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Test DJI Osmo Pocket

Le nouveau gimbal et sa caméra intégrée 4k à l'épreuve du terrain et de la TestBox du Repaire

Publié par Michel le 15 Février 2019 dans Tests
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  1. Michel
    Le DJI Osmo Pocket nous avait séduit lors du dévoilement de ses specs il y a un peu plus de deux mois. Proposer des images en 4K à 60 images par seconde, stabilisées via une nacelle 3 axes, voilà qui pouvait laisser rêveur.

    Alors, l’Osmo Pocket vaut-il son prix ? Nous avons pu nous le procurer pendant quelques jours et le tester dans 3 situations : en mode automatique dans un parcours de musée avec @MyPOV, en situation de décorticage "Testbox" avec @Michel, et enfin en mode manuel lors d'un concert avec @JeffreyC.

    Le test en mode automatique, par @MyPOV


    Suite à la boutade d'Homero préconisant que je la teste, Le Repaire et Marina m'ont offert cette possibilité et je l'en remercie grandement, ça aussi était l'occasion de rencontrer Michel, JeffreyC et... la TestBox :good: La météo n'était pas de la partie avec du grand froid et un ciel uniformément gris.

    Voici mes impressions avant la sortie du firmware 1.4 qui change beaucoup la donne à mes yeux.

    La séduction…

    ...de l’innovation qui s’exprime dès le design. L’objet permet d’être discret de par sa compacité et sa sobriété. Au premier usage au-dessus du vide, le manque d’une dragonne se fait ressentir, ainsi que la peur de se la faire arracher de la main. De base, il manque naturellement la possibilité d’une fixation, on imagine une compatibilité avec le système Gopro ; Des accessoires fleurissent donc sur Internet. L’étui est agréable à utiliser et rassurant pour le transport notamment pour la tête de la caméra.

    La déception…
    ...de la nécessité du smartphone à outrance. Dès le déballage, il faut passer par un smartphone équipé d’une prise usb-c pour activer la caméra. Puis par la suite, la quasi-totalité des paramétrages n’est disponible que par l’application DJI sur smartphone. Du moins avec la version du Firmware 1.3. La sortie du Firmware 1.4 permet d'accéder à bon nombre de paramètres directement sur l'Osmo Pocket, comme l’a précisé mafach sur le forum.

    Dans la pratique il semble difficile de concevoir qu’on va connecter son téléphone pour modifier le moindre paramètre. Cela impose d’utiliser l’ensemble caméra et smartphone unis par le seul petit connecteur usb-c ; Passer par un adaptateur usb-c vers un autre format sera encore plus périlleux. Là aussi des accessoires sont déjà apparus pour solidariser plus sérieusement l’ensemble mais alors on perd la compacité de la seule caméra. Il y a aussi des accessoires de DJI qui monopolisent le même port de connexion, par exemple la « roue de commande » dédiée au pilotage de la tête de la caméra ; Ainsi on s’imagine à connecter, déconnecter, reconnecter en permanence

    La révélation…
    ...par l’image ; Finalement parce que ça en sera vraisemblablement l’usage le plus répandu du grand public et qu’il affranchit de la connexion avec un smartphone, sans trop y croire je l’ai testée en tout automatique. Le résultat pour cette taille de caméra et cette gamme de prix est vraiment bon tant en HD 1080 qu’en 4K. Cette bonne note concerne la stabilisation, la colorimétrie, la luminosité, le bruit, le piqué. L’ensemble des paramètres de l’image est calculé rapidement et sans a-coup. L’autofocus possède deux modes (accessibles par le smarpthone), en continu AFC il présente un petit pompage de 1 à 2 secondes lors de l’arrêt sur un plan fixe après un travelling. Toujours en considérant la taille de la caméra, les blancs sont bien rendus, même le ciel presque uniformément gris clair ce jour-là est rendu dans ses variations.

    L’espoir…
    ...d’une évolution du couple caméra-smartphone pour retrouver au moins quelques paramètres accessibles directement sur la caméra : Au minimum, l’EV (lumination), les ISO, le mode de l’autofocus avec une amélioration de sa réactivité. Cela permettra d’exploiter au mieux les capacités de la caméra notamment dans des situations critiques même si elle s’avère déjà surprenante en tout automatique. => Vœu exaucé avec la sortie du Firmware 1.4

    Ma préférence…
    …d’une caméra sans autofocus avec une mise au point à l’infini pour être sûr de ne pas rater une prise avec cette taille d’écran qui ne permet pas une vérification ; Ça semble plus adapté et moins risqué, en particulier pour le grand public. L’écran si petit demande de s’appliquer pour cadrer et pour trouver l’horizontal ; Là aussi seule une vérification sur un autre écran permet de contrôler le résultat.

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    Quelques remarques sur la caméra testée avec le micro logiciel 1.3 :

    La caméra :

    - Contrairement à certaines caméras, la stabilisation n’est pas débrayable.
    - La stabilisation mécanique permet de fonctionner même en très basse lumière alors que pour beaucoup de petites caméras elle décroche quand la luminosité devient insuffisante.
    - Même sur une surface lisse à l’écran, par exemple un mur uni, la stabilisation fonctionne alors qu’elle est inopérante ou avec un résultat aléatoire avec un système d’origine logiciel (on retrouve ce problème avec les logiciels de post-production),
    - La caméra est vraiment petite mais l’ensemble smartphone-caméra ne l’est pas, tout en ne formant pas un ensemble homogène solide.
    - Il n’y a pas de possibilité d’attacher une dragonne à la caméra, seulement à l’étui.
    - Après un temps d’utilisation dans une pièce à une vingtaine de degrés, le boîtier devient tiède au niveau de batterie. C’est aussi par là qu’on tient la caméra à pleine main ce qui ne doit pas favoriser l’évacuation des calories.
    - La batterie est fixe, sera-t-il possible de la changer ?

    La vidéo :
    - Il y a deux résolutions d’enregistrement : HD1080 et 4K. Les formats intermédiaires sont parfois intéressants pour bénéficier en post-production d’un montage FHD avec un peu de zoom sans avoir la lourdeur des fichiers 4K.
    - Il y a deux débits d’enregistrement. Étonnamment, le débit dit « super fin » n’est disponible que pour les basses fréquences d’images : 24 et 25ips pour le 4K et 24, 25, 30ips pour le HD1080. Le débit le plus élevé est de 100Mb/s en AVC pour descendre à 22 ou 35 Mb/s en HD1080 à 25ips.
    - Deux mode d'autofocus sont disponibles, l'un par défaut continu dit AFC, l'autre AFS fixe à régler une fois.
    - Pour le mode caméra, deux choix sont disponibles concernant l’image : Manuel ou Automatique.
    En Manuel, il est possible de régler l’ISO et le temps de pose mais pas l’indice de lumination
    En Automatique, seul le réglage de la lumination est disponible
    Ainsi il n’est pas possible d’identifier un bruit raisonnable pour cette caméra, de fixer l’ISO puis d’ajuster la lumination en fonction du plan à filmer.
    - Tous les réglages (ISO, temps de pose, lumination) du mode caméra nécessitent de passer par le smartphone ; Une fois fixés, on peut utiliser la caméra seule.

    Divers :
    - Il y a trois niveaux pour l’enregistrement sonore en AAC à 192Kb/s 48kHz
    - En photo, les panoramiques ne sont pas assemblés, il faudra passer par un logiciel. Le recouvrement disponible au montage entre les clichés est important.
    - Les deux types de panoramique sont composés de photos en 4/3 4000 x 3000 pixels : Le 180° fait de 4 photos à l’horizontal et le 3x3 à 9 photos.
    - Le time lapse crée à la fois une vidéo en HD1080 et une série de fichiers photos en 4000 x 2250 pixels.


    4K 60im/s intérieur


    4K 60im/s extérieur


    HD1080 25im/s


    4K 25im/s


    L’analyse d’image comparative : le test de la Testbox (prise de vue @JeffreyC et @Michel ; postproduction et analyse @Michel )



    Nous nous sommes posés la question de savoir ce qui se passerait si on essayait de 'matcher' des rushes de cet Osmo Pocket avec ceux d'une caméra standard professionnelle. D'où ce comparatif à l'aide de la TestBox.

    Nous comparons ici une caméra 4K au capteur 1 pouce, déjà bien connue, la Sony PXW-Z90, avec le nouvel appareil stabilisé de DJI au capteur 1/2,33 pouce.


    Il faut bien sûr visionner la vidéo pour prendre la vraie mesure des images produites mais voici aussi ci-dessous quelques images extraites de la vidéo pour illustrer rapidement cet article. (images PNG 24 bits 6 Mo chacune...)

    Les réglages de l'Osmo Pocket ont été faits en manuel dans toute la mesure du possible mais évidemment ce n'est pas une caméra pro et la finesse de réglage de l'exposition n'est pas idéale...
    La balance des blanc n'est pas parfaite (et d'ailleurs pas vraiment faisable, mais consolons-nous en sachant qu'en auto ça aurait été bien pire ;-)).


    Ecran "Pleins feux"


    couleurs01_4.1.1.png

    On remarque vite la caractéristique principale de l'image de l'Osmo Pocket : fort contraste, forte saturation des couleurs, probablement derrière cela la volonté du fabricant de générer une image plaisante et accrocheuse pour le public cible de cette caméra stabilisée de type plutôt grand public.

    La focale de 40mm de l'Osmo nous oblige à être très proche de la TestBox, si bien que la tête de notre mannequin cacherait les détails à gauche. Nous avons donc fait ces vues sans le mannequin pour garder de la richesse à la comparaison.


    couleurs02_4.1.1_4.4.1.png

    Les déformations géométriques sont assez importantes mais encore très raisonnables si on les comparait à la belle époque des GoPro ;-)

    L'accentuation (netteté, correction de contours) est très forte (comparable à celle de la Z90 en standard, mais sur l'Osmo elle n'est pas réglable.


    details fins_1.12.1.png
    L'impression de netteté est... impressionnante surtout compte tenu de la taille tout de même réduite du capteur.

    Dans cet écran "détails fins", on remarque que le circuit de réduction du bruit (non débrayable non plus sur l'Osmo Pocket) est efficace et gomme bien le bruit de la caméra tout en gommant également une foule de détails fins (voir le texte en petits caractères dans la vidéo).

    A noter qu'aucun traitement en postprod ne pourrait évidemment faire réapparaître les détails ainsi perdus.


    MirePF  Z90-Osmo_1.10.1.png

    En terme de définition ce qui frappe c'est que l'Osmo est loin d'être ridiculisé, c'est donc un point fort de cet appareil.


    LL-01  Z90-Osmo_1.17.1.png

    En "Low Light", l'Osmo Pocket est ici un peu pénalisée par notre comparatif puisque il implique une prise de vue au 1/50ème alors que si DJI a judicieusement limité l'automatisme des ISO à 3200 ISO, la caméra permettrait ici en principe de gagner 1 diaph grâce au 1/25ème de seconde qu'elle enclencherait automatiquement avec une luminosité de ce genre.


    LL02-def  Z90-Osmo_1.19.1.png

    Ce qui frappe ici (écran Mire en Low Light) c'est l'importance du vignettage, qui peut représenter, je suppose, le handicap principal (voire rédhibitoire) sur certains types de vues.


    LL03  Z90-Osmo_4.15.1.png


    En conclusion, remarquons que l'image de cet Osmo Pocket ne se couvre pas de ridicule face à celle de la Z90 et c'est en soi une grande réussite pour DJI.

    Après, par rapport à notre propos qui était de tenter de matcher les rushes DJI avec ceux de la Sony Z90 il faut se rendre compte que ça n'irait pas sans mal pour l'étalonnage.
    Les écueils resteraient nombreux : vignettage, contraste, saturation, sans même parler de la forte dominante rouge en cas de balance auto.
    En sensibilité brute, la Z90 est supérieure (pas de surprise, son capteur est plus grand).

    Le choix de DJI d'avoir bridé la monté du gain à 3200 ISO et au 1/25ème de seconde semble un parti pris judicieux compte tenu de la cible non professionnelle visée, qui évitera ainsi des images très bruitées peu flatteuses.

    Pour d'éventuels utilisateurs professionnels de cet Osmo Pocket, il semblerait nécessaire d'au moins disposer de profils utilisateurs qui n'existent pas pour le moment.

    Rushes natifs relatifs à ce test :
    - Osmo Pocket
    Rushes natifs DJI Osmo Pocket | Rushes natifs | Le Repaire
    - Sony Z90
    TESTBOX - Sony PXW-Z90 | Rushes natifs | Le Repaire

    Le test en mode manuel : captation de concert, par @JeffreyC


    Test réalisé avec la version 01.03.00.20 du firmware

    Les copains du groupe Madison donnaient un concert au Supersonic pendant la période de prêt de l’Osmo Pocket. C’était l’occasion rêvée de pousser l’appareil dans ses retranchements.
    Changements de lumière, scène relativement sombre, foule qui empêche de bien se déplacer...

    Premier avantage : l’Osmo Pocket et mon téléphone tiennent tous les deux dans les poches de mon jean. Ce n’est pas grand chose dit comme ça, mais dans un contexte de bar-concert, finalement c’est rassurant. Plus qu’avec une caméra ou même un hybride.

    D’un point de vue plus pratique, contrairement à MyPOV, mon téléphone possède une prise USB-C. De ce fait j’ai pu avoir un écran de taille acceptable pour filmer, et l’intégralité des menus pour paramétrer.

    Les lumières sur scène changeant continuellement, il était absurde selon moi de faire confiance au mode automatique.

    Hop : on règle la BDB, on met le shutter sur 1/50s, sensibilité 3200 ISO (la plus haute sensibilité disponible), 4K 25p, qualité d’image la plus élevée, stabilisation réglée en mode "sport"… Nous sommes prêts à filmer.

    [​IMG]
    Les techniciens se sont fait plaisir à la lumière, ça ne va pas être du gâteau à filmer !

    Que dire après 45 minutes de concert ?
    Tout d’abord, les 140 minutes d’autonomie annoncées… Avec un smartphone connecté on en est loin : la batterie était quasiment vide à la fin du test.

    Cela s’explique facilement : l’Osmo Pocket recharge le téléphone pendant son utilisation. Le manque d’autonomie peut être frustrant mais le smartphone ne s’éteindra jamais en plein milieu d’une prise. C’est un compromis qui est certainement judicieux, surtout pour le grand public.

    Lorsque l'on règle l'appareil en 4K avec la meilleure qualité d'image possible, un avertissement s'affiche concernant une potentielle chauffe excessive de l'appareil. Sans être brûlant, j'ai effectivement pu constater qu'au bout d'une dizaine de minutes l'appareil était chaud. Ce n'est pas des plus agréables, mais l'appareil est resté allumé durant les 45 minutes de concert. Tout va bien, dirons nous.

    La dynamique… Sans log il est assez souvent arrivé d’avoir une image partiellement sous-ex' et partiellement sur-ex'. C’était prévisible, les conditions étaient assez extrêmes.

    osmo pocket 1.png
    Capture d'écran
    On peut également constater que le bruit est perceptible à 3200 ISO. L'algorithme de réduction du bruit rend l'image plus floue et donne l'impression que la compression est très importante. Ce n'est pas vraiment acceptable si on est exigeant. On comprend mieux pourquoi la sensibilité a été bridée.

    Étonnamment je trouve le bruit plus perceptible dans les hautes lumières que dans les basses lumières (j'ai eu le malheur de mettre pause au moment où un projecteur tapait dans l'Osmo Pocket et a créé un flare, c'était vraiment pas beau à voir).

    Concernant la stabilisation, lors de la prise de vue j'ai eu l'impression de beaucoup trembler. En revisionnant les rushs après coup, je constate que finalement elle est très correcte. Quelques à-coups se font sentir, mais n'étant pas habitué à ce genre de produits je ne peux pas déterminer avec certitude si c'est un défaut du produit... Ou de moi.



    Courte vidéo comparative, étalonnée. DJI Osmo Pocket ; Sony A7R III + Zhiyun Crane 2 ; GoPro Hero III

    J'ai d'abord étalonné le Sony Alpha, qui était en log, puis j'ai aligné l'Osmo Pocket sur le plus possible sur l'image obtenue.

    Bien évidemment, il serait absurde de comparer la dynamique de l'Osmo Pocket avec celle du S-log 2 ! Mais le fait est que l'appareil de DJI souffre la comparaison.

    Faites-vous votre propre opinion : trouvez-vous le matchage acceptable, et êtes-vous impressionnés (en bien ou en mal) parce ce qu'arrive à produire l'Osmo Pocket, par rapport à un appareil qui vaut 10 fois son prix ?

    Il faut bien sûr avoir en tête que le contexte de fort contraste / forte saturation de ce concert n'est pas le cas le plus challengeant, et de plus plutôt favorable au type d'image concocté par DJI pour l'Osmo Pocket.

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