Joli

puis, pour moi qui n'ai pas vu ce film,
tu parviens à m'y intéresser sans pourtant
trop dévoiler le scénario.
Je crois que ce film a été qualifié "d'expressionniste"
(comme Nosferatu, Caligari ou Metropolis) pour
son atmosphère sombre, sa recherche humaniste
et sa profondeur psychologique...
En tout cas, il faut que je trouve à tout prix
le moyen de le voir, et j'irais faire un tour à la
médiathèque d'Aix en Provence quand j'irai
m'y installer. Je n'ai vu que "Citizen Kane"
de Welles, et bien que son génie m'échappait
au début, j'ai ensuite pu observer la qualité
et le talent de Welles pour la réalisation,
ses jeux de lumières et la notion de profondeur
de champs qu'il utilise avec merveille pour
faire évoluer la scène sur plusieurs plans,
souvent en s'amusant de la perte des perspectives
pour nous donner l'impression d'une incohérence visuelle.
En ce qui concerne Kafka, je suis dans le même
cas. Je n'ai lu que sa "Métamorphose", un livre
simple et sublime par la perplexité qu'il engendre.
C'est d'ailleurs ce livre qui nous a inspiré moi
et mon ancien colloc pour faire notre court métrage
(une fille qui change sans que personne ne s'en
aperçoit).
J'ai le "Journal" de Kafka sur ma table de chevet
et je ne vais pas tarder à l'attaquer
Cet auteur est vraiment particulier.
J'ai vu aussi le film de Soderbergh, qui n'est pas
un chef d'oeuvre, mais qui n'est pas mal quand même.
L'ambiance y est aussi très ambigue, entre le
complot et la paranoïa. Le réalisateur joue avec
l'esthétique de l'image, et le film possède la plus
fabuleuse transition entre deux séquences que je
n'ai jamais vu

(lorsque Franz suit des yeux
le chariot)
Malheureusement le scénario manque de souffle
sur la fin et le dénouement se trouve être un
peu facile, et même un peu niais.
J'aurais bien dire quelques mots sur "Le procès"
je le ferais lorsque je l'aurais vu ...