Le flux DV contenu sur votre cassette ou transféré sur votre ordinateur contient plus que de l'image et du son.
Chaque image contient un time code (où donc se situe cette image sur la cassette originale) et un data code (information sur les conditions de la prise de vue de cette image). Ce data code inclut le date stamp (timbre à date: quand cette image a-t-elle été prise) et d'autres éléments d'information moins souvent exploités dans le montage par tout en chacun (la valeur de la balance des blancs, la vitesse, le diaphragme, le niveau du gain, l'activation ou non de stabilisateur - merci Pulco).
Il est important de comprendre la nuance entre le time code et le date stamp car ces éléments servent différemment dans le cadre du montage vidéo. Le time code permet de retrouver facilement une image sur une bande (indexation), le date stamp permet la détection automatique des plans (voir
dérushage ).
La confusion entre time code et date stamp s'installe surtout du fait que tout deux sont exprimés en unité de durée:
jj/mm/an + heure, minute, seconde pour le date stamp
heure, minute, seconde + image pour le time code.
TIME CODE
Les images sont indexées une par une à l'aide du time code qui représente le compteur de bande du caméscope. On ne compte pas (plus) en mètre de bande mais en temps de prise de vue.
Lorsque vous démarrez avec une bande vierge, la première image est notée 0:00:00:00 (dans un caméscope professionnel ceci est modifiable) pour heure 0, minute 0, seconde 0 et image 1... lorsque le compteur indiquera 0:00:00:24, il faudra comprendre heure 0, minute 0, seconde 0 et image 25. Le dernier nombre du compteur tourne en boucle de 00 à 24... il y a en effet 25 images enregistrée chaque seconde. L’image suivante (la 26ème de la bande) est donc 0:00:01:00 .
CONTINUITE DU TIME CODE
Si vous arrêtez l'enregistrement (ex: 0:00:03:13) et reprenez plus tard sans avoir fait de marche avant ou marche arrière (même en ayant sorti et remis la bande dans le caméscope), le compteur reprend depuis là où il en était +1 image (ex: 0:00:03:14).
Si vous faîtes un retour en arrière, placez la bande au milieu d'un enregistrement (ex: 0:00:02:10) et reprenez de là l'enregistrement (en écrasant donc une partie de ce que vous aviez précédemment filmé) le compteur reprend à l'endroit où vous l'avez placé +1 image (0:00:02:11).
Si vous allez en avant au-delà de la partie enregistrée (ex: après 0:00:03:13) le compteur note --:--:--:-- . Si vous commencez un enregistrement de là, le compteur repart de 0:00:00:00...
Il est souhaitable de NE PAS reprendre un enregistrement dans ces conditions (laisser des blancs sur la cassette).
La continuité du time code à une grande utilité (pas incontournable mais très pratique). La recherche d'une image particulière sera en effet beaucoup plus difficile si le time code n'est pas continu (sans recommencer à 0 plusieurs fois) sur toute la durée de la cassette. A la fois pour une recherche manuelle (l'anniversaire de petit Babel commence à 0:24:19:07) et pour une capture par pilotage du caméscope par l'ordinateur (
batch capturing : capture par lot). Il vaut donc mieux, si on a fait des retours en arrière (ex: pour voir la prise de vue), prendre le temps de recaler la bande à la dernière image enregistrée (voir en chevauchant un peu car vous prenez bien sur la précaution ne pas stopper brutalement l'enregistrement directement après l'action

). Si vous n'avez pas sorti la bande du caméscope et si la dernière image est suivi de bande vierge (donc pas dans le cadre d'une bande réutilisée) la fonction END SEARCH (recherche de la fin) peut le faire pour vous. Dans d'autres conditions, il faut le faire manuellement (notez donc le time code AVANT de revenir en arrière!). Le mieux est encore d'éviter le plus possible de revenir en arrière lorsqu'on est en période de prise de vue.
TRACKER
Pour éviter ces blancs dans la cassette et pour s'éviter l'effort de devoir recaler la bande à l'image près quand ils font des retours en arrière, certains vidéastes trackent leurs cassettes. Le tracking (action de tracker) consiste à enregistrer du noir et un time code continu sur toute la durée de la cassette (préalablement à la prise de vue :lol: : ). Pour ce faire, il suffit de mettre le bouchon sur l'optique (image noire) et un mini jack dans la prise micro (pas de son) et de lancer la prise de vue. D'autres vidéastes rétorquent que l'opération est une aberration en terme de préservation du caméscope puisqu'il double le temps d'utilisation de la mécanique pour une même durée de prise de vue. Ces positions opposées donnent lieu sur le repaire à des guerres de tranchées, échauffourées et échange de nom d’oiseau répétés à intervalle régulier et soutenu

...
la dernière ).
DATE STAMP
Le caméscope note sur chaque image la date et l'heure. Cette info suit l'image quand vous la transférez sur l'ordinateur, lorsque vous faites le montage et lorsque vous renvoyez ce montage terminé sur une nouvelle bande (exception faite des images modifiées par transition, effet ou titre ou d'une action volontaire). Le time code original par contre ne suivra pas l'image lors de l'export du montage sur bande. Il sera remplacé par un nouveau time code qui dépendra de l'état de la bande sur lequel le montage est exporté (vierge? début ?).
Le date stamp est utile au-delà de la simple information qu'il donne (je suis bien content de savoir que ma fille a sorti sa tête à 12/04/00 07:45:36

). Il existe une fonction du caméscope qui permet dans le cadre du visionnage d'aller en avant ou en arrière jusqu'à la séquence ou la date (le jour) change… voire plusieurs date plus loin ou moins loin.
Enfin, le date stamp sert aussi à détecter sans erreur les
plans au sein d'un fichier vidéo long (en repérant la discontinuité de la date/heure) et de découper un
clip (fichier vidéo) long en plusieurs clips court (voir
dérushage ).