Mélangeur Vixid VJX16-4 : presque After-Effects inside ! - Premières Impressions |
| Écrit par Sébastien Gaillard | |
| 09-04-2008 | |
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On connaissait les PC et Mac « Intel inside », or voici un mélangeur vidéo analogique SD qui m’a fait l’effet de « After-Effects » inside ;-) Le nom du logiciel Adobe étant ici à prendre au sens figuré, bien entendu le logiciel n’est pas réellement à l’intérieur, mais les effets intégrés, la manière de les paramétrer (avec un écran LCD reprenant la valeurs des paramètres) rappelle beaucoup le travail sous Photoshop ou After, mais cette fois en live. Je vous propose donc de partager mes impressions suite à une petite prise en main de ce produit, et plus particulièrement sur cet aspect qui m'a séduit : le traitement des effets à la manière des logiciels de compositing et d'effets visuels.
Pour quel usage ?
Avant de rentrer dans le vif du sujet avec la prise en main,
sans doute est-il utile de situer le cadre d'utilisation d'un tel produit et sa
gamme tarifaire. Côté tarif, son prix de lancement jusque mi-mai est de 2490€, puis il sera positionné à 3000€ environ.
Les entrées se répartissent en fait par groupe de 4, avec les onnectiques suivantes (2 composites + 2 Y/C) :
Côté synchro des sources le mélangeur s’en charge automatiquement :
Le mélangeur dispose de 4 TBC (Time Base Correction), ce qui permet d’utiliser des sources vidéo asynchrones : le mélangeur se charge automatiquement de la synchronisation et il n’est donc pas nécessaire que les sources soient synchronisées sur la même horloge (genlock), nous a expliqué Jean-François Jeannard, Responsable des développements hardware chez Vixid.
Le potentiel d’un mini After-Effects Si on recherche plus de potentiel qu’un mélangeur traditionnel, c’est là que ce modèle Vixid VJX16-4 commence à montrer l'aspet du produit qui m'a séduit. Il offre en fait une approche créative rapellant bien souvent les logiciels d'effets ou de compositing, aussi bien pour de la réalisation en direct que du mix de type VJing. Et pour chaque type d’outil de création (nous le verrons : effets de fusion de calques, filtres sur la vidéo, PinP, crop, contrôle midi etc.) j’ai beaucoup apprécié l’ergonomie qui a toujours permis de manipuler l’ensemble de façon logique et intuitive, soit avec les pavés, les potentiomètres linéaires ou rotatifs, ou encore le trackball. Revenons à nos quatre pistes vidéo en cours de mixage avec les quatre potentiomètres. Pour aller bien plus loin qu’un mélange de type fondu, on peut appliquer à chaque piste un mode de fusion (ou « Blend »), à la manière des modes de fusion de calques Photoshop ou After-Effects. Parmi les modes de fusion sont disponibles, citons notamment les modes « additive », « lighten », « darken », ou encore « Negation ». Par exemple nous avons appliqué un mode de fusion additif sur une vidéo d’une flamme générée par un logiciel de VJing sur PC branché en entrée du mélangeur. Cela a permis un mélange de type incrustation sur la flamme pour la mêler avec nos autres sources. Il est possible de laisser cette flamme en permanence à l’écran et de passer par ailleurs des sources vidéo 2 à 3 par exemple, soit en fondu (avec les potentiomètres) soit en direct avec les pavés.
La table intègre ensuite, pour chaque piste, toute une série d’effets : incrustation, recadrage, déplacement, filtres de trucage de l’image etc. La combinaison de l’ensemble rappelle vraiment certains trucages de type composition que l’on peut réaliser sur un calque After Effects, avec, en lieu et place des paramètres qui s’affichent en dessous de chaque calque sous After, l’écran LCD de ce mélangeur qui nous indique toujours les valeurs qui sont en train d’être appliquées aux réglages des effets. Je n’ai pas creusé beaucoup l’outil d’incrustation. Mais ce que j’en ai vu m’a semblé bien pensé, avec un travail en luma, chroma ou color keyer, et des options complémentaires pour flouter les bords du masque etc. Le paramétrage de cette fonction exploite une pipette qui permet de sélectionner facilement la couleur à supprimer puis de choisir un zone de tolérence pour les couleurs connexes à celle sélectionnée. Pour illustrer en partie mon propos, voici le lien vers une animation/simulation interactive en Flash qui présente cela plutôt bien sur le site du constructeur.
Une ergonomie qui s’adapte bien à chaque tâche Prenons un exemple de l’ergonomie qui m’a séduite, en nous appuyant sur le cas d’un réglage réalisé avec le pavé : on dispose de nos 16 entrées (4 par pistes) mais on en mixe 4 à la fois, donc comment affecter une des 12 sources “en attente” à nos quatre pistes “actives” ? Un clic sur le bouton adéquat, et le pavé se transforme en sélection de piste, il ne reste qu’à appuyer sur le bouton adéquat du pavé pour affecter une nouvelle source. Cela se fait sans aucune saute d’image, avec une latence très légère qui autorise donc à faire ce switch même pour sélectionner la source tout de suite pour le programme. Le contrôle midi en prime
Les exemples d’application sont multiples :
Conclusion
Ce mélangeur concerne aussi des usages purement créatifs comme les VJ ou l’art contemporain. Les réalisations vidéo créatives sur scène faites par certains groupes de musique électronique en sont l’une des illustrations, le constructeur propose à ce titre une vidéo très intéressante sur son site.
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