Film de Voyage, optimiser sa séquence d'intro "décollage d'avion"
Des images à la rescousse de l'histoire !
Ivan « Furaxounet » Dubessy
PrEparation des Elements
Inventez le chaînon manquant
Important : Avant toute chose, nous tenons à vous mettre en garde sur un point en particulier : les droits d'auteurs. Grâce au web, nous allons être en mesure de trouver du "matériel" pour étoffer notre film, mais attention, toutes les images et vidéos que nous allons récupérer devront être libres de droit ou réservées à un usage strictement personnel. Le cas échéant, vous serez obligés de demander l'autorisation de les utiliser, et il n'est pas impossible que leurs auteurs vous réclament une contrepartie financière. Attention donc, cette méthode peut s'avérer coûteuse si vous décidiez de l'utiliser pour monter un projet plus ambitieux.
En visionnant plusieurs fois le début du film actuellement en chantier sur la "timeline", on se fait une idée globale de ce qui manque pour raconter le point de départ de notre histoire. Dans le cas présent, nous identifions qu'il serait bien d'avoir un plan général de l'aéroport duquel nous sommes partis; d'y ajouter quelques plans montrant notre avion ou un modèle identique (par souci de cohérence); d'un film supplémentaire d'un avion au décollage; et d'une carte de l'Europe pour y ajouter un effet "à la Indiana Jones (1)". Bref, il y a du pain sur la planche.
(1) Accompagnement sonore, film additionnel et carte feront l'objet de prochains tutorials.
Contre les trous, il y a Internet et le système D !
Une bonne habitude à prendre lors de l'embarquement est de noter le numéro d'immatriculation de l'avion. Avec un peu de chance, d'autres personnes l'ont photographié ou filmé, et vous pourrez ainsi le retrouver sur Internet. Ce numéro se situe sur la partie postérieure de l'appareil, entre les stabilisateurs horizontaux et la porte d'embarquement arrière. Souvenez-vous également de la compagnie aérienne pour vous rabattre sur un modèle identique au cas où "votre" avion serait introuvable.
Lorsque vous êtes en possession de ce code, rendez-vous sur le site www.airliners.net et inscrivez l'immatriculation dans le champ du moteur de recherche interne, en haut à gauche sur la page d'accueil. En tapant HA-LED, le site affiche toutes les photographies de sa base de données se référant à cet avion de la compagnie hongroise Malev (Illustration-2). L'appareil que nous recherchions… Chaque cliché s'accompagne d'un cartouche qui fournit plusieurs liens très utiles : type d'appareil, compagnie, jour de la prise de vue, son auteur, etc. (Tout ce qu'il faut pour contacter un photographe et lui demander les droits d'utilisation…).
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illustration 2 Airliners.net est à l'aviation ce que le Repaire est à la vidéo !
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En parcourant les pages pour visualiser les images, essayez d'échafauder – voire de croquer – une succession de plans qui vous permettraient d'entrer dans l'avion et de justifier la présence de votre caméra à son bord… C'est ainsi que nous avons décidé qu'il nous fallait une vue générale aérienne de l'aéroport de Roissy, une vue très large de l'avion sur le tarmac, un plan rapproché sur le cockpit, une vue depuis l'habitacle, et une vue latérale. Tous ces "plans", nous allons les trouver sur le site.
Veillez à ne pas sélectionner n'importe quelle image. Les plus appropriées sont celles qui représentent votre avion ou un modèle identique de la compagnie, qui ont été photographiées à une période du jour qui corresponde avec votre film et qui ne possèdent pas d'éléments extérieurs visibles qui pourraient trahir une information que l'on souhaite masquer. Par exemple, puisque nous sommes au départ de Roissy, mieux vaut choisir des images qui n'affichent pas la tour de contrôle aérienne de Moscou sous la neige !
Cliquez sur "Large" en-dessous de chaque "thumbnail" (ou vignette) qui vous convient afin de l'afficher en taille réelle pour la sauvegarder sur votre disque dur. A ce stade, si vous êtes un peu doué pour le dessin, vous pouvez carrément élaborer un story-board (Illustration-3) pour dégager les actions de chaque plan et leur interaction dans la séquence. Si vous êtes moins doués, pas de panique : Premiere Pro dispose de l'option qu'il vous faut…
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illustration 3 Le story-board dans sa version papier ;-)
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Note : Avant de quitter le site, n'oubliez pas de récupérer une vue générale de l'aéroport en entrant son nom, toujours dans le champ prévu à cet effet dans le moteur de recherche du site.
Note : Afin que vous puissiez suivre pas à pas cet exercice, nous avons volontairement laissé le nom des fichiers images que nous avons récupérés sur le site. Le chiffre qui leur sert de nom est le numéro d'immatriculation par lequel ces images sont référencées dans la base de données de Airliners.net.
Image 1 : 0844044
Image 2 : 0448817
Image 3 : 0904662
Image 4 : 0655124
Image 5 : 0800922
Vous pouvez donc entrer directement ce numéro dans le moteur de recherche pour obtenir plus rapidement les photos qui vous permettront de suivre ce tutorial.
Du pain sur la planche à dessin
A l'aide de la commande CTRL + I, nous importons nos cinq images en indiquant à Première l'endroit où elles se situent sur notre disque dur. Elles apparaissent alors dans la fenêtre Projet, à la suite des éléments déjà présents. Pour plus de confort, nous créons un nouveau chutier (en cliquant l'icône en forme de répertoire, ou CTRL + !) que nous appelons "Départ en Images" et dans lequel nous glissons les fichiers importés [Illustration-4(b)].
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illustration 4 : Le storyboard dans Premiere Pro
Importation des images et leur tri en mode story-board
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Enfin, pour ceux qui n'ont pas élaboré de story-board, ou qui sont encore indécis quant à l'enchaînement à donner à ces éléments sur la timeline, nous activons la vue story-board de Premiere en cliquant l'icône en forme de téléviseur [Illustration-4(c)]. Ce mode de classement permet de manipuler intuitivement les objets présents dans la fenêtre Projet et ainsi de tester le bon fonctionnement d'une séquence, par exemple.
Nous déplaçons alors les vignettes sur le quadrillage afin d'obtenir le même ordre que sur notre dessin. Comparez les illustrations 3 et 4(c).
Note : le mode story-board fonctionne comme une bande dessinée : le sens de lecture part du haut à gauche pour s'achever en bas à droite. Les images (ou clips) ainsi retenus et agencés se retrouveront déployés dans le même ordre chronologique sur la ligne de temps.
Une fois satisfait du résultat, sélectionnez les cinq images (ou plus si votre séquence en nécessite un plus grand nombre), et cliquez sur l'icône en forme de graphique statistique dans la zone inférieure de la fenêtre Projet (Automatiser à la séquence). Une boîte de dialogue apparaît alors (Illustration-5), veillez à ce que l'option "Appliquer la transition vidéo par défaut" soit bien décochée. Ici en effet, nous ne voulons pas d'un diaporama, mais au contraire des plans rapides qui s'enchaînent sans transitions.
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illustration 5 En action : l'option qui transforme une BD en film !
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Laissez les autres options proposées par défaut. En validant par OK vous obtenez normalement une insertion des cinq images sur la timeline à partir du point zéro, chacune dure six secondes (valeur par défaut) et est recadrée en fonction de sa résolution, ce qui nous convient. Vous pouvez toutefois modifier ces réglages dans les préférences de Première s'ils ne vous convenaient pas…
Le trait rouge qui courre en dessous de l'échelle de temps entre 0 et 30 secondes indique que les images nécessitent un rendu pour être lues de façon optimale par Première. Positionnez la "pince" de façon à sélectionner la zone rouge de votre montage, puis appuyez sur Entrée pour lancer le rendu. Faites une lecture depuis le début du montage pour "ressentir" l'enchaînement des plans afin de s'assurer qu'ils correspondent bien à l'objectif recherché.
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illustration 6 La fameuse "pince" qui calcule la zone qu'elle enserre
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Derniers préparatifs avant le grand départ
Cette lecture vous permet de constater quatre choses : certes l'enchaînement est conforme à celui de notre story-board, mais les images durent trop longtemps, sont parfois mal cadrées, et surtout, on a le sentiment qu'il ne se passe rien ! Nous allons donc y remédier en les animant une à une…
Si vous reprenez notre dessin de référence [Illustration-3], vous constaterez que son auteur y a placé des flèches pour indiquer le mouvement qu'il souhaite appliquer à chaque image, avec en plus une courte annotation. Ce sont ces mouvements que nous allons tenter de reproduire.
Sélectionnez donc le premier clip sur la timeline (image 0844044), assurez-vous qu'il soit bien affiché dans le moniteur (au besoin déplacez la tête de lecture) et activez l'onglet Options d'effet dans la fenêtre Moniteur. Enfin, pour un travail plus précis, choisissez de visualiser les marges admissibles en cliquant l'icône en forme de viseur dans le moniteur Séquence 01 (Illustration-7).
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illustration 7 Clip sélectionné, marges affichées, il n'y a plus qu'à régler l'animation.)
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Avant l'étape d'animation, nous devons positionner correctement cette image. A l'aide de l'outil Echelle, grossissez-la de 6 %, elle passe ainsi d'une valeur de 63,8 % à 69,8 %. L'objectif est que les bords de la photo dépassent les marges admissibles afin d'être sûr de remplir le cadre de la télévision. On s'aperçoit également que l'image est un peu excentrée, ce à quoi nous remédions avec l'option Position. Par défaut, l'image se trouve aux coordonnées 360 sur l'axe des X et 288 sur l'axe des Y. A l'aide du "curseur intelligent", cliquez la valeur 360, et, tout en maintenant la pression sur le bouton de la souris, déplacez votre main vers la droite pour stopper à 378. Voilà notre image bien centrée.
Notez au passage que ces modifications influent sur la vidéo – la zone rouge est revenue – Première devra donc recalculer le segment qui correspond à notre image pour la restituer avec la meilleure qualité possible.
Rappel : il existe plusieurs méthodes pour modifier les valeurs des objets dans Première. Soit en positionnant le curseur au-dessus du chiffre à modifier, puis en le déplaçant de gauche à droite (ou inversement), sans relâcher la pression sur le bouton de la souris; soit en entrant manuellement la valeur après avoir cliqué sur le chiffre en question; soit en faisant appel à la réglette de réglage qui apparaît lorsque l'on active le petit triangle en face de l'option en question (Echelle dans le cas présent).
Ivan « Furaxounet » Dubessy
Avril 2006
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