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| Guide : Critères d'achat d'un camescope |
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| Écrit par Bob Art | ||||||||||||
| 31-10-2006 | ||||||||||||
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Bob a rassemblé dans cet article les critères à prendre en compte avant l'achat d'un camescopes...
Critères à prendre en considération avant l’achat d’un caméscope
Achat d'un caméscope DV. Les caméscopes numériques sont désormais relativement bon marché et offrent des possibilités d'enregistrement vidéos variées, adaptées aux besoins de leurs heureux propriétaires : enregistrement DV sur cassette mini DV, enregistrement MPEG2 ou MPEG4 sur DVD ou disque dur ou enregistrement sur carte. Toutes ces solutions sont compatibles directement avec les PC ou Mac, les ordinateurs ayant les drivers adéquats ou bien les appareils étant livrés avec un petit logiciel permettant de faire certaines acquisitions basiques. Par conséquent, l'achat d'un caméscope numérique peut être envisagé indépendamment de la configuration de l'ordinateur, sauf si l'on envisage l'acquisition d'un caméscope enregistrant en haute définition (Cf. la FAQ sur "matériel pour monter et graver son film"). Achat d'un caméscope HD (enregistrant dans un format HD, dont le HDV). Le budget est plus conséquent et il comporte un pré-requis informatique, qu'on ne peut ignorer si l'on souhaite monter ses vidéos, lequel coûte aussi cher que le caméscope. En effet, pour monter en HD, il est indispensable de disposer d'une config puissante, au moins à base de proc Core 2 duo, d'une bonne carte graphique PCI E et d'éléments compatibles, non compris le TV et le projecteur qui doivent tous être HD ou HD ready si l'on tient à bénéficier de toute la finesse de définition du HDV, environ 4 fois supérieure à celle du DV. Chaque format de caméscopes DV, DVD, disque dur, carte, D8 et HDV a ses avantages et ses inconvénients. Selon ses besoins et son budget, on attachera plus ou moins d'importance à ceux passés en revue ci-après. Les principaux critères qu'il est conseillé d'examiner avant l’achat sont les suivants : 1 - La qualité de l’image enregistrée et fournie. On obtient une meilleure image avec les caméscopes TRI CCD (un capteur par couleur RVB, Rouge, Vert et Bleu). Itou avec des capteurs CMOS. 2 - La qualité audio. Un bon rendu exige que le micro soit éloigné de la partie mécanique du caméscope et donc que l'on puisse ajouter un micro extérieur sur la griffe porte accessoire et de disposer d’une prise micro. 3 - Le nombre et la dimension des capteurs. Le ou les capteurs doivent être de grande dimension. La plupart des caméscopes grand public ont des capteurs entre 1/6 et 1/4 de pouce. ¼ de pouce c’est mieux que 1/6 ; 1/3 de pouce est encore beaucoup mieux, mais le prix est aussi plus élevé. Ne pas confondre la taille des capteurs et le nombre de pixels. On examinera la question du nombre de pixels un peu plus loin. 4 - Les gadgets techniques. Moins ils en ont, mieux l’on se porte. Nombre de gadgets électroniques ne sont jamais utilisés, comme les programmes pour le sport, la nuit, le jour, etc. Ils sont rarement indispensables : les logiciels de montages les remplacent très aisément. Par exemple un zoom numérique de forte puissance, c’est inutile : ça ne donne jamais de bons résultats, ça gâche la qualité des images. Le zoom numérique ? Les logiciels de montage font mieux. 5 - Les modes de fonctionnement. Le tout automatique ne manque pas d'intérêt, notamment pour filmer les scènes à l'improviste. Mais les caméscopes sont néanmoins plus intéressants lorsqu’ils offrent la possibilité de débrayer les principaux réglages et de passer en manuel (balance des blancs, focale, mise au point, vitesse, etc.). 6 - Les connexions notamment avec les micros ordinateurs. Les DV IN et OUT sont indispensables sur les caméscopes mini DV à cassettes. Les caméscopes enregistrant sur DVD n'ont pas besoin de cordon de connexion, ni ceux à cartes. Le connecteur S Vidéo IN et OUT reste dans tous les cas utile. Sur certains caméscopes, la présence des connecteurs S Vidéo IN et Cinchs (composites jaune, blanc et rouge) signifie que l'appareil dispose du "pass through", c'est à dire du convertisseur analogique/numérique qui dispense d'enregistrer une vidéo analogique pour la numériser. Le "pass through" permet de faire numériser une vidéo analogique par la partie hard d'un caméscope et de la transférer directement à l'ordi. 7 - Le viseur et l’écran LCD. Un viseur de bonne qualité, en général en couleur, est à rechercher (les viseurs en noir et blanc donnent de meilleurs résultats s’ils sont précis ; aujourd’hui, ils sont l'apanage des seuls modèles professionnels). Le petit écran LCD est apprécié pour ajuster la visée dans des positions particulières : caméscope au ras du sol ou au-dessus des têtes. Attention : ils consomment plus d’énergie que les viseurs et ne sont pas toujours utilisables en plein jour (l'image devient parfois invisible sans un pare-soleil spécifique). 8 - Le stabilisateur d'images. Les puristes préfèrent l’optique au numérique. Autrefois, début des années 2000, les stabilisateurs numériques avaient la réputation de détériorer l'image. Aujourd'hui le nombre de pixels étant généralement très élevé, les stabilisateurs numériques disposent d'un large champ de pixels dans lequel ils peuvent taper pour stabiliser l'image ! Et ils le font très bien. Le capteur CCD d'un caméscope à stabilisateur optique n'a pas besoin d'autant de pixels qu'un autre à stabilisateur numérique. Il suffit qu'il en possède 414 720 (720 X 576, format du DV) pour fournir une vidéo au format DV. Le stabilisateur numérique en a besoin de beaucoup plus pour agir en interpolant le mouvement de façon logicielle. Mais le capteur qui, à taille égale, a le moins de photosites (ou "pixels"), est a priori plus sensible que celui qui en a plus dans les faibles lumières. D'une manière générale, les capteurs CCD les plus gros (et non ceux qui ont le plus de pixels) réussissent bien à gérer les contrastes et à restituer par exemple le grain de la peau d'un personnage en contre jour. Face à une telle difficulté, les petits capteurs des caméscopes grand public ne peuvent que constater la présence d'une silhouette dans la lumière. En faible lumière, les petits capteurs ont aussi un gros handicap connu : ils génèrent du "bruit" (ces grains mobiles qui créent un espèce de flou). La multiplication du nombre de pixels (2, 3 ou 4 millions) ne peut compenser la faiblesse de la taille des capteurs, sur laquelle les prospectus évitent de s'étendre ! Un stabilisateur numérique nécessite une vitesse d'obturation relativement rapide et ne permet donc pas la prise de vue dans des conditions d'éclairage difficiles, faibles lumières et forts contrastes. Un stabilisateur numérique peut être trompé par les mouvements enregistrés, même lorsque le caméscope est sur pied... par exemple : un fond noir avec un balancier d'horloge aura tendance à être artificiellement stabilisé ! Le stabilisateur optique ne s'y trompe pas (il n'est sensible qu'aux seuls mouvements du caméscope). Les deux types de stabilisateurs optique et numérique doivent être désactivés dans certaines situations (pour faire des panoramiques -panos- par exemple, ou lorsqu'on fixe l'appareil sur un pied). La fabrication des stabilisateurs optiques coûte plus cher que les numériques. Les modèles de caméscopes tri-CCD ont jusqu'en 2003 été exclusivement équipés de stabilisateurs optiques. Aujourd'hui, on trouve de petits tri-CCD à moins de 700 € à stabilisateur numérique. Attention, lorsque le TRI CCD devient le principal argument de vente d'un caméscope économique (moins de 1 000 €), il ne faut pas croire que le reste des performances est à la hauteur d'un TRI CCD plus haut en gamme. On ne peut pas tout avoir ! L'expérience montre que les TRI CCD économiques ont de piètres performances en faible lumière. Aucun des deux types de stabilisateurs optique et numérique ne sait compenser des mouvements de forte amplitude (notamment de la mer, même calme). Mais ils savent bien gérer les tremblements de la main qui tient le caméscope... et non celle du malheureux Parkinsonien. 9 - La taille ou le volume. Un caméscope suffisamment gros et lourd est plus facile à tenir en main et à stabiliser qu'un très léger. Le poids et le volume élevés améliorent la stabilité. Mais les petits caméscopes qu'on peut glisser dans la poche ont d'autres avantages, notamment la discrétion. Cependant, les minis caméscopes ont l'inconvénient d'avoir des touches peu accessibles et trop petites, y compris sur l'écran LCD. Pour utiliser correctement certains modèles, il faudrait avoir des doigts de fée. Appuyer sur 2 commandes en même temps n'est pas un privilège ! 10 - Le SAV. Ce point est important. Après l'achat, lorsque survient la panne imprévue qui n'arrive qu'aux autres, à ces maladroits et malchanceux, on a plus d'une fois besoin du service après vente. Ce SAV permet de s'assurer qu’au-delà de la bonne campagne de pub sur le caméscope convoité, sa fiabilité et sa robustesse sont confirmés par un service après vente efficace. Cette qualité dépend souvent des relations que l'on a avec son vendeur, étant entendu, à de rares exceptions près que les grandes surfaces ou les grandes boutiques sont destinées d’abord à vendre… de même les sites sur Internet ! La liste des grandes caractéristiques à prendre en considération avant son achat n'est pas exhaustive. Les prix des caméscopes grand public varient entre 300 et 10 000 € selon que l’on s’intéresse à un mini DV vertical, un DVDCAM, un D8 (il n'existe plus que 2 modèles Sony de ce type en vente en France fin 2006, mais il en existe d'autres à l'étranger, notamment sous la même marque), à un mono ou Tri CCD DV ou HDV, avec ou sans changement d’optique.
En complément de ces dix premiers critères de base, quelques observations complémentaires et les plus gros défauts à éviter selon l'utilisation à laquelle on destine l'appareil sont fournies pour les plus mordus.
Personnellement, je préfère les caméscopes enregistrant sur cassettes aux caméscopes enregistrant sur DVD, sur cartes ou sur disques durs. En effet, en ce qui concerne les DV, ils compressent moins les vidéos. Ils enregistrent près de 13 GO de DV à l'heure sur bande alors que les DVDCAM ont besoin de 3 minis DVD pour la même durée enregistrés en MPEG2 (avec les interruptions que ça comporte au mauvais moment). En outre, au montage, on travaille à l'image près en DV et par groupe de 6 ou 12 images en DVDCAM MPEG2. Le HDV fait aussi appel au MPEG2 et compresse aussi les vidéos, mais les logiciels de compression / décompression pour le HDV ont beaucoup progressé et offrent des résultats renversants (écoeurants, diraient nos cousins québécois). Les avantages et inconvénients des enregistrements sur bandes et DVD sont traités dans une autre FAQ. Le plus gros avantage de la bande est qu'elle reste encore la meilleure solution d'archivage à long terme, loin devant le DVD. Sur les caméscopes tri-CCD, les connecteurs indispensables sont une prise micro (pour micro externe) XLR ou mini jack, un porte accessoires (griffe intelligente, si possible), porte micro, porte torche... La possibilité de visser un grand angle est évidemment un "plus" appréciable. Pour les mono, ce sont les caméscopes qui ont les plus gros CCD qui sont les plus performants. Curieusement, la taille des CCD a une fâcheuse tendance à rétrécir ces dernières années. Le marketing évite de parler de la taille des capteurs. Il met l'accent sur le nombre de pixels (des millions, ça flatte l'acheteur néophyte !) qui ne sont pas directement utiles pour la vidéo puisque, par définition, le format DV n'en utilise que 414 720 (soit 720 X 576, comme on l'a vu précédemment), l'excédent n'étant utilisé que pour le format 16/9 et pour la stabilisation numérique. Pour choisir un bon caméscope, il faut éviter les formats exotiques, proches du DV mais qui n'en sont pas comme le micromv, qui a fait un flop, ou les formats utilisés en photo. Ils ne sont généralement pas compatibles avec les matériels et softs standards.
Lorsqu'on envisage
de faire du montage, on préfèrera les appareils enregistrant sur
cassettes mini DV aux DVDCAM. Les DVDCAM sont davantage faits pour
créer des DVD, prêts à la lecture sur un lecteur DVD de salon, mais non
pour exploiter les images comme on le fait avec les vidéos sur
cassettes DV. Attention : on ne gagne pas de temps en enregistrant sur
DVD par rapport à la cassette DV, car il faut finaliser le DVD avant de
le lire.
En conclusion, l'offre est désormais importante pour remplacer les caméscopes DV enregistrant sur bande. Dans la guerre des standards, on notera que les HDV enregistrent en MPEG 2, encore sur bande, mais parfois sur cartes P2 ou sur disques durs. Il faudra encore patienter un certain temps pour disposer de solutions plus performantes que les minis cassettes DV qui offrent à la fois une grande qualité, une longue durée de vie, des enregistrements économiques.
Une
caractéristique très importante des caméscopes DV : les connecteurs DV
IN et OUT, SVHS IN et OUT. Ces connecteurs sont indispensables au
montage. Tous les caméscopes possèdent un connecteur DV OUT ou SVHS.
Mais tous n'ont pas le DV IN indispensable pourtant au montage.
Jusqu'en 2002, on pouvait "trafiquer" la connexion DV IN, et débrider
certains caméscopes qui en étaient dépourvus. L'opération n'est plus
possible aujourd'hui.
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