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Sony RX10 V : le bridge est mort, vive le bridge

Avec le RX10 V, le constructeur japonais ne se contente pas de dépoussiérer son célèbre bridge : il le remet au goût du jour

Publié par Lucas.janiszewski le 11 Juillet 2026, à 11:21 dans News
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  1. Lucas.janiszewski
    Il y a des annonces que l'on n'attendait plus. Presque dix ans après le lancement du RX10 IV en 2017, Sony ressuscite une catégorie que beaucoup considéraient comme condamnée. Avec le RX10 V, le constructeur japonais ne se contente pas de dépoussiérer son célèbre bridge : il le remet au goût du jour en lui offrant tout ce qui faisait défaut à son prédécesseur.



    À une époque où les hybrides règnent sans partage, voir revenir un bridge haut de gamme peut sembler anachronique. Pourtant, Sony rappelle qu'il existe toujours une place pour un appareil capable de tout faire.

    Une base éprouvée



    Le RX10 V conserve les fondamentaux qui avaient fait le succès de la gamme. On retrouve ainsi le capteur Exmor RS empilé de 1 pouce et 20 mégapixels, accompagné de l'excellent zoom 24-600 mm f/2,4-4 (équivalent plein format).

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    Un choix qui pourra paraître conservateur sur le papier, mais cette optique reste encore aujourd'hui l'une des plus impressionnantes du marché. Couvrir une plage focale aussi immense avec une qualité d'image homogène dans un boîtier aussi compact demeure une véritable prouesse.

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    La vraie évolution est interne



    L'évolution se situe ailleurs.

    Sony intègre au RX10 V son dernier processeur BIONZ XR, accompagné d'une puce dédiée à l'intelligence artificielle, comme sur ses hybrides les plus récents.

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    Cette nouvelle plateforme de traitement permet un gain sensible sur plusieurs points : meilleure gestion du bruit électronique, traitement de l'image plus rapide, amélioration de la dynamique et surtout des performances autofocus qui changent complètement de dimension.

    Un autofocus digne des Alpha



    Le RX10 V hérite directement des technologies développées pour les Alpha de dernière génération.

    L'appareil reconnaît automatiquement les yeux, les visages et la posture complète des humains, permettant un suivi beaucoup plus robuste même lorsque le sujet détourne le regard.

    La détection des animaux évolue également avec l'arrivée d'un mode spécifique pour les oiseaux, une excellente nouvelle compte tenu de la présence du zoom 600 mm. Le RX10 V devient ainsi une solution particulièrement séduisante pour les photographes et vidéastes animaliers souhaitant voyager léger.

    Sony ajoute également des modes de reconnaissance dédiés aux insectes, ainsi qu'aux véhicules (voitures, trains et avions).

    Une vraie machine à rafale



    En photographie, le RX10 V atteint désormais 30 images par seconde, tout en conservant l'autofocus continu et une visée sans blackout.

    Des performances qui le rapprochent davantage des hybrides professionnels que des bridges traditionnels.

    Une ergonomie enfin modernisée



    L'un des principaux reproches adressés aux précédents RX10 concernait leur ergonomie, restée assez proche des bridges classiques.

    Sony corrige enfin le tir.

    Le RX10 V adopte une prise en main largement inspirée des derniers boîtiers Alpha avec un véritable grip, des commandes modernisées et une ergonomie bien plus agréable au quotidien, dans un boîtier qui reste tropicalisé.

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    L'autonomie progresse également de manière significative, passant d'environ 400 à 630 vues selon les conditions d'utilisation.

    Une connectique moderne



    Le RX10 V fait également sa mise à jour côté connectique.

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    On retrouve :

    • un slot SD UHS-II ;

    • un port USB-C pour l'alimentation et les transferts ;

    • le Wi-Fi ;

    • le streaming 4K directement depuis l'appareil ;

    • une griffe Multi Interface pour les accessoires audio ;

    • une entrée micro et une sortie casque ;

    • ainsi qu'un port micro HDMI, un compromis sans doute inévitable compte tenu de la compacité du boîtier.

    Un monitoring digne de 2026



    Le viseur électronique repose sur une dalle OLED de 3,69 millions de points, tandis que l'écran arrière adopte enfin le nouveau système articulé des hybrides Sony récents.

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    Le panneau LCD tactile de 3 pouces est à la fois orientable et inclinable, offrant une polyvalence bienvenue aussi bien pour la photo que pour la vidéo.

    Une partie vidéo largement renforcée



    C'est probablement ici que le RX10 V évolue le plus.

    Il enregistre désormais en 4K jusqu'à 60 images par seconde, sans recadrage, en 4:2:2 10 bits.

    Sony introduit également une stabilisation électronique, complétée par un Active Mode encore plus efficace, moyennant un recadrage supplémentaire.

    Les amateurs de ralentis profiteront également de la 4K 120p, bien qu'au moment de l'annonce Sony n'ait pas encore précisé l'ampleur exacte du crop appliqué.

    Côté colorimétrie, le RX10 V accueille naturellement le S-Cinetone, le S-Log3, mais surtout une nouveauté très appréciable : la possibilité de charger jusqu'à 16 LUTs personnalisées, utilisables aussi bien pour le monitoring que, si on le souhaite, directement à l'enregistrement.

    Un bridge... mais pour qui ?



    Le Sony RX10 V est disponible dès maintenant au tarif de 2 499 €.

    À première vue, beaucoup associent encore le bridge au boîtier du père de famille qui part en vacances avec un appareil capable de tout photographier.

    Pourtant, le RX10 a toujours occupé une place à part.

    Son véritable intérêt réside dans sa polyvalence professionnelle. Il s'adresse à ceux qui veulent couvrir une immense plage focale sans perdre de temps à changer d'objectif, sans transporter plusieurs kilos de matériel et sans faire de compromis majeurs sur la qualité d'image, outre la taille du capteur.

    Aujourd'hui encore, il est extrêmement difficile de trouver un appareil offrant un véritable 24-600 mm lumineux dans un format aussi compact. Même des hybrides comme le ZV-E1, pourtant très compacts, nécessitent des téléobjectifs imposants pour atteindre de telles focales.

    Le RX10 V ne cherche donc pas à concurrencer les hybrides. Il répond à un besoin différent : celui d'un boîtier unique, immédiatement opérationnel, capable de passer du grand-angle au super téléobjectif en une fraction de seconde.

    D’ailleurs, c'est peut-être précisément ce qui rend ce retour pertinent. Alors que tout le monde pensait le bridge condamné, Sony pense pour sa part qu'il lui restait encore une carte à jouer chez les professionnels, peut être là où par réflexe nous l’aurions le moins attendu.
    homero a recommandé ce message

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