Comme avec n'importe quelle caméra équipée d'un zoom, on se met à la plus longue focale on pointe le coin de l'oeil de préférence à un diaph très ouvert, on élargit et tout est net (si le caillou est bien calé mais sur une Z1 pas de problèmes sauf accident !). Maintenant puisqu'il s'agit d'une fiction où le jeu du point peut concourir à la mise en scène (genre travelling longue focale sur les objets ou des détails proches de la caméra), il peut être nécessaire qu'un assistant (un "pointeur" en argot de métier) se charge de tourner la bague. Lors des répètes il va prendre des repères qu'il va coller sur une étiquette sur la bague et de façon à ne pas gêner le cadreur lorsqu'il va opérer. Main de velours ! ... Si c'est sur un travelling il fera des repères au sol correspondant aux différentes mises au point en fonction de la place de la caméra ... et des acteurs ! Avec une Z1, c'est sûrement moins critique (bien que la HD soit moins tolérante que la SD) qu'en 35 mm où un travelling sur des acteurs ne tenant pas leurs marques, avec un Zeiss Hi-speed 85 mm à 1.3 d'ouverture et des points variant entre 2 et 8 mètres peut s'avérer très périlleux pour la suite de la carrière du pointeur. Exemple : la scène du chat dans "La Nuit américaine" de Truffaut où l'on entend le chef-op engueuler son assistant : "C'est ça ce qu'on t'a appris à Vaugirard (Louis Lumière) ?" :

Il existe des aides telles que décamètre, télémètre, laser, table de profondeur de champ, moniteur, follow-focus etc ... pour faciliter le travail du malheureux.
