Des plans filmés avec la caméra (intentionnellement) inclinée deviennent monnaie courante, autant dans les fictions que dans les reportages etc.
Pour les utiliser à bon escient, il y a qqs règles à suivre, j'imagine.
Il y a d'abord les cas où on va essayer d'aligner une ligne oblique de la scène sur l'horizontale ou la verticale. Là c'est assez évident.
Mais il y a aussi tous les autres cas ou il n'y a pas réellement de ligne (arête, contour ou ligne de fuite), mais simplement un effet esthétique qui est recherché. Quelles sont dans ces cas là les règles de base ? Quand choisit-on l'inclinaison à gauche plutôt qu'à droite ? Le sens de l'inclinaison est-il généralement lié à tel ou tel effet (sentiment) recherché auprès du spectateur ? Ces règles diffèrent-elles selon qu'on filme des objets, des paysages ou des personnages ? Quels pièges éviter ? Des règles différentes en fiction par rapport au reportage ? etc.
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Ah il fallait comprendre ... il s'agit de plongée / contre-plongée. Les " rêgles " sont tout simplement le sentiment que procure un tel plan, infériorité, supériorité, ... et comme tu le dit : angoisse, déséquilibre ... . Ton sentiment dépends de ton action, du style, ... .
Après il y a la notion " d'air ", dans le plan présenté, l'air est à droite, puisque le regard va vers la droite. Pour décrypter ton plan, si celui-ci est incliné c'est tout simplement pour avoir le personnage et la cathédrale en entier dans le plan. Si tu souhaite connaître les bases du cadrage parcoure un peu le net ou le forum, tu les trouveras, avec par exemple la fameuse rêgles des tiers, ou encore des 180°, ... .
oui dans l'exemple que j'ai posté (seul que j'avais là directement sous la main) il y a en effet une combinaison contre-plongée + inclinaison
le cadreur aurait très bien pu me filmer (si, si, c'est moi là ) en contre-plongée avec la cathédrale plus verticale (et moi aussi du coup) sans pour autant avoir un gros trou bleu à combler...il a donc délibérément choisi d'incliner sa caméra..EN PLUS de l'effet de contre-plongée (qui me met en valeur :rire: :rire: :rire: )
je crois avoir déjà bcp lu sur les règles de base du cadrage, mais je ne me souviens pas avoir vu qqch traitant spécifiquement du cadrage "penché" (à g. ou à dr.) (je vais lancer mon magnétoscope et donner un meilleur exemple d'inclinaison qui ne soit pas en plus une contre-plongée )
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L'inclinaison, tel que la plongée ou la contre plongée, sert un sentiment, comme l'instabilité, le malaise, etc ... parce que si ce n'est pas ce que tu veux savoir, j'ai du mal à comprendre ce que tu cherche. De tout manière, chaque type de cadrage, donne lieu à un sentiment, une sensation, donc l'utilisation d'un type de cadrage sert à produire le sentiment qui lui est associé ( il y a évidemment des cas particulier).
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Posté par benoitm
Des plans filmés avec la caméra (intentionnellement) inclinée deviennent monnaie courante, autant dans les fictions que dans les reportages etc.
Bonsoir,
Plus que les notions de plongée et de contre-plongée, je crois que la question de benoitm porte avant tout sur les plans dits"débullés"...
Me trompe-je ???
Pour ma part, j'y vois une certaine idée de recherche de dynamisme dans la variété des plans. Dans l'exemple cité ci-dessus, il est difficile d'y déceler autre chose, car c'est une image provenant sans doute d'un flot de news assez "mainstream"...
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Posté par benoitm
Des plans filmés avec la caméra (intentionnellement) inclinée deviennent monnaie courante, autant dans les fictions que dans les reportages etc.
Pour les utiliser à bon escient, il y a qqs règles à suivre, j'imagine.
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Moi j'y vois un phénomène de mode, plus facile de débuller un plan pour faire "style" ou "djeun" que de savoir quoi mettre dedans ... il y a eu d'illustres "débulleurs" : Hitchcock, Eisenstein, Wells etc... qui savaient l'utiliser autrement que comme cache-misère. Ca va très bien avec le style tout ce qui bouge, caméra en mouvement alors que ce sont les choses qui devraient bouger devant la caméra. Facilités de langage, normales quand on n'a que trois cents mots au plus pour s'exprimer (et quand on a des idées), on est vite aux extrêmes. Ca fait dix ans que c'est à la mode, beaucoup moins sur les chaînes sérieuses BBC, Arte, la 5 etc... pas tristes pour autant. Pour retrouver de la rigueur : plus d'images, écoutez ARTE-RADIO !
je n'avais encore jamais rencontré le mot "débullage" (ou alors j'ai pas percuté )
je crois comprendre qu'on fait référence au fait que le plan n'est pas "à niveau" (-> bulle d'un niveau), juste ?
ok, alors c'est bien de cela dont on parle...et un petit tutoriel sur les règles de base à suivre pour l'utilisation du débullage en vidéo répondrait parfaitement à ma question !
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C'est un choix artistique, donc la détermination du cadrage ne dépend que de vous... faut il que cela se voit comme sur les chaînes en M (j'ai pas dit de M.... ) : MTV, MCM, M6 ou au contraire que cela permette une composition plus équilibrée de l'image tout en restant invisible (ce qui est la classe). Par exemple, on peut "tricher sa bulle" lors d'un panoramique en partant "cassé" d'un objet rapproché pour arriver à un plan large parfaitement bullé, avec les vitesses de déplacement différents entre avant-plans et fonds cela peut donner un effet intéressant de travelling et même de grue combiné avec un mouvement en oblique. En plans d'architecture SANS référence au sol, le débullage permet d'équilibrer les cadres en contre-plongée ou plongée et de mieux remplir l'image (comme sur l'exemple donné plus haut en lien), cela permet aussi de faire admettre certaines distorsions dues à des optiques grand-angulaires que l'on a été contraint d'utiliser. Comme toujours, pas de règles, ni de recettes miracles, essayer, choisir en fonction de sa sensibilité ... un peintre, un graphiste, un sculpteur, un architecte, tous gens d'images "nés" feront bien moins tarte qu'un cadreur subissant le diktat de "stylistes de chaînes".... Mais vu les goûts et les couleurs ... et le conformisme "qui clône qui" ... il y a heureusement le zapping ...!
Dernière modification par homero 01/02/2008 à 17h46.
Motif: manquait un mot
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Dommage c'est qu'il y a de plus caduque dans le film de Stone ... Tarentino n'a pas eu besoin de ça ... alors que le "second degré" aurait pu à la rigueur le justifier.
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L'éternel débat Stone vs Tarantino. Au départ je pensais comme toi, mais Tarantino aurait du s'arrêter à Pulp Fiction. La filmographie de Stone est NETTEMENT plus solide. Avis personnel
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D'accord pour Tarentino, dur de redescendre après Pulp ... Pour le reste, ce Born Killer est tellement tape-à-l'oeil ... je préférais la période Platoon.