| Le
logiciel sait parfaitement gérer l'interface
série RS422 et permet aussi de conformer un projet
à partir d'une machine non pilotée.
- Prenons un exemple concret :
L'ordinateur
de montage est équipée d'une carte d'acquisition
MJPEG peu chère : DC10 ou DC 20 et d'un contrôleur
firewire de base (adaptec 8945). Au moment de la
capture en basse résolution qui s'effectuera
avec la carte MJPEG, il suffit d'incruster le timecode
au début et à la fin du rush. Dans
le logiciel, on utilise alors la fonction "saisie
time code" pour associer la valeur lue à
l'écran au fichier AVI. On obtient alors un rush
en qualité maquette "timecodé".
Au moment de la conformation, le logiciel va utilisé
la carte Firewire pour capturer la source DV. Signalons
tout de même que le contrôle DV du logiciel
reste à finaliser.
un système de "Bip" permet de marquer
une bande pour utiliser un appareil non piloté.
Ce bip est utilisé pendant la conformation pour
synchroniser les rushes. Il faut toutefois pouvoir
générer ce bip sur la bande sans écraser
l'image en utilisant par exemple la piste PCM de certains
camescopes Hi-8. A la conformation, la lecture est alors
lançée manuellement par l'utilisateur,
le logiciel se chargeant de repérer ces "Bip". Etudions
le logiciel de plus près... Les
phases de conception s'enchaînent logiquement
mais il est important de les respecter sous peine de
se retrouver bloqué ou perdu. Une
fois la capture réalisée depuis
le logiciel, on peut directement éliminer les
rushes inexploitables grâce à la commande
consolidation. On
crée ensuite un chutier qui propose dans
un menu déroulant la liste des rushes sélectionné
précedemment. Pour chaque rush, les points in
et out permettent de créer des plans virtuels.
On
peut facilement choisir une image de réfèrence
pour le vignette symbolisant le plan. Bien sûr,
on peut créer de multiples chutiers pour organiser
son travail. Il
est temps de créer un fichier séquence
(timeline) : c'est la partie la plus originale du programme.
En effet, toutes les actions s'opèrent sur cette séquence.
Il n'y pas d'étape "moniteur" entre
les chutiers et la séquence comme sous Première
: il faut obligatoirement faire glisser les plans sur
la timeline pour les visionner. Il est toutefois bien
entendu possible de visionner ces plans depuis le chutier.
Pas d'overlay non plus : obligation de monter avec un
moniteur de contrôle. Pour travailler
sur les plans, on utilise une piste "virtuelle"
placée au dessus de la piste vidéo. On
y fait les ajustements nécessaires (décalage,
allongement de plans...) : cela est visualisable directement
sur le moniteur. Quand
le plan source convient, on clique sur OK pour le placer
effectivement sur la piste vidéo. Une modification
sur un plan s'opère de la même façon
: on choisi l'action à effectuer dans un menu
déroulant (A/B Roll, insert vidéo, décalage
audio...), le plan se place sur la piste d'ajustement,
on le travaille et la touche "entrée"
vient valider les modifications. Cette méthode
peut dérouter au premier abord, mais devient
vite efficace pour monter rapidement un projet. Une
fonction très interessante est la possibilité
de créer plusieurs séquences : on peut
alors copier des plans d'une timeline à une autre.
Cela permet de visionner par exemple plusieurs versions
d'un montage sans devoir compiler le film, la lecture
depuis la timeline étant parfaitement fluide. La
partie audio est évoluée puisqu'il
est possible de lire en écoute simultanée
et en temps réel 5 pistes stéréo.
La désynchronisation accidentelle de l'audio
et de la vidéo est impossible. L'on peut aussi
resynchroniser une vidéo et son fichier audio
d'origine si on les a séparés délibérement
auparavant. Le réglage du volume et du panoramique
peut s'effectuer en temps réel pendant la lecture
au montage. Pour être
juste, disons tout de même, en matière
de conclusion, que le logiciel est loin d'être
parfait. Pour l'exploiter il faudra commencer par s'habituer
à sa philosophie et à sa présentation.
L'interface n'est en effet ni très "sexy"
ni même intuitive. Les raccourcis claviers sont
ceux implantés par l'auteur et nullement paramétrables.
En revanche, Vidéo Tracker peut séduire
les personnes voulant un système performant pour
gérer un grand nombre de rushes (documentaire
par exemple). Le montage off-line permet de réduire
de façon importante les coûts de productions. Enfin,
l'habillage du film peut s'effectuer sur des logiciels
plus axés "multimédia", une
passerelle à base d'export est possible avec
Première. Antoine
Soltys |