Je suis trés surpris par cela:
"Sinon, l'URSSAF peut considérer que tout travail exécuter par un associé autre que le gérant (qui supportera des charges), doit être rémunérer et pourra exiger les charges correspondantes."
Cela remet simplement en cause le fonctionnement de dizaines ou centaines de milliers de SARL dont le fonctionnement repose sur cela, avec rémunération par dividendes. ..
Oui, je comprends. Il ne faut pas confondre rémunération et salaire.
La rémunération par dividendes est la distribution de tous ou partie des bénéfices de l'entreprise au prorata des parts sociales détenues. Cette distribution se fait dans un délai légal suivant la clôture des comptes. En général, dans l'année de clôture de l'exercice après accord de l'AG et quitus au gérant. Ces dividendes supportent un impôt, mais pas de charges sociales URSSAF, sauf pour le gérant. (Le gérant se salariant, en général, au minimum pour payer le minimum de charges à l'URSSAF et autres organismes sociaux, et prenant lui aussi des dividendes à hauteur de ses parts).
Dans ce schéma, les organismes sociaux ne perçoivent que très peu de cotisations salariales et patronales. Ils vont donc rechercher si un associé travaille régulièrement pour l'entreprise sans percevoir de salaire et tenter de qualifier le poste tenu par cet associé comme poste salarié du régime général ouvrant droit à la perception des charges et accessoires.
Dans le cas du gérant : il reçoit une rémunération fixée par l'AG. Cette rémunération supporte des charges sociales et accessoires.
Si il est associé unique (UIRL), Il fait à peu près ce qu'il veut (dans le cadre légal, bien sûr). Il fixe lui-même et seul sa rémunération.
Pour un associé lambda : sa position est différente. Si il est par ailleurs salarié de l'entreprise, pas de problème. Salaire = charges aux organismes sociaux, etc.
MAIS SI il n'est pas salarié et travaille pour l'entreprise, alors les organismes sociaux recherchent tout ce qui pourrait être considéré comme du travail dissimulé ou au black.
Voilà. Les frontières sont toujours étroites !
P.