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Cyberlink PowerDirector et sa suite : nouvelle édition

La suite complète comprend PowerDirector 17, ColorDirector 7, PhotoDirector 10 et AudioDirector 9.

Publié par JeffreyC le 20 Septembre 2018 dans News
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  1. JeffreyC
    Il y a quelques jours, l'équipe du Repaire a été accueillie par Cyberlink. Au programme de cette entrevue : la présentation des nouvelles versions de leur suite créative : Director Suite 365, dont la sortie a eu lieu le 19 septembre. Composée de PowerDirector 17, ColorDirector 7 PhotoDirector 10, et AudioDirector 9. Tout un programme.

    La présentation s'était faite en 2 étapes : la présentation de PhotoDirector 10, puis la présentation de PowerDirector 17 et de ses passerelles vers le logiciel d'étalonnage et le logiciel de mastering audio.

    /!\ Petite précision avant de commencer /!\ : Je suis un utilisateur d'Adobe Premiere depuis 2012 environ, et de DaVinci Resolve depuis un peu moins de 2 ans. J'ai découvert les logiciels Cyberlink en même temps que la présentation. Sachant que j'utilise des logiciels professionnels et que Cyberlink s'adresse à un public plus large, mes attentes sont différentes, et il se peut que des critiques que je fais sur des aspects n'aient aucune incidence sur quelqu'un ayant un usage moins avancé.
    (Pour la retouche d'image je préfère Gimp, car il est opensource et que je peux enregistrer les compositions d'images (avec plusieurs calques) au format .psd, et donc directement importer mes compositions dans Premiere ou After Effect sans problème de compatibilité)

    Du débutant à l’amateur confirmé, en allant au passage faire du pied aux Youtubeurs voire aux professionnels indépendants, Cyberlink propose d’accompagner le vidéaste tout au long de sa progression, en démarrant avec des fonctionnalités très automatisées et des modes créatifs simples pour ensuite lui proposer des fonctionnalités, la prise en charge de formats et des réglages beaucoup plus avancés, se rapprochant ainsi de ce que peuvent proposent les logiciels professionnels...

    PhotoDirector 10


    PhotoDirector est le logiciel de retouche d'image de la suite Cyberlink. La conférence s'est plutôt axée sur les outils créatifs et les fonctions automatisées (cohérent avec le fait que le grand public préférant généralement du fonctionnel plutôt qu'un logiciel nous permettant de garder la main à chaque étape).

    Ce que j'ai constaté au premier coup d'oeil, c'est que l'interface est nettement divisée en plusieurs grandes catégories :

    Réglages :
    C'est ici que l'on trouvera les corrections de base, telles que la correction de la balance des blancs, de la netteté, correction des yeux rouges…

    Il est également possible de faire un système de masques, afin d’appliquer des corrections dans une zone ponctuelle de l’image. Ce qui est très pratique pour corriger un détail, comme un ciel un peu trop gris à son goût par exemple.

    Il y a des filtres prédéfinis, un peu à la manière d'Instagram. Les réglages de ceux-ci sont modifiables.

    Modifier :
    Ce sont des outils plus avancés, où il est possible de modifier drastiquement l’image. Et parmi ces fonctions, certaines font appel à l’intelligence artificielle.

    Suppression intelligente : processus automatisé qui permet d’effacer une zone sélectionnée et qui remplira le trou ainsi créé par une texture. De la même manière fonctionnent “Clone intelligent” et “Déplacement intelligent”.
    Si ajouter un nouvel élément au sein de l’image est très efficace, le remplissage par texture n’est pas toujours 100% fiable.

    retouche photodirector.png
    Cherchez la différence...
    Transfert AI Style (option payante) : il est possible d’appliquer à la photo des effets de brosse calculés pour imiter des tableaux de la base de donnée de Cyberlink (exemple un peu plus tard). La palette de couleurs du tableau peut aussi être appliquée. C’est en quelques sortes un filtre beaucoup plus élaboré. Et c’est aussi disponible sur PowerDirector 17.

    Calques :
    Ici, nous avons une interface semblable à Photoshop. D’ailleurs, dans la nouvelle version de PhotoDirector le système de calques a justement été grandement améliorée afin d’avoir un fonctionnement beaucoup plus similaire à celui de Photoshop qu’auparavant.
    Tous les outils indispensables sont également présents : recadrer l'image, la faire pivoter...
    En faisant un clic droit dans un calque et en sélectionnant “créer un masque de calque”, il est possible d’appliquer des modifications non pas sur le calque, mais sur une sorte de calque d’effet. Ainsi, le calque d’image sera toujours entièrement récupérable. Coupler l’outil “masque de calque” et l’outil “gomme” permettra de toujours revenir en arrière par exemple.

    gomme2 photo director.png
    Image retouchée par “Transfert AI Style” en arrière plan, photo originale en avant plan, et outil “gomme” pour faire apparaître l’effet.

    PowerDirector 17


    Logiciel de montage de la Director Suite de Cyberlink.
    Ce que je constate dès l’ouverture du logiciel, c’est que l’utilisateur est pris par la main. Des tutoriels s’ouvrent à la première utilisation de chaque outil, proposant chacun d’aller regarder un tutoriel sur internet (sous-titrés en français). L’interface est claire, de nombreuses fonctions sont écrites en toutes lettres au lieu d’être symbolisées par une icône. De quoi être accessible même aux débutants.

    power director.png

    Lors de la création de projet, il est possible de choisir seulement 3 ratios d’image : 16/9, 9/16, et 4/3. Les personnes partageant des vidéos sur Facebook, Twitter et Instagram déploreront l’absence du format carré.
    Il est aussi possible de monter des vidéos au format 360°. Je n’ai pas eu l’occasion de tester la fonction, mais il est intéressant de souligner ce fait.

    Tout comme dans Premiere Pro, il est possible de prédécouper un rush avant de le glisser dans la timeline. PowerDirector fait même encore mieux, en donnant la possibilité de prédécouper plusieurs passages avant de les importer dans la timeline.

    Là où PowerDirector 17 se révèle moins pratique, c’est qu’à chaque prédécoupage il ouvre une petite fenêtre dédiée. Certes, l’interface est claire et intuitive, mais un utilisateur habitué aux logiciels professionnels (axés productivité) pourra être gêné par la perte de temps que certaines opérations vont lui occasionner.

    L’outil multicam est performant, la synchronisation audio a fonctionné du premier coup dans le test que j’ai effectué (la synchronisation est également possible via les timecodes). Il est aussi possible d’afficher des transitions entre les plans d’un multicam ou d’afficher les images de 2 rushs en même temps grâce à un outil appelé “collage”. Bien sûr, afficher l’image de plusieurs pistes vidéos simultanément existe sur les autres logiciels pros, mais sur PowerDirector il y a une semi-automatisation des manipulations (selon un modèle, qui sera ensuite personnalisable), ce qui rend le tout intuitif.
    Une fois le montage multipistes terminé, il sera toujours possible de le modifier pour affiner les raccords.

    Comme dit précédemment, les filtres qui appliquent un effet de brosse et une palette de couleur sont disponibles (AI Style, option payante). Et si, pour une simple photo le résultat est souvent bon, pour une image animée cela devient beaucoup plus compliqué. En effet la correction semble s’appliquer image par image. Mais de ce fait, les mouvements de pinceau bougent constamment, donnant un effet grésillant à l’image.

    ca gresille powerdirector.gif
    Un rush en 25p.

    Il existe une fonction d’incrustation sur fond vert (chromakey) pouvant se baser jusqu’à 3 teintes différentes par incrustation. Je n’ai pas encore eu l’occasion de tester moi même cette fonctionnalité. Lors de la présentation, toutes les teintes de vert ont bien été éliminées (et pourtant le fond vert du rush était assez mal éclairé) mais les contours de la personne incrustée étaient très durs.

    Je conseillerais plutôt cet outil par exemple aux personnes voulant se mettre en scène durant des tutos informatiques, un peu à la manière des streamers qui sont incrustés dans un coin de la vidéo, ou des sketchs par exemple. Mais je serais plus circonspect pour un usage en fiction pour recréer une scène réaliste.

    Il est possible de générer des fichiers proxy, et donc de soulager le processeur et la carte graphique du PC. De plus, l’accélération matérielle de la carte graphique est prise en charge. J’ai pu effectuer des test pour cet article sans avoir le ventilateur du PC qui tourne à plein régime constamment, et c’était très agréable.

    PowerDirector supporte de nombreux formats à l’export, allant jusqu’à la 4K DCI.
    Parmi les codecs supportés, nous pouvons citer le AVC/H.264 et le HEVC/H.265. Certains codecs comme le FLAC sont supportés à l’import, mais ils ne seront pas exportables.
    De nombreux profils d’image sont prédéfinis (mais pour faire du 4K 50p il faudra créer son propre profil d’image).
    Il n’est pas possible de mettre des exports en file d’attente et de les exporter plus tard. Chaque export doit se faire un par un.

    Il n’est pas possible d’exporter ni importer un MXF ou un AAF, pour, par exemple, faire l’étalonnage dans DaVinci Resolve puis revenir dans PowerDirector et exporter.

    Mais si PowerDirector ne permet pas de passerelle avec les logiciels des autres développeurs, il existe des passerelles avec les autres logiciels de la DirectorSuite.

    Passerelles entre les logiciels : AudioDirector 9 et ColorDirector 7


    ColorDirector est le logiciel d’étalonnage de la suite Cyberlink, et il est très complet :
    Etalonnage dans les hautes lumières, dans les basses lumières
    Système de masques
    Sélection d’une zone de l’image (outil “pipette”)

    L’étalonnage peut se faire en réglant des curseurs, des histogrammes, ou des courbes. Chaque outil apporte son degré de précision. Ainsi, il sera possible de modifier la saturation ou la luminosité d’une certaine plage de couleur par exemple (comme sur DaVinci Resolve, ou sur la dernière mise à jour de Premiere Pro).

    color director.png

    Il est également possible d’importer ou d’exporter des LUT, aux formats suivants : 3DL, MGA, M3D, CUBE, CSP, CMS, RV3DLUT, VF.

    AudioDirector est le logiciel d’édition audio de la suite Cyberlink.
    N’étant pas un technicien son, je ne peux pas pleinement évaluer les performances et les capacités du logiciel.
    Cependant, je peux constater que l’outil de réduction du bruit est performant. Et il y a même une option “réduction automatique du bruit”. J’ai volontairement choisi un rush au son très “crade”. Dans ce rush il y a un moment silencieux, des bruits de pas et des voix. C’est avec la réduction automatique que j’ai pu au mieux conserver le timbre de la voix tout en réduisant grandement le bruit. En essayant de gérer les paramètres manuellement, je ne suis pas parvenu à conserver le timbre de la voix (à moins de peu réduire le bruit, et donc peu l’entendre).
    L’outil automatique est donc à conseiller pour les personnes n’étant pas expertes en son (dont je fais partie). De plus, il peut détecter par calculs le bruit à enlever même s’il n’y a pas de silence raccord (c’est toujours mieux d’en avoir un, mais au moins il y aura une correction possible).

    audio director.png

    Lors de la conférence, une fonctionnalité qui nous avait été présentée était la découpe intelligente d’une musique en fonction d’une séquence.
    Un morceau de 3 minutes avait été ajouté dans une séquence de moins d’une minute. Une fonctionnalité automatique d’AudioDirector avait permi de garder l’intro du morceau, sa conclusion, et de faire des cuts à l’intérieur afin qu’il dure aussi longtemps que la séquence sans que les cuts s’entendent ! L’exemple choisi fonctionnait parfaitement bien (reste à voir ce que ça donne avec un morceau contenant des paroles).

    Achat, abonnement


    Au téléchargement une version d’essai d’un mois s’active. Elle permet de bénéficier de toutes les fonctionnalités de la DirectorSuite (hors contenus premium, comme les packs AI Style), avant d’ensuite brider une partie des fonctionnalités du logiciel.
    Pour ensuite profiter pleinement des capacités du logiciel il y a 2 options :

    Achat de licence :
    • PowerDirector 17 Ultimate (incluant les options payantes) : 129,99€
    • PowerDirector 17 : 99,99€
    • PhotoDirector 10 : 99,99€
    • ColorDirector 7 : 129,99€
    • AudioDirector 9 : 129,99€
    • PowerDirector 17 & PhotoDirector 10 : 139,99€

    Attention, le libellé “licence à vie” (visible sur certains documents publicitaires) n’est valable que pour la version du logiciel achetée. Acheter PowerDirector 17 ne permettra pas d’obtenir PowerDirector 18 gratuitement lorsqu’il sortira.

    Abonnement :
    • Abonnement à PowerDirector 365. Permet de bénéficier de la version Ultimate de PowerDirector 17 pendant 1 mois (19,99€), 3 mois (39,99€) ou 12 mois (69,99€)
    • Abonnement à Director Suite 365. Permet de bénéficier de la dernière version en date de PowerDirector Ultimate, PhotoDirector, ColorDirector, AudioDirector. Pendant 1 mois (29,99€), 3 mois (69,99€) ou 12 mois (129,99€).
    Sachant qu’une nouvelle version de la suite créative sort chaque année, la formule abonnement est plus rentable pour les personnes souhaitant toujours posséder la dernière version de leur logiciel.
    Concernant l’utilité d’un pack complet, certes AudioDirector et ColorDirector étendent grandement les possibilités dans leur domaine, mais PhotoDirector possède des outils basiques d’étalonnage et de gestion du son. Pour certaines personnes, notamment les débutants, cela est amplement suffisant.

    À qui je le conseillerais ?


    Le logiciel est très intuitif, et complet dans ce qu'il propose. De ce fait, tout le monde pourrait l’utiliser. Cyberlink pourrait accompagner un utilisateur débutant (notamment avec ses effet préconçus, ses transitions préexistantes), jusqu’à progressivement l’amener à un stade d’utilisateur confirmé (effets et transitions paramétrables et personnalisables, incrustation sur fond vert, étalonnage…), et même rester son logiciel de montage durant sa carrière car il conviendra à de nombreux usages.
    Certes, certaines limitations seront rédhibitoires pour certains. Le montage seulement en 16/9 horizontal/vertical et 4/3 est un bon exemple.
    La non-possibilité de passerelles entre les logiciels des autres éditeurs peut aussi devenir un fardeau pour des utilisateurs ayant déjà un niveau avancé sur DaVinci Resolve ou Pro Tools, qui devront de fait se familiariser avec l’interface de ColorDirector ou AudioDirector. Un utilisateur avancé dans un autre logiciel d'édition aura donc peu d'intérêt à entrer dans l'univers Cyberlink.

    Mais quitte à commencer l'apprentissage d'un logiciel de montage, mieux vaut en essayer un dont l'intuitivité est un point fort.



    Note diverse
    Le programme d'installation est à perfectionner :
    => Ajouts de raccourcis dans le bureau sans me demander mon avis.
    => Lors de l'installation des plugins de PowerDirector 17, il faut retourner manuellement dans le chemin d'installation de PowerDirector. Sur PhotoDirector c'est automatique et ça détecte, alors pourquoi pas dans PowerDirector ?
    => Activation du produit lors de sa première utilisation, et non lors de l'installation. Certes, profiter de la version d'essai avant de l’acheter est un gros +, mais pour quelqu'un ayant acheté toute la suite et voulant tout installer c'est une perte de temps.
    => J'ai installé PowerDirector 17 sur mon disque D: et les plug-in sur le D: également. Mais le logiciel ne les a pas détectés. Quand j'ai réinstallé les plug-in dans le dossier par défaut (situé sur C: ) le logiciel les a détectés. C'est vraiment dommage pour les gens dont le SSD est encombré

    Liens d'achat

    PowerDirector® 17 | CyberLink
    ColorDirector - Colorimétrie de précision | CyberLink
    AudioDirector - Édition audio | CyberLink
    PhotoDirector 10 - Transformez vos photos en œuvres d'art | CyberLink
    cournonsec, homero, bcauchy et 2 autres Repairenautes ont recommandé ce message.

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