Le traitement de médias au format HDV, pose
plusieurs problèmes, en comparaison des formats classiques
auxquels nous étions habitués (SD non compressée,
Mpeg2 I frame, DV).
En premier lieu la dimension d'une Image est de
1440x1080 entrelacé ou de 1280x720 image pleine ; soit
respectivement 3,75x et 2,2x plus lourde qu' une définition
standard.
Ensuite pour des raison de stockage sur bande (la
même qu'en DV) la compression est effectuée par groupe
d'images (6 images pour le 720P, 12 demi-images pour le 1080I). Une image sur 6 est stockée et compressée
entière, pour les autres seules les différences sont
stockées.
Ce deuxième point fait que ce format en tant
que tel, en natif, n'est pas vraiment adapté au montage,
car pour accéder à une image il faut décompresser
et reconstruire tout le groupe d'image. Cela nécessite un
tampon mémoire conséquent et des ressources processeur
importantes, même pour des opérations très basiques,
comme le raccord de 2 plans en cut. Dans ce cas précis, outre
le fait qu'il faille décompresser et reconstruire les GOP
(Groupe d'images) concernés de chacun des 2 plans (24 demi-images
au total en pour le 1080i, 12 images pour le 720 P), l'édition des points de sortie et d'entrées
de ceux-ci impose la reconstruction en chaîne des tous les
GOP intervenant après la zone d'édition. Certes les
logiciels de montage prennent dans un premier temps quelques libertés
avec le format en reconstruisant un GOP non standard ou tout simplement
en ne recompressant pas la zone en cause, mais cela impose de toute
façon (dans la mesure ou le format de sortie reste le HDV,
bien sûr, ce n'est pas une fatalité absolue en soi)
une recompilation finale.
Pour traiter le HDV en montage, tout en gardant
les habitudes que nous ont données les systèmes de
montage modernes (résultats en temps réel) il est
nécessaire de disposer de station extrêmement puissantes
ou de disposer d'alternatives efficaces : convertir le flux
HDV natif dans un format plus adapté au montage.
Deux types de codecs intermédiaires
en alternative au montage HDV natif
Deux Codecs sont utilisés (selon les éditeurs) :
le wavelet (ondelettes) et le Mpeg 2 HD I Frame.
La conversion est faite soit en temps réel, soit en tache
de fond (pendant la capture), soit après capture.
Tous deux ont un taux de compression variable, ce
qui permet de jouer sur la qualité et par conséquent
sur l'espace disque. Ils compressent chaque image indépendamment,
donc permettent pendant le montage d'économiser des ressources
processeur, ainsi que de la mémoire, mais sont par contre
plus gourmant en espace et performance disque dur ( à qualité
égale).
Tous deux sont qualitatifs en Ecriture (compression),
c'est sur la lecture (décompression) que se fait la différence.
De part la façon dont le codec wavelet compresse
l'image, la qualité de décompression est variable,
cela permet de s'adapter aux contraintes de performance de la station,
pour afficher un résultat.
Le Mpeg 2 I quand à lui sera décompressé en
pleine qualité, il lui faudra donc un machine performante
pour afficher un résultat Temps Réel (bien que certains
editeurs aient des codec dont les algorithmes de décompression
soient très optimisés, et par la même performants
sur des stations loin d'être démesurées).
La méthode du format intermédiaire
pour le montage a comme avantage d'apporter un confort réel
en montage en équilibrant mieux les ressources processeur-Mémoire-Disques
Dur ; elle ne dispense pas, par contre, d'une re-compilation
finale.
La nécessité des codecs intermédiaires
?
Pour monter en HDV (confortablement), il est préférable,
à l'heure actuelle, de passer par un format intermédiaire.
De mon point de vue,
- la technologie 'wavelet' semble plus adapté au parc informatique
grand public existant (Mono processeur puissant) en proposant les
rendus temps réel en qualité de prévisualisation
adaptative,
- alors que les solutions de montage Mpeg 2 HD I frame, nécessitent
un équipement plus conséquent (Bi-processeur) en apportant
en revanche une qualité preview temps réel supérieure sur sortie vidéo SD ou HD.
Par contre, pour l'export HDV sur bande, les deux technologies nécessitent
un ré-encodage mais offrent a priori un résultat comparable.
Différents essais pratiques permettront de valider ou réévaluer
cette affirmation.