Le SxS (pronocez S-by-S) à été dévellopé conjointement par Sony et Sandisk. Sony a été qui ont été le premier à livrer des modules de 4, 8 et 16 Go et Sandisk vient d'annoncer la commercialisation de ses modules 8 et 16 Go. Les cartes sont d'ailleurs toutes manufacturées par Sandisk, donc qu'elles soient estampillées Sony ou Sandisk ne change rien, ce sont les mêmes modules.
L'interface de connection des SxS est l'interface ouverte ExpressCard PCI-Express qui remplace l'ancienne interface PCMCIA et se trouve sur tous les nouveaux ordinateurs portables. Elle est totalement compatible avec l'usb 2 ce qui augmente sa versatilité, mais elle est surtout beaucoup plus rapide puisqu'elle autorise jusqu'à 2.5 Gbit/s, soit un peu plus de 300 Mo/s.
Sony a basé une partie du marketting de son camescope PMW-EX1 sur l'ouverture de ce format, et la possibilité pour les utilisateurs d'utiliser des cartes de leur choix avec leur camescope, réduisant ainsi le coût des médias par le marché concurentiel. Un logiciel de validation a également été annoncé par Sony afin de vérifier les performances des dites cartes concurentes.
Seulement voila, La EX1 est désormais livrée et l'utilisation de cartes concurentes n'est pas encore officiellement possible. Seuls les modules estampillés Sony ou Sandisk sont utilisables. Sony explique que d'autres cartes seront prochainement testées et ajoutées à la liste de celles utilisables par la EX1 mais celle-ci devra alors nécessiter une mise à jour du firmware afin de les utiliser.
De nombreux utilisateurs sont toutefois impatients d'utiliser les modules concurents car ils sont notoirement moins cher, et parfois même plus larges en capacités. Transcend commercialise par exemple ses disques SSD interfacés en ExpressCard de 32 Go pour moins de 300 $ ce qui est à mettre en concurence avec les 900$ du SxS Sony de 16 Go.
La raison de ce frein de la part de Sony est tout simplement que ces cartes économiques n'utilisent pas la même technologie et sont beaucoup plus lentes que les SxS Sony ou Sandisk. Là où les SxS sont capable d'extraire 100 Mo/s (soit 800 Mbps, tout de même !), les SSD Transcend peinent à atteindre les 18 Mo/s et ne sont capable d'écrire que 8 Mo/s. Autant dire que le temps d'aquisition sera sans commune mesure entre les deux modèles.
Pourtant, les débits nécessaires ne sont pas forcément ceux des SxS puisque le mode le plus gourmand de ce camescope ne requiert qu'une capacité d'écriture de 5.1 Mo/s (35 Mbps d'image + 6 Mbps de son = 41 Mbps), capacité largement supportée par les modules concurents, même les plus économiques. Il semble donc évident que le choix entre les modules professionnels et les modules économiques ressort plus d'un choix de confort pour le transfert, ou éventuellement pour permettre le montage directement à partir des modules eux mêmes, ce qui peut être utile et nécessitera beaucoup de vitesse.
Ce choix devait être celui des utilisateurs, Sony nous promet qu'il le sera, mais l'on est malheurement toujours réduits à attendre que les promesses deviennent réalité.
Il apparait toutefois au test que certains utilisateurs ai pu faire fonctionner des modules concurents.
Simon Wyndham le décrit dans son test du camescope ainsi : "Le camescope a correctement écrit les données mais il a fallu redémarrer la machine afin de pouvoir les relire..." Il précise toutefois que le modèle de test était un prototype et il est possible que les modèles de série soient plus ou moins bridés.