Le conseil que te donne selwin pour la balance des blancs est excellent, mais un seul projecteur ne suffit pas pour obtenir un bon éclairage.
Pour un éclairage d'intérieur valable, il faut quatre projecteurs :
- un face (ou keylight) qui donne la plus grande partie de la lumière et assure une intensité constante tout au long de la séquence.
- un projecteur d'ambiance (éclairage complémentaire destiné à adoucir les ombres).
- un contre-jour, qui donne du relief en "détachant" les personnages d'un décor sur lequel ils pourraient être écrasés par une seule lumière de face.
- un projecteur d'effet qui produit des taches de lumière pour créer une atmosphère (plusieurs projecteurs d'effet sont parfois nécessaires).
On rencontre souvent des personnes qui se plaignent que le DV donne des images qui ne ressemblent pas à celles que l'on peut voir au cinéma. Elles cherchent alors à dégrader l'image en ajoutant du grain, etc... pour tenter de se rapprocher des images d'un film.
Si leur éclairage était conçu comme je viens de l'expliquer, elles ne trouveraient pas le DV tellement différent du film, surtout si elles ont pris la
précaution de régler l'ouverture de l'optique manuellement en bloquant l'automatisme.
Parfois, il est même utile de "tricher" avec la balance des blancs (pardon selwin !), afin d'avoir une ambiance volontairement colorée. Par exemple une lumière "chaude" pour un intérieur de nuit.
S'il n'est pas possible, par suite d'un manque de moyens, de faire un éclairage aussi étudié, on peut mettre un unique projecteur sur l'un des côtés (à 45°, environ) et éclaircir les ombres de l'autre côté avec un écran blanc.
Dans tous les cas, ne jamais utiliser l'exposition automatique.
L'écran des camescopes actuels, aussi petit soit-il, permet de se faire une idée de ce que sera l'image filmée, et éventuellement d'y apporter des corrections d'aclairages.
Bien cordialement.