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Forum professionnels - entreprises

Discussion : recherche conseil d'institutionnel
Author : alban
Posted : 26-Jun-2000 16:51:54
Bonjours, je "galère" depuis pas mal d'année dans le cinéma, je suis équipé DV (dv500 + à venir : xm1 ou trv 9 ou xl1) et possède une bonne formation autodidacte à la mise en scène (réalisation docu perso, concours femis etc.). Mon défaut est que je suis très indépendant et "homme orchestre" (montage, mise en scène, autoproduction...). J'ai décidé de monter ma prod et souhaite faire de l'institutionnel (pour bouffer, mais ça m'interresse beaucoup quand-même !): mariage, entreprise etc. Jai besoin de conseils sur les points suivants :
-Comment appréhender le marché : faut-il faire de la pub à gogo (journaux, annonces, palquettes dans les entreprises, net etc.) ou bien est-ce, comme dans le cinéma, une question de relationnel ? (j'imagine que dans un mariage, y-a toujours un type qui te demande ta carte, d'où l'intérêt d'en faire un+un+un...)
-Qu'est-ce qui te donne de la crédibilité quand tu débutes sur ce crénau ? le matos ? dois-je faire voir à la future marié mon joli "documentaire de création sur un artistes contemporains"?...Quel discours tenir?
-En temps qu'indépendant, quel est le meilleurs statut juridique ? Free lance sans capital ou sarl?
-Est-ce une folie de monter sa société sans avoir de marché ou tout le monde débute t-il avec une part d'incertitude ?
Merci d'avance de me faire profiter de votre Teillebou (ne dites pas à la marié que je parle verlan...)
Merci d'avance.
Author : Phil29
Posted : 26-Jun-2000 22:43:34
POur moi, la pub, c'est pas franchement une chose à laquelle je crois dans ce métier. IL y a une chose par contre qui est important : la réputation. Si tu fais bien ton boulot, celà se sait assez vite tout de même. Question de matos, je pense que celà est assez suggestif. Dans un mariage, si tu te pointes avec une VX9000 tu passespour un pro. Dans certaines entreprises tu passes pour un guignol parceque le chef du personnel à la même à la maison. Donc, il n'y a pas de règles. Pour le statut tout dépend de ce que tu te fixes comme objectif. Pour les entreprises, elles préfèrent ce qu'elles connaissent et donc plutot le statut de type Sarl. Tout ce qui est auteur et autre, ils aiment pas trop parcequ'ils ne connaissent pas. Maintenant entre un statut de commercant et une sarl, tout est une question de couverture de risque et de statut social : avec une sarl, en étant minoritaire, tu peux être salarié sans pour autant avoir une assurence chom si tu es gérant salarié. Un conseil, prends rdv avec la chambre de commerce de ton coin car ils pourront au moins te filer des infos intéressantes sur les avantages de chacuns des statuts.
Author : alban
Posted : 27-Jun-2000 12:31:30
merci à phil pour ces conseils. Je suis déja aller à la chambre du commerce. Ma question est plus pratique. Que ce soit sarl, uel, gérant majoritaire ou minoritaire, j'ai l'impression que ça reste super risquée de bosser à ton compte parcque même si t'es exonéré de charges et que tu ne fais aucun chiffre la première année, il faut quand même sortir 20000 balles .
-Je reprécise ma question pour trouver des marchés : quelle est la première démarche que fait un chef d'entreprise quand il décide de faire un film sur sa boîte? (idem pour la marièe), est-ce qu'il prend le botin ou appelle ses copains? N'est-ce pas plutôt au prestataire de suciter l'idée d'un film sur l'entreprise (pub)?
Author : Phil75
Posted : 27-Jun-2000 18:43:02
Bonjour,
En matière de découverte de marché et de prospection, il n'y a pas de miracle, dans mon cas je suis indépendant, il m'a fallut du temps et du relationnel. Si tu veux démarrer le mariage une voie à explorer pour te faire la main et une clientèle, c'est de répondre aux annonces de sociétés qui recrute ponctuellement des cadreurs pour cette activité. on en trouve dans la presse spécialisée vidéo. il faut savoir que c'est mal payé et crevant mais c'est un début... Pour l'institutionnel il y a un grand risque de perte de temps en faisant un film clé en main (publicitaire) que tu propose ensuite à des clients potentiels, mais pourquoi pas il y a des gens pour qui cela a marché. mais dans ce cas il faut être très documenté sur le client ou le produit. Quand on est indépendant le meilleur outil reste le bouche à oreille hélas ou alors il faut vraiment avoir des idées ou des approches géniales.
Author : Phil29
Posted : 01-Jul-2000 10:23:44
Pour la structure, rien ne t'empêche de commencer en étant juste sur un statut de commercant. La dépense que tu auras à faire est d'avancer les charges sur les premiers mois sauf si tu es au chom et donc tu peux avoir l'exo. Dans ce cas, le prix de revient est ridicule. Par contre, le jour ou tu te plantes et si tu dois de l'argent, le banquier et les créditeurs pourront récupérer tes biens persos ce qui n'est pas le cas pour les sarl sauf si (et c'est malheureusement le cas leplus fréquents) tu fais un emprunt pour ta société avec une caution personnelle auquel cas la couverture sarl ne sert à rien. Par contre, et c'est mon cas, la sarl peut avoir un "impact" pour les entreprises car c'est plus structurée et celà donne souvent plutot confiance au commanditaire. Maintenant, la sral c'est des formalités et un formalisme un peu lourd surtout si tu es pas sûr de continuer. Tu n'arrêtes pas un sarl comme çà, il y a des démarches à faire alors qu'un commerçant ou un artisan s'arrête du jour au lendemain. A toi de voir suivant les objectifs que tu te fixes.
POur ce qui est des entreprises, j'ai une petite expérience là-dessus car j'en fais pas bcp mais tout de même un peu : le bouche à oreille est la meilleure garantie et le bouche à oreille est bon quand tu proposes au client le film dont il a besoin. Rien ne sert de lui sortir un budget de 150 000 francs si sont soucis est juste de montrer une machine en production pas exemple. Par contre, rien ne sert non plus de faire à film à 20 000 balle si ton client à besoin d'un film "d'image" pour chercher des partenaires financiers par exemple ou pour ses actionnaires alors que tu ne pourras pas proposer du fait du budget un film à la hauteur. Certaines boites n'hésitent pas à dépenser 200, 300 000 francs voir plus pour celà. Mais souvent, ce marché est déjà bien occupé par de grosses structures et il demande des moyens énormes.
POur les mariages, je pense que ce marché n'est pas une fin en soit sauf si tu tombes sur certains créneaux particuliers. Je connais quelqu'un qui a deux béta SP et deux bancs parcequ'il se fait tous les mariages de mecs un peu aisés. Mais le mariage de base, c'est du boulot (une journée pour tourner, du montage..) et souvent le budget n'est pas élevé car il est rare d'avoir plus de 3 à 4 000 francs pour fairele film et si tu prend sen compte le temps passé, tu gagnespas ta croûte. Ca peut aider au départ mais ne base pas ton projet là-dessus je pense. Trouver un accord avec des photographes est peut -etre une bonne solution car ils ne font pas souvent celà mais ils peuvent proposer ta prestation moyennent une com. A voir.

Author : alban
Posted : 02-Jul-2000 10:35:24
Merci.
Pour être plus précis, mon objectif est de faire de l'institutionnel pour bouffer. Ensuite, mon truc, c'est le documentaire genre Depardon ou le film d'auteur!
La sarl me permettra d'être producteur et de pouvoir bénéficier des aides de soutiens du cnc, de monter des coproductions, etc.
Ce qui me fait peur, c'est le départ, parce que le marché est hyper saturé. Je viens par exemple de terminer un docu auto produit sur un artiste (9 mois de boulot), je m'en suis servi comme pilote pour monter une série de portraits d'artistes pour la tv. L'aide à l'écriture du cnc n'en a pas voulu. Les producteurs disent que ces films sont invendables parce que ça ne fait pas d'audience.
C'est très dur pour les gens comme moi de s'intégrer au système à un moment ou à un autre. Faire un film, je le sens comme une necessité, pourquoi être payé?(rire)
Du coup, en créant la société (j'ai beaucoup investi dans le matos, dont une vx2000 que j'attend mercredi au plus tard!), je dois absolument rentabiliser et avoir une démarche commerciale dans un marché hyper concurrenciel avec des types qui savent se vendre...La pression quoi.
Author : Phil29
Posted : 02-Jul-2000 22:55:32
Je pense que tu fais une erreur que bcp font : il n'est pas possible d'être bon et performant dans tous les compartiments. Je m'explique : producteur c'est un métier et la réalisation en est un autre. Si tu veux tout gérer, je pense que tu n'auras pas le temps et que tu vas dans le mur. De la production au sens réelle du terme, tu n'en as pas besoin pour de l'institutionnel car de toute façon, il n'y a rien là dessus. Par contre dans le docu, c'est un autre problème. Aujourd'hui, il est impossible de rentabiliser un film sur une diffusion. Donc le boulot du producteur est de trouver les financements complémentaires et plusieurs diffuseurs. Ca te prend largement un temps complet et c'est très complexe. En ce qui concerne ton investissement pareil : tu parles de monter une structure en ayant déjà fait des investissements. IL aurait mieux valu faire l'inverse. Monter la structure en mettant les 50 000 balles (mettre plutôt 8 000 euros d'ailleurs) et ensuite, faire l'investissement sur le compte de la société. Ceci étant, tu peux aussi faire un apport en nature avec ta caméra et dans ce cas là, le plus simple est de ne pas dépasser les 50 % du capital sinon tu vas devoir faire appel à un commissaire aux apports qui va te couter cher. Fait murir ton projet, fixe toi des objectifs clairs (entre le film de mariage, l'institutionnel, le docu...) car c'est là-dessus aussi que tu mobiliseras les partenaires. S'ils sentent que tu pars dans tous les sens, ils ne te suivront pas car ils savent bien que de courir plusieurs lièvres fatiguent le chien et qu'il n'en attrape finalement aucun.
Author : alban
Posted : 06-Jul-2000 01:34:52
Phil, disons que tu as touché le point sensible.Mon projet est effectivement en train de murir, mais il est le fruit d'un parcours, qui, de toute façon, évolue, et conduit à faire un certain nombre d'erreurs. Le problème, c'est que quand tu aspires à devenir réalisateur et à gagner ta vie (peut-être 2000 personnes en France), il n'y a pas trente six solutions :
-en fiction, soit tu es originaire du milieu, ou bien tu as tu as dix ans de ta vie tout frais payés à chercher du boulot, tu bosses sur les cours, les longs, tu te fais des contacts (ou plutot, tu passes ta vie à faire ça et à attendre un coup de fil), tu as le matos à droite à gauche, tu rencontres un producteur, tu finances toi-même ton premier cours etc. J'ai bossé sur pas mal de premiers cours financés par les réalisateurs eux-mêmes, (ou souvent leurs parents) et, dans la majorité des cas, 50000 francs, même en ne payant personne et en n'ayant le matos quasi-gratuit, c'est très vite dépensé . Sur le "tas", très peu subsistent, et j'en connais d'autres, et ceux là s'en sortent bien, qui finissent intermitent en régie et qui ne veulent plus entendre parler de réalisation.
-Soit tu gagnes un concours de scénario, on te finance ton film, tu gagnes un prix, tu te fais repérer, ect., toute petite minorité bien sur.
-Soit tu fais ton chemin à la télévision, ça fonctionne au piston, et la production se limitte à imposer les mêmes choses chaque année (l'éternel reportage sur les cités, les putes en Russie etc.). Bien entendue, je ne parle pas de la capacité à communiquer que cela impose pour être accepter dans ce milieu (timide et manque de confiance en soi s'abstenir).
-Soit tu es pris à la femis ou à Louis Lumières (60 places chaque année), ce qui n'a pas été mon cas.
Pour résumer, je ne souhaite plus attendre que les choses se présentent mais suciter. La révolution de numérique va boulverser la donne parce que tout le monde va pouvoir tourner. Ce n'est pas un gage de qualité ("Baise moi" est un non-film...), et j'aime le cinéma "traditionnel" (je sors d'une revisite du western dans "total western", de E.Rochant, un petit bijoux), mais je ne m'y sent pas à l'aise.
-Pour finir, j'essaye de trouver une voie qui puisse me permettre de contourner toutes ces difficultés. Posséder une unité de production complète (camdv+ordi) me permet de faire mes preuves auprès d'éventuels producteurs, de gagner ma vie en institutionnel, et s'incrit dans une démarche d'indépendance et de liberté sur le long terme, dont tu ne parles pas dans ton texte, et qui manque pourtant cruelement dans la production actuelle. Il est vrai que j'ai mis la "charrue avant les boeufs", mais qui te fais confiance avant que tu n'es réalisé quelque chose? Combien de réalisateurs connus sont passés par une phase artisanal?
-Si non, pour investir la totalité de mon capital-matériel dans la société, lorsque j'ai acheté, c'était à la condition que les vendeurs puissent me refaire une facture antidaté au moment où je monterai la société (Je paye en éspèce, le type me fais une facture, plus tard, je lui refais un chèque, il me rend les éspèce, "j'achète" officiellement le matos au moment où je monte la prod, je ressors l'argent du capital, sachant qu'il faut avoir l'avance. Pas de trace en compta).
Je vais sans doute monter une sarl à 50000, sans me salarier. On m'a certifier que dans la pratique, si tu ne fais de chiffre, l'urssaf te fous la paix (beaucoup de société de production sont en sommeil). Pour la sécu, je me réinscrit en Licence de cinéma à la fac en septembre (Le retour)
-Pour finir, mon objectif est d'abord de faire de l'institutionnel pour continuer d'apprendre, prendre confiance, gagner ma vie, et tu as entièrement raison sur le fait qu'il faille se concentrer uniquement sur un objectif.
-Plus tard, je m'entourerais des personnes compétentes pour ce qui est de la production. Je peux par exemple prendre un bon directeur de production tout en restant indépendant. Je suis d'accord sur la fonction essentiel du producteur, mais cela dépend aussi des rencontres, des circonstances, et pour le moment, j'en suis là (sans tomber dans le cliché du rôle de chacun bien à sa place dans un film).
J'éspère que ce long roman ne te décourageras pas de me proférer d'autres conseils parceque apparament, c'est toi qui bosses et moi qui cherche...
Est-il possible de me donner des bases de tarifs que je puisse demander auprès des clients institutionnels? Sur quel barême se base t-on? est-ce en fonction du nombre de jour que tu bosses sur le film? Comment ellabore-t-on un devis etc.? Idem pour le mariage?
Bien sur, je ne suis pas encore décider sur la meilleure voie à suivre. Je peux aussi bosser au black avec mon matos (prestataire bouche à oreille), faire quelques reportages, un bon docu "broadcast" autoproduit, et me vendre comme simple réalisateur sur le travail fait jusque là, en espérant la bonne rencontre artistique...
Salut.Alban
Author : Phil29
Posted : 06-Jul-2000 21:43:32
Je crois qu'il ne faut pas tout mélanger. Des jeunes qui veulent être réalisateur, j'en rencontre tous les jours et je crois qu'ils se trompent lourdement sur la façon d'y arriver dans ce métier. La première chose qu'il faut apprendre c'est la patience. Vouloir être tout de suite réalisateur d'un docu quand on a jamais travailler dans le milieu me semble être une erreur. Il faut effectivement prendre son temps, rentrer sur des films par la petite porte, être là quand on a besoin de toi, précéder les demandes de ceux qui sont à des postes plus importants. Petit à petit, tu te fais ainsi "repérer" et on te propose un jour ou l'autre ce poste et tu continues tranquillement ton bonhomme de chemin ainsi. C'est comme celà que çà se passe dans le long métrage en tous les cas. Régis Wargnier a commencé comme doublure lumière par exemple. Un film est une aventure complexe qui coute très chère et la pression est telle que c'est pas seulement la situation que tu décris (avoir des rélations, sortir d'une école..) qui va faire que des gens vont miser sur toi. Et toi d'ailleurs, es tu sûr de résister à une telle pression ?
Maintenant, nous sommes bien loin du film d'entreprise ou de la vidéo de mariage. Là c'est différent sauf si tu veux taper sur de la grosse prod institutionnelle ou les bugdets et les enjeux sont largements ceux d'un court-métrage. Je comprends de moins en moins ton objectif : le long, le court, le docu, l'instit, le mariage... Tu investi avant même de savoir sur quel créneau tu veux aller. L'autonomie sans producteur mouai. Tu fais un film pour être vu et si tu as pas de diffuseur, tu le passeras où ?Je le répète : fais le point et tente de mettre un peu d'ordre dans tes idées. Le reste suivra.
Author : alban
Posted : 07-Jul-2000 12:44:58
J'essaye simplement de trouver un moyen de gagner ma vie en faisant ce que je pense savoir faire, des films. Je ne vois pas de séparation entre le docu et la fiction, du moins sur le plan artistique. Je ne crois pas de toute façon qu'il y est une façon unique d'y arriver. Les parcours des réalisateurs sont toujours originaux et uniques. C'est vrai que j'ai déja réalisé un documentaire que personne ne verra, ne serait-ce que pour des raisons techniques, mais je le vis comme une première étape très utile puisqu'elle m'a renforcé dans mon désir de réalistion et mis en confiance.
Je ne vois pas où est la contradiction de mettre en oeuvre un savoir technique au service de l'institutionnel ou du mariage, puisque il s'agit là de trouver un moyen de gagner sa vie tout en étant au contact de ce que l'on aime, et en étant indépendant de l'industrie audiovisuelle traditionnelle. Il y en a qui vende des sandwich kébab, moi je vendrai des films... Cette assise financière me permettra justement de prendre le temps d'écrire, de réfléchir à mes projets artistiques, de faire les bonnes rencontres, sans necessairement passer par l'école du vieux cinéma corporatiste, destiné à mourir, de par la multiplication des réseaux audiovisuels traditionnels, ou de par sa profonde injustice, puisqu'il reste un milieu de privilégié et de pistonné, quand bien même que cela ne change pas la necessité d'avoir du talent. Les cinéastes de la nouvelle vague, grâce à une évolution technologique, n'ont il pas tracer la voie? (dans la série des exemples, Bruno Dumont a fait 10 ans d'institutionnel avant da devenir le cinéaste d'auteur que l'on sait).
Quand à l'investissement en matériel, pourquoi se priver d'un outilt aussi performant a un prix aussi bas, quand on sait qu'il ouvre sur un éventail de possibilité énorme, que tu juges comme une dispersion incompréhensible (apprendre, faire du docu, du mariage, de l'institutionnel, du long métrage, du reprtage tv, sachant qu'il fallait investir 10 fois plus il y a dix ans pour avoir la même chose?)
Peut-être que dans quelques années, on ne fera les films que pour les gens du quartier, ou pour les centaines de châines cablés, etc. Sais-tu que l'on teste actuellement une caméra numérique de sensibilité égale à la pellicule? Aura-t-on encore besoin des chefs-opérateurs, des electros etc.? Les coûts de production ne vont-ils pas chuter, la production ne va t-elle pas éclater face au haut-débit ou à l'internet ?
Cela dit, tu a l'air d'être beaucoup plus dans la réalité que moi, que fait tu exactement?
Salut.
Author : daumy
Posted : 07-Jul-2000 13:55:08
Tout à fait d'accord avec Phill29,tu met la charue avant les boeufs!!
Propose une idée de produit ( reportage par exemple) aux acheteurs ( boites de prod ou tv en direct) avant de commencer ( un 26mn se vend bien)
Précise bien aux décideurs que tu peux être opérationnel rapidemment, sans quoi, ils te volent ton idée ( car ils ont de gros moyens)
Pour cela,fait ta pub à moindre cout : mailing fax la nuit + internet + harcellement téléphonique pour prendre RV avec les acheteurs
Le + difficile est de trouver les Noms ainsi que les bons N° de tel et Fax des décideurs !!
Ton gros défaut : tu cherches trop à te faire plaisir! et trop indépendant
Ta grande qualité: tu es sans doute compétent et performant
Exemple de prix sans exclusivité bien sur : 30/35000F pour un 26mn/2 ans....que tu peux traduire ou sous-titrer en plusieurs langues bien sur pour augmenter tes chances de vente à l'étranger
attention, ton produit doit être aux normes broadcast, beta num ou sp
Author : Phil29
Posted : 09-Jul-2000 10:46:30
Alban, arrêtes un peu de raconter des conneries stp. Non l'audio visuel et le cinéma n'est pas un milieu de "pistonnés" et un milieu corporatiste. Si tu veux aller jusqu'au bout du cliché, rajoutes aussi qu'il faut forcément coucher pour réussir. Que tu sois jeune, impatient et révolté je le veux bien mais si tu veux faire dans ce type de débat, c'est pas mon truc. Alors si tu veux dialoguer ok mais pas dans ce type de discussions qui ne m'intéresse pas. Autre chose : ne sous estime jamais les gens avec qui tu parles. Ne viens pas me donner des leçons sur la techniques ou sur le fait que le haut débit va changer le monde car celà fait plus de 10 ans maintenant que je travaille dans ce secteur et je pense en connaitre au moins autant que toi et peut être même un peu plus si tu considère que j'ai commencé à faire de la vidéo avec des caméras ou il fallait encore converger les tubes avant de travailler. Autre chose enfin : si tu te mets à écouter les sirènes qui vont te dire que grâce aux outils nouveaux on va faire des films pas chers et les vendre plus facilement c'est ton problème mais je ne suis pas de ceux qui pensent que c'est si simple et là encore mon expérience me permet d'avoir une autre vision. Un film d'image pour décider des investisseurs, certaines entreprises sont prêtes à y mettre le paquet et si tu te pointes avec un devis un 30 000 balles ils vont doucement se marrer. Moi je suis de ceux qui pensent qu'on peut tirer vers le haut et vers la qualité. Les nouveaux outils permettent effectivement d'ouvrir de nouveaux marchés mais il ne faut pas exagérer non plus. Tournes une fois dans ta vie avec une béta 700 et regardes ce que tu obtiens avant de me dire qu'on fait des images broadcast avec un PD100. Bien sûr certains ici vont hurler en lisant celà car ils vont trouver que je me la pète mais j'en ai un peu marre de lire ce type de connerie à longueur de forum. Dans la vie il faut avoir des ambitions. Si la tienne est de filmer avec un pd100 et te faire chier à monter avec une station à 10 000 balles vas y mais je pense que c'est plutot bien pour des amateurs éclairés et je ne bâtirais pas un projet professionnel là-dessus car j'aime travailler avec des outils fiables qui me permette de m'éclater vraiment et de prendre du plaisir dans mon boulot.
Un vieux schnock de la vidéo et du cinéma corporatiste

Author : Eric Boutarin
Posted : 08-Jul-2000 10:10:28
T'énnerve pas Phil, il y a une différence entre la salle de montage et le terrain.

Le PC100, me permet de présenter des démos à des gens pressés, ce qui me permet de décrocher des films.
C'est ce qui m'est arrivé dernierement, j'ai filmé un spectacle de 900 gamins avec le PC100, le treize minutes que j'ai fait m'a permis de soulever un truc énorme, qui est très proche de ce qu'a dit Alban plus haut...

Il me sert aussi de lecteur pour mes rushs Dvcam, que je numérise sur une DC30+, mes masters sont aussi fait avec, comme quoi, ont peut être autonome pour pas chère.

Quant à la combo 700, j'ai beau expliquer aux clients que la qualité de l'image ne peut que valoriser leur entreprises, 99% ne sont pas receptif quant ont annonce la différence de prix.

En gros je dirais que quant je tire la qualité vers le haut, j'ai le pantalon qui baisse, ce qui est important, c'est le contenu, pas l'amballage.

Pour ce qui est des machines à 10000fr, ici à Lyon, du long métrage est monté sur ces machines par des monteurs qui avaient le choix, c'est sans commentaires, faut voir.

Viens gouter nos gratons et notre Beaujolais, à 8 heure du matin ça provoque un preview de la journée, c'est une téchnique que tu peut utiliser pour cadrer tes réals.

Amicalement,
A+ Eric

Author : Phil29
Posted : 09-Jul-2000 19:57:18
Je ne m'énerve pas mais il faut tout de même mettre parfois les choses à leur place. Oui ont peut faire des choses avec un PD 100 et une station de montage à 10 000 balles. Ceci étant, je ne connais pas un seul réalisateur digne de ce nom qui fait le choix de monter sur un DC 30 + en batchant à la main si tu lui offres une station de montage professionnelle et efficace. Je ne suis pas de ceux qui pensent qu'en dehors d'une station DS on peut rien faire mais je crois aussi qu'il n'y a un minimum à ne pas dépasser vers le bas non plus. Moi j'ai fait mon choix : je travaille sur un outil pro parceque çà me permet de faire du travail pro. La semaine prochaine, et pendant 15 jours, je vais monter des sujets qui seront diffusés dans l'heure sur France 3 dans le cadre de la couverture de Brest 2000. Ce type d'exercice, je le fais pas avec une DC30 plus c'est clair. J'ai monté dernièrement l'arrivée de Philippe Monnet, recordman du tour du monde en solitaire à la voile. Les images sont arrivées à 20H30 pour un passage du sujet monté à 21H15. Tu le fais avec une DV 500 ou une raptor ? C'est un choix que j'ai fait depuis plusieurs années de tirer vers le haut et je suis content de voir que ce choix est payant car je suis crédible quand je prends ce type de prestation. Je fais pas dans mon froc en me demandant si ca va planter ou pas. J'aurai pu choisir d'aller vers le bas mais quel interêt ? Faire des sujets sans fric pendant 10 ans c'est un projet ? Bien sûr celà ne c'est pas fait en un jour. Les premiers sujets que j'ai fait ont été tournés en V200, reportés sur BVU et montés en banc cut car à l'époque y avait même pas de virtuel. C'est ce que je veux faire comprendre ici. N'ayez pas pour seul objectif de faire du boulot à la petite semaine car vous trouverez de toute façon toujours moins cher que vous. Commencer avec ce type de matériel oui mais dès que vous êtes sur des coups, ne cassez pas les prix, soyez rigoureux. Un budget confortable vous permettra d'investir à nouveau et de gagner votre vie correctement. Je me bats régulièrement contre des boîtes qui pètent les prix et quand on voit le résultat on sait pourquoi. Par contre tu peux faire du boulot honnête et correct et même utiliser du matériel pas cher pour une certaine forme d'écriture. Sur le dernier institutionnel que j'ai monté, des séquences ont été tournées en PD100 en utilisant les effets de flous dans le mouvement. C'était voulu à l'écriture.
je n'aurai pas eu le même discours si Alban ne me parlait pas de projet professionnel. Maintenant, chacun fait ce qu'il veut après tout.
PS : Lyon je connais j'y passe de temps en temps. Ok pour l'invitation en tous les cas.

Author : alban
Posted : 09-Jul-2000 21:14:28
Bon, on va essayer de relacher un peu la pression. Désolé, phil, si tu t'es senti agressé. Je n'ai, effectivement, de conseils à donner à personne. J'aspire à travailler dans de bonnes conditions. Ce que je n'accepte pas, c'est de me conformer à un moule. La question du piston ne se pose plus quand on n'a fait ses preuves, de là à dire que c'est un cliché... Tout est question de sensibilité.
Merci à tous pour vos réponses précieuses.
Author : Phil29
Posted : 09-Jul-2000 23:04:18
Agressé non pas du tout. Mais j'ai horreur des clichés car c'est ce qui est le plus dangereux. Genre : il est bronzé et frisé il est forcément voleur ou au moins délinquant. Il a réussi dans l'audiovisuel : c'est forcément un pistonné.
Avec des clichés de ce genre, on va loin tu ne crois pas ?

Author : alban
Posted : 09-Jul-2000 22:15:24
Bien sur que je suis d'accord. Je me suis heurté à tellement du mur dans ce métier que j'en arrive à une certaine blaserie et à me dire "puisqu'on ne veux pas de moi, alors je vais me démerder tout seul".
Author : dartwiller
Posted : 10-Jul-2000 11:55:06
Salut Alban,
Je consulte régulièrement le forum. Et je me permet de rigoler car tu présentes le même parcours que moi... Maitrise de cinéma à Paris-St denis, des coups de mains sur différents courts métrages de fiction en tant qu'assistant réal, deux co-réalisations sur des court métrages à deux francs de budget, réalisation d'un court de 14 minutes autofinancé (35 000 frs environ, j'ai du revendre ma bagnole et prendre un boulot à mi-temps...), cadreur sur des docus... Et pis à côté tu attends le coup de fil de la prod qui dira oui à ton scénar... Mais ce coup de fil, il vient jamais alors faut bien payer le télephone et le loyer... donc tu décide de faire de l'institutionnel. Je suis descendu du côté d'avignon où je me suis mis en free-lance avec le matos prêté par une boite de communication d'entreprise (Sony TRV 900 + Première sur pentium 500...) mais les clients se font rares. J'ai réalisé deux maquettes pour des potentiels clients et j'attends toujours une réponse malgré les nombreuses relances commerciales que je leur ai faites. Le reste de mon temps, c'est du démarchage téléphonique dont les gens n'ont rien à foutre d'ailleurs...
Moralité : je cherche un stage de monteur AVID pour pouvoir bosser à la TV... Pasque j'ai beau être indépendant et homme orchestre, j'en ai marre de ramer. Pis je veux auto financer mon prochain court en super 16...
Author : alban
Posted : 10-Jul-2000 14:07:46
Ah, ça donne du courage! As tu ta carte d'exclu-galérien-rmiste du cinéma? C'est un club très ouvert, tout le monde y a bon coeur. Les gens sont tellement gentils qu'ils ne veulent pas être payés. Trêve de plaisanterie, on va s'en sortir!
Ce qui est décourageant, c'est que l'on veuille quelque chose plus que tout, mais que les portes restent fermées. Je m'absente du net une semaine, mais si tu veux, tu peux me contacter par email.
C'est toujours bien de se réunir quand on vit les mêmes choses. J'ai aussi essayé la tv, mais c'est dur dur d'y rentrer. Les types en place sont les pachas. Quand aux stages interressant, ils sont réservés aux gens de la profession où aux intermitents. Bonne chance quand même.

Author : mr_orange
Posted : 12-Jul-2000 10:45:52
tien et si je metais mon grain de sel par ici ...

Salut à tous ...discussion tres interessante ... j'ai un petit point de vue à vous comuniquer...
C'est clair que c'est plus amusant de faire du montage sur un gros avid que sur premiere ... c'est clair que c'est plus mieux un inferno qu'after effect ... c'est clair qu'amapi c'est moins bien que maya !
mais tout ça n'a rien à voir avec le professionalisme ... chaque prod à son budget et ses impératifs de production ....
ne pourions nous pas parler de productividé et de rapidité d'execution plutot ?
Author : Fondu au noir
Posted : 26-Aug-2000 16:50:18
Sans vouloir passer pour un empêcheur de tourner en rond ... je voudrai vous rappeler que c'est un vrai métier, qu'il faut pratiquer tous les jours et que la concurrence est déjà trés rude entre professionnels ...
D'autre part le débat technique me fait doucement rigoler, ce n'est pas le matériel qui fait le réalisateur, pas plus que l'appareil photo le photographe et pourtant tout le monde a déjà un appareil photo haut de gamme ... je n'en ai pas vu pour autant les résultats ...
La seule conséquence de la démocratisation matérielle de la vidéo va être de voir ce marché envahit par des amateurs qui vont casser les prix au point que plus personne ne pourra en vivre et il faudra au moins dix ans pour que le marché s'assainisse de nouveau avant de savoir vraiment qui fait quoi ... ce qui s'est déjà produit dans la vidéo professionnelle ou nombre de boite qui voyaient de l'argent facile à faire ont déjà disparue ... je le répète, c'est un métier !
Author : Phil29
Posted : 27-Aug-2000 10:43:22
Salut Mr Orange, ca faisait longtemps..
Je crois que sur ce point de vue nous sommes d'accord.
Author : alban
Posted : 27-Aug-2000 14:56:44
Lorsque l'on parle de matos, on parle de norme broacast, ou format de diffusion imposé par les chaînes de télévision. Bien entendu que faire des films ne s'improvise pas, mais la question de l'évolution technique ne fait pas rigoler, elle permet à l'amateur d'avoir accès à ce format, et cela ne s'est jamais produit auparavant, à cause des coûts. Ce que je ne comprend pas dans votre discours, c'est le mépris (ou la peur) que vous avez pour les gens qui aspirent à devenir à professionnel. Personnellement, je "pratique tous les jours" depuis huit ans, et j'estime avoir une formation complète. La qualité de mon travail n'a rien à envier à celui d'un professionnel, même si, comme tout le monde, j'ai encore des choses à apprendre. La seule différence avec un vrai professionnel, c'est qu'il gagne sa vie! Et c'est là une particularité de l'audiovisuel, gagner sa vie est un luxe, un privilège, qui autorise toutes les prétentions. Refuser la démocratisation ne donne plus lieu au débat, c'est un état de fait, et il va falloir s'adapter pour survivre. La démocratisation de la musique a elle tuée la musique? Je pense que la diversification de la production correspond à un nouveau marché. Le web et la multiplications des chaînes thématiques vont certe tirer la qualité et les budgets vers le bas, mais dans la masse, il y aura toujours des gens qui sortiront du lot.
Après, on peut toujours discuter sur des faits concrets pour savoir qui se dit professionnel, et qui ne l'ait pas, qui est le gentil Monsieur expérimenté, qui gagne sa vie, et qui est le vilain petit amateur qui ne comprend rien à la composante du plan ou à la mise en scène. En plus il fait caca partout! Personnelement, je suis dix fois plus touché par un petit film "amateur" relevant d'une bonne sensibilité artistique, avec quelques problèmes techniques, comme j'ai pu en voir cet été au festival d'Estavar, que par un pur professionnel d'entreprise qui a passé sa vie à faire de la captation niquelle de spectacle, avec de grosses betas lourdes et pas pratiques, ce qui relève d'un savoir technique pur, puisqu'il n'y a pas d'autre intention dans l'acte de filmer que de donner une vision objective du sujet. Pour finir, faire un film, c'est toujours un acte unique. Sa specificité détermine à elle seule le choix du format. Avant hier, j'ai fait par exemple un petit reportage de nuit. Il fallait que je sois discret. Comme je souhaitais avoir une relation intime avec les gens, tant dans les interviews que dans la captation des corps en mouvement (je devais filmer de très près), la nouvelle vx-2000 de Sony m'a été beaucoup plus utile qu'une béta. J'ai pu, par exemple, supprimer la lumière rouge temoin d'enregistrement. La sensibilité en basse lumière, complétée par un simple réflecteur polystirène que tenait la perchman, m'a permi d'obtenir très rapidement ce que j'escomptais, sans torche.
Il me semble donc qu'une discussion objective doit se baser sur des situations de tournage concrètes, où chacun fait profiter à l'autre de son expérience, et non à défendre sa Bastille derrière son ordinateur, en donnant des leçons.
Amicalement. Alban
Author : Phil29
Posted : 27-Aug-2000 17:09:58
Tiens tiens, le débat se relance alors.
Bien sûr que c'est pas le matériel qui fait de bon film sinon il n'y aurait que des chefs d'oeuvre sur tf1 :-)). Personnellement, je ne suis pas du tout contre l'utilisation de matériel pas cher. C'est pas sur ce plan que se passe le débat. Par contre, il est vrai que la "démocratisation" du matériel fait que de plus en plus gens arrivent sur le marché en pétant les prix. Je suis désolé mais si c'est çà la démocratisation merci mais ca me tente pas plus que ca. Quand on voir certaines prod proposer 600 balles par jour à un monteur pour bosser 8 heures, ou on va ? La baisse des prix sur le matos, je suis pour mais est ce pour autant qu'on doit accepter de bosser pour une poignée de cerises. C'est pas défendre sa bastille que de vouloir gagner correctement sa vie je pense. Les films sur le net ok mais combien on te paye pour çà. Rien ou presque. Et pourtant, quand on voit les sommes folles investies dans le secteur, on sent bien que ceux qui investissent dans les tuyaux pensent gagner de l'argent à un moment ou à un autre. Alban, je trouve que ta position évolue car tu ne parles plus de pistonnés ce qui est une bonne chose. Tu à l'air d'avoir des idées, de l'imagination et surtout une bonne dose d'envie donc çà va venir à un moment. Sur quelle région es tu ?
Author : alban
Posted : 28-Aug-2000 13:54:16
Merci pour les compliments! Je dirais plutôt une surdose d'envie. Comme beaucoup de jeunes provinciaux, je suis monté vivre à Paris pour réussir dans le cinéma! Depuis, j'attend mon heure... Pour ce qui est de l'évolution, ça change tous les quinzes jours. Pour l'instant, il n'est plus question de monter la prod (trop risquée quand on n'a pas les marchés). Je me suis racheté une vieille bagnole pour faire quelques plans de régie (il faut que je rapelle les gens, coucou c'est moi le retour du régisseur!), je cherche aussi du boulot au cadre etc. Mon matos va me servir pour me confectionner un "book" de réal., voir essayer de choper des plans au black à droite à gauche.
Pour ce qui des tarifs, tu as raisons de dire que c'est important de bien gagner sa vie, mais, quand tu passes des années à galérer financièrement, comment refuser le moindre plan de huit heure de boulot à 600 balles? C'est toujours mieux que de ne rien faire, c'est important pour les contacts etc. Par exemple, hier, je me suis fais interviewer place de Catalogne par un jeune de 22 ans qui bossait seul avec une pd-100 pour canal + : "L'accident du concorde va-t-il avoir une influence sur votre façon de prendre l'avion? Non, absolument pas. - Merci, aurevoir." En réalité, je pense qu'il balance des jeunes payés pas un rond, qui posent deux cents questions par jour, sans perchman ni réal, et ils se servent de ça pour meubler les montages cut rapides sur nimporte quel sujet. Aucun intérêt artistique, si ce n'est pour le monteur maison, mais question rentabilité, chapeau! N'empêche que j'aurai bien aimé être à sa place, parce qu'il a déjà un pied à canal, plutôt bon pour le contact et le cv.
Dernier mot sur le piston. Je parle de ça sur le net, parce que quand on a pas de boulot, c'est plutôt rageant. Par exemple, j'ai fait une figu sur taxi2, il y avait des nenettes mignones de 18 ans qui bossaient comme assistante de casting à 15000 francs par mois, et pour leur 1er tournage! Ce qu'elle faisait, avec un peu de bonne volonté, ce n'est pas si dure que ça. Tant mieux pour elles. En discutant un peu, elles ont reconnu que Leloo les avait embauché par piston. Maintenant, dans la réalité, sauf dans mes moments de colère, je n'ai aucune animosité contre qui que ce soit, j'ai moi même mon petit "réseaux" de plans boulot, même s'il ne me permet pas encore de vivre.
Salut. Alban
Author : Phil29
Posted : 28-Aug-2000 19:42:04
Parque 600 balles pour huit heures, c'est de l'exploitation et qu'en acceptant celà, tu cautionnes cette pratique de plus en plus fréquente qui consiste justement à profiter de l'attractivité de ce métier pour exploiter les gens sur le thème : faites vous la main chez nous pour ce prix là et ensuite on vous filera autre chose. Tu parles Charles. Par contre, celà fout en l'air des piges pour des mecs qui bossent depuis longtemps et qui se retrouvent avec moins de boulot. Et je dis 600 balles jours c'est que dalle surtout si tu bosses sur Paris. Es tu prêt à changer de coin pour bosser ?
Author : alban
Posted : 29-Aug-2000 12:34:58
Partir pour bosser quelques jours, quelques semaines, quelques mois, sans problème...