couilles sur la table)
    - Que me conseillez-vous comme base de négociation en terme de % sur la partie proportionnelle aux ventes ? Quel est le maximum négociable si je me retrouve en position de force ?

    Bonnes fêtes à toutes, tous,
     
  2. nestaphe

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    Tu ne dis pas si c'est du court-métrage ou du long...

    Tu as des contrats type sur le site de la SACD et des infos, rubrique "services aux auteurs". Dans un contrat, il y a généralement une rémunération forfaitaire fixée à titre d'à-valoir minimum garanti lors de la signature de la cession de droits, une petite somme en général si tu es un auteur débutant ou un amateur (qui n'a pas encore eu de succès...) et si c'est du court-métrage, et puis le reste de la rémunération est effectivement à fixer sous forme de pourcentages divers sur les différents modes de diffusion, enfin tout ça se négocie (on va surtout te faire une proposition... :rolleyes:), et c'est surtout sur les pourcentages qu'il ne faut pas se tromper. Consulte tout ça tranquillement sur le site, il convient d'étudier attentivement la question parce que le monde de la production, c'est pas vraiment un univers d'altruistes, ni non plus un métier où on la joue toujours franco, voire réglo, si tu vois ce que je veux dire... :rolleyes: Tu peux aussi entrer en contact avec un conseiller juridique de la SACD, par mail et par téléphone, ce que j'ai déjà fait pour demander un avis sur un contrat qu'on m'avait proposé et qui me semblait léger (légèreté tout à fait confirmée :-)), et plus tard, lorsque j'ai eu de sérieux problèmes avec un producteur sur un film qui avait obtenu son financement. Je te conseille aussi de faire un dépôt auprès d'eux de ton script qui sera "garanti" ton bébé pour une période de 3 ans et de mentionner le numéro de dépôt bien visible en page de garde du scénario, trois ans, c'est une période qui couvre généralement la phase de recherche de producteur puis de financement, ce dépôt est renouvelable. Un producteur ne te piquera jamais ton scénario tel quel, mais il pourra "le faire réécrire" à sa guise par un autre plus neutre que toi et peut-être t'oublier au passage. Ces histoires-là sont toujours très délicates pour un auteur à défendre devant un tribunal, mais de montrer tout de suite que tu es carré et précautionneux, c'est souhaitable, pour favoriser des relations... disons "équilibrées".

    A part ça, sache qu'en France, une société de production ne met jamais vraiment comme tu dis "ses couilles sur la table", nous sommes au pays du financement public associé à celui des chaines de télévisions et un peu aussi celui des productions à peine rentables... :rolleyes: Si quelqu'un risque de se faire mal quelque part au-dessous de la ceinture, c'est plutôt toi, hein Loulou ?... ;-)

    Ceci, non pour dresser un portrait assassin de la production, mais il faut quand même savoir qu'on touche-là à un business particulièrement rude, qui a ses codes et dont les enjeux sont périlleux : un producteur se bat pour garder la tête hors de l'eau, il ne faut pas attendre de lui qu'il nous fasse des fleurs, surtout si on a laissé dériver sa barque...
     
    #2 nestaphe, 1 Janvier 2018
    Dernière édition: 1 Janvier 2018
  3. lepaon31

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    C'est du long c'est dans le titre, pour le dépôt évidemment il faut le faire, après certaines personnes disent que c'est de l'amateurisme de le mettre en première page, à toi de voir. il faut juste savoir que la France est un pays qui protège très mal le droit d'auteur et qu'il y a beaucoup de plagiats, la moitié des stands up des émissions télé etc sont des projets plagiés. le droit français est spécial est privilégie la rémunération proportionnelle pour que les auteurs ne soient pas lésés, aux us (tu dis que ton film sera en haut de l'affiche), il vaut 1 million d'euros minimum, certains ont même réussi à vendre 4 millions. pour négocier il faut voir 6% sur les recettes après amortissement c’est correct
     
  4. lepaon31

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    après t'as envoyé quoi, un synopsis? il est possible qu'ils trouvent que l'idée est bonne mais que tu ne sache pas écrire un scénar, (ça ne s'apprend pas en 10 minutes) et qu'ils veulent le faire réécrire par quelqu'un d'autre, dans ce cas faudra négocier, mais en France t'en tirera pas beaucoup, aux us peut etre 100k, 200 k? 300k si tu pense vraiment que ton film sera tout en haut. en tout cas concentre toi sur le scénar, ils en prennent un sur 10000 donc ne pense pas hâtivement qu'ils te reçoivent pour négocier directement, essaie plutôt de les convaincre sur le projet que sur les chiffres
     
  5. nestaphe

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    De toute façon, en règle générale, un producteur n'aime pas (ou ne veut catégoriquement pas) signer un scénario comme étant abouti, un producteur (c'est dans les codes de son métier) tient à participer vraiment au processus de création, il ne veut pas uniquement être un financier, un "portefeuille", et cela se comprend...

    La page de garde d'un scénario, on peut considérer que c'est la deuxième page, après celle du titre vu qu'il n'y a pas vraiment de couverture, mais c'est vrai que ça peut paraître amateur à certains, éventuellement disposés à le prendre mal, mais bon... Un scénariste amateur ne pourra de toute façon pas cacher qu'il est amateur, c'est écrit sur sa bio.

    :idea: D'ailleurs, n'oublions pas qu'en France, "scénariste amateur", c'est pratiquement un pléonasme ooo:-). Très peu de personnes vivent entièrement de l'activité, une poignée comme on dit (et pendant combien de temps ?), énormément d'autres qui peuvent voir leurs scénarios sur les écrans ne vivent que partiellement de la pratique, ils doivent donc cumuler les activités. C'est pourquoi on peut en quelque sorte considérer que le métier de scénariste n'existe pas vraiment en France. Besson a mis une formation "auteur/scénariste" dans son "Ecole de la Cité", mais c'est un cinéaste et producteur qui ne raisonne pas vraiment "à la française".

    Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, je conseillerais la lecture de l'excellent rapport du "Club des 13", "Le milieu n'est plus un pont mais une faille", dont la première partie traite largement de la condition du scénario et du scénariste au cours du processus de production dans notre pays. Sûr, ce rapport date un peu mais je n'ai jamais entendu dire que les choses avaient fondamentalement changé. :rolleyes:

    >>> Le voici z'ici <<<

    Bonne lecture et préparez vos mouchoirs... :-)
     
    #5 nestaphe, 8 Janvier 2018
    Dernière édition: 8 Janvier 2018
  6. lepaon31

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    hum moi je pense que le problème des scénaristes français vient de 2 facteurs: premièrement le niveau
    secondement le fait que tout le monde pense savoir écrire un scénario, du coup pas mal de réalisateurs s'improvisent scénaristes, et les prod et les réalisateurs viennent constamment donner leur avis qui sont nul à chier. Pour preuve la chaîne HBO qui a décidé de donner carte blanche aux scénaristes a réalisé les meilleures séries de tous les temps: on voit clairement que quand les scénaristes ne sont pas embêtés par diverses personnes qui empiètent sur leur travail le niveau s'améliore qualitativement. J'ai eu le même prob en travail de groupe, tout le monde pense avoir la meilleure histoire comme tout le monde est persuadé qu'il pourrait être entraîneur de foot et qu'il ferait des meilleurs choix que des entraîneurs payés 1 million mensuel parce qu'ils regardent le match sur leurs écrans. ce problème est encore plus accentué en France qu'ailleurs, par ex dans les entreprises françaises, le patron est censé être le plus intelligent et veux donner son avis sur tout, il a toujours raison et seul lui est apte à réfléchir, alors qu'aux us le patron est celui qui a le porte-monnaie et ça ne dérange pas de reléguer le travail intellectuel à quelqu'un d'autre tant que ça rapporte des thunes, bien au contraire. Du coup en France les réa sont souvent scénaristes et le métier en lui même n'existe pratiquement plus, alors qu'aux us il existe encore. D'ailleurs le principe de spécialisations 's’applique partout, il est clair qu'une personne spécialisée dans son domaine sera plus compétente qu'une personne qui en fait 2 ou 3 à la fois (parfois 4: producteur réalisateur scénariste acteur). L'idée qui est soutenue par le club des 13 de travailler étroitement avec le trio sert juste à les mousser mais desservira le film au final. Ce qui est marrant c'est que les scénaristes de talents qui ont compris le système, (faudra que je retrouve le nom du'n bouquin) jouent avec les prods, par ex ils écrivent le scénario, arrachent 2/3 pages, attendent que le prod leur dise qu'il manque un truc à l'histoire, et rajoutent les pages qu'ils avaient arracher initialement, ça fait plaisir au prod qui pense que l'idée vient de lui, le scénariste n'a pas eu à sa changer son histoire et tout le monde est content ;)
     
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  7. tseuk

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    Excellent résumé.
     
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