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Canon RF 7-14mm f/2.8-3.5 L Fisheye STM : le fisheye qui voit (presque) tout

Avec le RF 7-14mm f/2.8-3.5 L Fisheye STM, Canon s’adresse clairement à une niche de créateurs, mais une niche exigeante.

Publié par Lucas.janiszewski le 9 Février 2026, à 20:51 dans News
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  1. Lucas.janiszewski
    Avec le RF 7-14mm f/2.8-3.5 L Fisheye STM, Canon s’adresse clairement à une niche de créateurs, mais une niche exigeante. Plein format, Série L, plage focale atypique : la promesse est simple sur le papier, offrir dans une seule optique deux écritures visuelles très différentes, du fisheye circulaire extrême au fisheye plein cadre diagonal.

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    Un zoom, deux mondes



    À 7 mm, l’objectif produit une image circulaire avec un angle de champ d’environ 190°. Quelques millimètres plus loin, on retrouve un rendu rectangulaire couvrant jusqu’à 180° en diagonale. Le passage d’un mode à l’autre se fait simplement en zoomant, sans changer d’optique ni d’accessoire.

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    Cette polyvalence rappelle ce que propose le Laowa 8-15mm fisheye évoqué il y a quelques mois : une seule bague pour naviguer entre deux esthétiques. La différence ici, c’est l’approche Canon : intégration complète dans l’écosystème RF, autofocus, communication boîtier optimisée, et une finition clairement premium.

    Pourquoi le mode « rond » intéresse aussi la VR



    Au-delà de l’effet visuel, le fisheye circulaire est précieux en production VR / 360°. En captant plus de 180°, on obtient une énorme quantité d’informations sur chaque image, ce qui facilite le stitching (l’assemblage) avec moins de prises de vues pour couvrir l’espace. Résultat : workflow simplifié, moins d’erreurs de raccord et un matériel plus léger sur le terrain.

    Pour des rigs compacts ou des captations rapides, pouvoir passer du circulaire au diagonal avec la même optique devient un vrai avantage opérationnel.

    Un repère pour l’APS-C



    Canon a pensé aux utilisateurs APS-C : un repère “C” sur la bague de zoom permet d’identifier rapidement la position correspondant au plein cadre rectangulaire lorsqu’on utilise un boîtier APS-C, autour de 8,7 mm. Pratique pour éviter les essais ou imprécisions à répétition sur le terrain.

    STM : douceur et discrétion



    L’autofocus repose sur un moteur STM (Stepping Motor). Dans la hiérarchie Canon, on se situe sur une solution réputée pour :

    • une transition fluide du point,

    • un fonctionnement silencieux, apprécié en vidéo,

    • un pompage limité lors des bascules de mise au point.
    Ce n’est pas le système le plus nerveux pour le sport, mais pour de la prod immersive, du documentaire ou de la prise de vue embarquée, la progressivité est souvent plus importante.

    Une formule optique ambitieuse



    Canon annonce une netteté homogène sur toute la surface de l’image grâce à l’intégration de lentilles asphériques Replica. À cela s’ajoutent cinq éléments UD destinés à contenir au maximum les aberrations chromatiques.

    Et surtout, on retrouve le traitement ASC (Air Sphere Coating). Sur un fisheye couvrant jusqu’à 180°, avoir une source lumineuse dans le cadre est quasiment inévitable. La maîtrise des flares et images fantômes devient donc critique.

    Compact… pour un fisheye



    Pour un zoom aussi large et une ouverture qui reste confortable, l’objectif demeure relativement contenu : environ 10 cm de long pour 476 g. Ce n’est pas une plume, mais cela reste compatible avec un usage sur gimbal, drone lourd ou rigs VR mobiles.

    Contrôles et personnalisation



    On retrouve une bague de réglage ainsi qu’un bouton assignables, devenus des standards sur la gamme RF. Selon le boîtier, la bague peut piloter l’ISO, la correction d’expo ou le diaphragme. Sur les modèles compatibles vidéo, il est généralement possible d’obtenir un contrôle dé-cliqué du diaph via les réglages électroniques plutôt qu’un crantage mécanique sur l’optique elle-même.

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    Filtres : solution interne obligatoire



    La large lentille frontale bombée interdit tout filetage à l’avant. Canon intègre donc un porte-filtre arrière dans la monture, une solution logique pour des ND mais limitant le choix pour de la diffusion par exemple.

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    Comme attendu d’une Série L, l’objectif est tropicalisé, prêt à affronter poussière et humidité dans des contextes de tournage parfois complexes.

    Prix et positionnement



    Annoncé pour une disponibilité courant février au tarif de 1 799 €, ce 7-14 mm n’est clairement pas un achat impulsif. Là où certains acteurs misent sur l’originalité à prix serré, Canon propose ici une plateforme fiable, durable et totalement intégrée, pensée pour des professionnels qui ont besoin de constance, de compatibilité et d’un rendu maîtrisé.

    En bref, c’est une optique de spécialité.

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