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10/04/2008, 18h02
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Repairenaute
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Salut Fabrice,
merci pour ce témoignage, c'est inespéré  . Joli parcours pour un "modeste" réalisateur.
Est-ce que tu peux expliquer ton choix pour le numérique ? Aspect économique, esthétique...
Je n'ai pas trouvé beaucoup de documents sur ce sujet. La révolution se fait discrète. Enfin plus qu'une révolution j'ai l'impression qu'il s'agit là d'un cinéma alternatif. Beucoup de réalisateurs ne sont pas prêt à laisser tomber l'aspect "classique" de l'image pellicule. Et c'est tant mieux. Ca permet d'avoir le choix, entre deux approche bien différentes.
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14/04/2008, 21h14
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Repairenaute
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Lady Jane : excellent film . Image classique cependant. Si je n'avais pas lu qu'il s'agissait de numérique je ne l'aurais jamais remarqué. C'est assez drôle dailleurs, car le seul moment où l'image est clairement identifiable comme telle, est un plan fixe, à la fin du film; un gros plan de Daroussin , en vue subjective depuis une caméra de surveillance ( son personnage bravant l'objectif comme pour dire qu'il ne sera jamais en "dehors du coup"). Peut être un clin d'oeil du réalisateur à la nouvelle génération. Le grand art n'est jamais dépassé...
J'en profite pour tirer un court parallèle avec L'homme du train, de P Leconte, également tourné en numérique. Dans les deux films, on retrouve des personnages nostalgiques d'une époque révolue, temps de leur jeunesse, dont les repaires ont énormément changé depuis ces dernières décennies. Des "anciens" rangés des voitures comme on dit.
Mais qui, chez Guédiguian, n'ont rien perdu de leur attribut et de leur force, quand il s'agit de reprendre les "devants de la scène" et de se retrouver face à leurs responsabilités. Lady Jane est une tragédie, dans le sens classique du terme, où les éléments du destin sont intimement liés et découlent les uns des autres, inéluctablement. L'histoire est d'une grande dureté, mais à travers la noirceur, se dégage un message profondément humaniste (comme toujours dans ses films). Les générations se rencontrent, se heurtent violemment, mais chacun finit par trouver sa place sur un plan égalitaire - celui de la souffrance malheureusement. Il n'y a pas de hiérarchie d'une génération sur l'autre chez R Guédiguian, chacun se place dans la perspective de l'humain et de la dignité. Cette thématique de confrontation générationnelle, et de filiation apparaît également dans Le promeneur du champ de Mars où chaque protagoniste lutte avec ses forces et ses difficultés, dans un combat sourd, livré finalement contre ses propres angoisses.
Un témoignage de Pierre Milon : Lady Jane - Afcinema
Lady Jane est le premier film que j’ai tourné en numérique. Robert Guédiguian voulait avec ce film marquer une rupture et le passage au numérique lui a semblé un bon moyen d’avoir un rendu d’image différent. Nous avons fait des essais que nous avons ensuite travaillés à l’étalonnage chez Mikros Images et vu les tirages 35 mm chez Arane.
Dernière modification par Réversible 20/05/2008 à 19h43.
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17/04/2008, 06h40
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Wolf Creek
survival australien très glauque entre Massacre à la tronçonneuse et La colline à des yeux.
Wolf Creek (2005)
Assez réussi pour ce genre de film.
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17/04/2008, 06h57
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Jelly fish
de Kiyoshi Kurosawa. Un de mes réalisateurs de prédilection (Cure - thriller métaphysique et Kairo sont de vrais chef d'oeuvres).
Jellyfish
Akarui mirai (2003) - Technical specifications
atmosphère très étrange difficile à trouver dans le cinéma occidental. Si ce n'est chez un réalisateur comme Gaspar Noé(dans un autre registre) par exemple, qui vient de terminer un tournage...au Japon.
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17/04/2008, 07h30
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Caché
de M. Haneke avec D Auteuil et J Binoche.
On trouve justement dans ce long métrage une réflexion, comme dans quelques autres de ses films, sur l'image et son pouvoir. Sur le rapport que nous entretenons avec elle, et comment elle peut controler nos vie sans que nous en ayons conscience. Haneke manipule ses personnages comme il manipule le spectateur (dixit l'excellent Funny game). Dans cet oeuvre, l'image devient une entité à part entière, une création ayant acquis sont propre libre arbitre un peu à la manière de l'ordinateur assassin dans 2001. C'est une interprétation comme une autre, car le réalisateur joue sur l'ambiguité tout au long de son histoire.Caché est un film sur le voyeurisme extrème vers lequel notre société glisse peu à peu.
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17/04/2008, 07h46
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Bubble
de S Soderbergh. Long métrage intimiste à mille lieux de ses grosses productions. Une récréation bienvenue, car c une oeuvre peu commune qui a tout du bon cinéma indépendant américain.
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18/04/2008, 06h58
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deux films surfant sur la vague Cloverfield sortent prochainement : le film d'horreur espagnol Rec de J Balaguero et P Plaza, et le dernier G Romero : Diary of the Dead.
Les procédés sont identiques : faux reportages pris dans la tourmente d'un jeux de massacre. Deux films de zombie pour les fans du genre dont je fais parti, qui ont l'air très réussi. Il me semble que Romero a utilisé à la fois des camescopes numériques DV (Pana AG-DVX100) et des cameras argentiques.
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23/04/2008, 10h50
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A tout de suite de B Jacquot.
invitation prometteuse mais rendez-vous manqué ?
Histoire d'une cavale après un braquage. D'après l'histoire vraie du "gang des postiches".
Une photo N&B avec quelques scènes très réussies qui marquent la rétine et la mémoire.
La majorité des prises sont faîtes en basse lumière. L'image fourmille un peu sans que cela soit un défaut. Je trouve que ça donne un aspect plus vivant. Parfois les prises de vue en numérique peuvent apparaître glacées et impersonnelles. Ici ce n'est pas le cas. Quand la lumière pointe sont nez par une fenêtre, beaucoup de plans sont faits en contre jour. Les images en pleines lumières, trop rares, sont somptueuses et impriment parfaitement la lumière franche du pourtour méditerranéen. Dans ces moments la précision de l'image HD s'allie à merveille au N&B et contraste avec les scènes d'intérieur, sombres, dans lesquelles la définition chute grandement.
Ca ressemble par certains aspects à A bout de souffle. Malheureusement les acteurs sont déjà essouflés avant d'avoir commencé à courir ( un peu facile celle là ...eheh)
Une apparente spontanéité pour ce film faisant référence à la nouvelle vague. Apparente seulement car l'ensemble m'a paru trop cérébral et intellectualisé, comme du Godard en fin de compte. Loin d'être insouciant, les deux personnages principaux sont dépressifs, névrosés et semblent s'ennuyer fortement entre deux crises d'angoisse. Je me suis ennuyé aussi. Les personnages sont impénétrables même si on a quelques éléments sur l'origine de leur souffrance. On reste alors à la surface des êtres, incompréhensibles, tout comme l'attraction qui les lient entre eux, n'apercevant que les symptômes de leur douleur existentielle .Cette approche m'a fait penser à Marguerite Duras et son Moderato cantabile, le mystère et la rêverie mélancolique en moins.
A noté qu'Isild le Besco est souvent nue dans ses films. Dans une scène d' A tout de suite, elle est même allongée sur le ventre montrant son cul à la caméra. Référence au Mépris de Godard ? Toujours à poil à tel point que le personnage joué par B Duvauchel s'énerve et lui dit qu'il en à marre et qu'elle aille se mettre quelque chose sur le dos. Dans le genre dénudé tout au long du film je préfère l'excellent Innocents de Bertoluci avec Eva Green arghrrrr......pas de numérique mais néanmoins une véritable fraicheur et une grande liberté d'esprit.
Dernière modification par Réversible 01/05/2008 à 18h06.
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23/04/2008, 16h00
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Rec - pétard mouillé. Navet qui est déjà une caricature du genre. J'ai aimé Cloverfield pour l'originalité du sujet et les différentes ambiances réussies et surprenantes. Rec est une succession de clichés frisant le ridicule. Les personnages sont insipides, j'ai ressenti plus d'empathie pour les zombies; l'actrice crie comme une hystérique pour faire monter la pression alors qu'on voit les monstres venir de loin. tout est prévisible; j'avais l'impression d'avoir déjà vu le film (la bande annonce aidant).
points positifs :
- le choix des lieux - appartements avec de longs couloirs étroits (minimaliste et répétitif tout de même, car on tourne en rond tout au long du film).
- certains angles de vues recherchés. l'éclairage de certaines scènes.
Dernière modification par Réversible 01/05/2008 à 18h07.
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27/04/2008, 14h29
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Repairenaute
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La révolution numérique au cinéma sur Nidinfo par TDX
Une excellente synthèse sur les deux tendances principales du cinéma numérique.
(Passer outre la police minuscule et les paragraphes ramassés qui peuvent rebuter)
Dernière modification par Réversible 01/05/2008 à 16h24.
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03/05/2008, 17h15
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Repairenaute
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Voici un extrait d'un entretien avec le réalisateur chinois de Still Life, à propos de son film d'anticipation : All Tomorrow's Parties.
L'interview entière : Un entretien avec Yu Lik-Wai - Yann - Cinemasie.com
Y: Le fait de tourner en numérique, c’était un choix ?
LW: Je devais faire beaucoup de manipulation image, en numérique c’est plus facile car en 35mm il aurait fallu digitaliser la matière première, ça aurait pris plus de temps et d’argent. Et la HD est le format le plus performant. J’ai été formé à l’image 35 mm, j’ai toujours la nostalgie de ce côté tactile de la pellicule, mais avec la HD, je suis vraiment convaincu. C’est d’une qualité presque égale, mais avec beaucoup plus de souplesse dans le traitement de l’image. ça a été inventé pour le cinéma, pas comme le Beta et la DV. Quand il y aura des projections numériques, comme le disait Georges Lucas, c’est comme si tu projetais ton négatif, il n’y a pas une poussière. Le transfert 35 mm est un compromis, cela rajoute du grain, personnellement je préfère la projection numérique.
Dernière modification par Réversible 16/05/2008 à 08h31.
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10/05/2008, 15h57
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Repairenaute
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Un extrait de l'entretien d'Albert Serra au sujet de son film Honor de Cavalliera.
- en entier sur Libération.fr - Philippe Azoury
Le film est tourné en vidéo ?
Oui et, vu ma méthode, il n'aurait pas pu être tourné en pellicule. Une grande part du budget (360 000 euros, copies comprises) est passée dans les tests caméras, kinescopages et report pellicule. On a travaillé scientifiquement : or, la caméra qui rendait le mieux la lumière de la nature sauvage, c'était la moins chère (une Panasonic DVX). Pas de la HD mais de la mini DV. Le kinescopage qui respectait le mieux l'image était lui aussi le moins cher. On est tombé des nues en s'apercevant de ça.
Dernière modification par Réversible 16/05/2008 à 08h35.
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11/05/2008, 22h24
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Supermodérateur
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Intéressant !
GiLd
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12/05/2008, 10h04
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Repairenaute
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Bonjour Gild,
je vais essayer de trouver plus de témoignages de ce genre. Cela permet de se rendre compte des possibilités qu'apportent le numérique en situation réel de tournage. Avec l'exemple de Serra, c'est intéressant de voir comment la technique participe directement à la mise en forme, à l'aspect plastique du film mais aussi au fond de l'oeuvre. Puisque le discours du film, sa structure sont directement influencés par le fait de pouvoir tourner en continu, et ainsi de pouvoir obtenir des scènes impensables de cette manière en tournage pellicule.
Le réalisateur parle de kinescopage et de la DVX bon marché - des décors naturels. Ce que je trouve ahurissant c'est qu'il ait tout de même déboursé 360 000 euros pour son budget. C'est beaucoup plus que la moyenne pour un film français mais quant même. Ils ont du forcer sur le champagne;
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14/05/2008, 00h41
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Supermodérateur
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N'oublie alors pas de citer précisément tes sources !
GiLd
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14/05/2008, 09h17
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Repairenaute
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Au sujet du champagne ? : ) parce que pour le reste j'ai fait attention à citer les sources et/ou à mettre un lien directe vers elles.
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14/05/2008, 09h45
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Repairenaute
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L'exemple d'Honor de Cavalleria montre comment le support numérique rend possible une captation particulièrement longue pour chaque prise. Il reste ensuite au cinéaste comme pour un réalisateur de documentaire, à faire un tri, à distiller de son tournage les évènements les plus intéressants.
A l'inverse, le faible encombrement des caméras vidéo permet des tournages sur le vif - au coeur de l'action et dans des lieux que l'on pourrait difficilement investir avec un équipement trop encombrant. Des endroits où il vaut mieux se dépêcher de tourner et dans lesquels on ne peut pas trop se permettre de filmer les herbes en train de pousser...
c'est le cas avec La vierge des tueurs
Tourné dans l'urgence (c'est le cas de le dire), La Vierge Des Tueurs est un film unique car autenthique à cent pour cent. L'ambiance d'incertitude et de danger qui sert de toîle de fond à ce drame (et qui régnait sur le tournage) se ressent à chaque plan. Ces contraintes n'ont pu qu'obliger Schroeder à filmer l'essentiel. Ce qui fait de ce film un véritable tour de force.
l'article entier de Frédéric Ambroisine :
La vierge des tueurs - la critique cinéma
Dernière modification par Réversible 16/05/2008 à 08h55.
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14/05/2008, 10h04
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Repairenaute
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L'urgence et la nécessité d'être mobile que l'on retrouve également dans Sous les bombes de Philippe Aractingi. Diffusé il y a peu sur Arté et aujourd'hui dans les salles. Film sur le bombardement du Liban en 2006 par l'armée israélienne.
Entretien avec le réalisateur : Sous les Bombes / Under the Bombs
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26/05/2008, 20h05
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Repairenaute
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Posté par ECRAN
Ne confondons pas
Tournage vidéo basse def
Tournage numérique HD
Tournage 4k 6k
Tournage cinéma 16mm
Tournage cinéma 35mm
Report sur pellicule
Upscalling
Downconversion
Re Mastering vidéo
Projection Cinéma
Projection vidéo
Projection Numérique....
Que veux-tu dire?
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28/05/2008, 03h15
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Admin Repaire
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Merci Reversible pour ce passionnant sujet que tu as lancé et animé depuis des mois, il intéresse probablement plein de gens et c'est le genre d'initiative qui amène un sang neuf au Repaire  On est quelques uns à penser qu'il n'y a pas que les problèmatiques techniques brutes qui font avancer la qualité des films que les Repairenautes créent, il y a aussi des moments de recul culturels et documentés où on prend la peine de regarder ce que les cinéastes font et comment et pourquoi ils le font comme ça.
Continue !!
Michel
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28/05/2008, 20h42
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Repairenaute
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Date d'inscription: avril 2007
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Salut Michel. Merci encore pour ces encouragements.
la technique est essentielle pour s'exprimer mais je suis persuadé qu'il est évidemment préférable d'avoir un bon sujet et des idées,des concepts, ou émotions à faire partager. Plutôt qu'une technique à toute épreuve, que l'on mettrait en avant sans aucun fond ni originalité (une grande partie de l'industrie cinématographique de mon point de vue).
J'ai visionné quelques films de qualité fait avec pas grand chose. Et c'est bien ce qui m'intéresse en premier lieu avec l'outil numérique.
En attendant de pouvoir se passer complètement de technique lors de la création. Avec pourquoi pas des enregistreurs branchés directement sur les nerfs optiques que l'on pourra déclencher simplement en y pensant : ))
Plus sérieusement la technique est également importante quand elle complète un discours ou sert une esthétique particulière.
Une chose m'a marqué dans un épisode de Los Angeles homicide, série que j'ai découvert rapidement il y a peu de temps. Si Michael Mann est "seulement" producteur, on reconnait bien sa pâte, et un gout qui s'affirme de plus en plus pour une image aux accents numériques, et une volonté d'exploiter cette identité toute particulière. Au cours d'une scène, Tom Sizemore se tient devant une baie vitrée inondée de lumière blanche. Les contours et les détails de l'acteurs sont parfaitement défini alors que, le fond est complètement "cramé" d'un blanc omnipotent. Il me semble que cette tendance à la surexposition des blancs est typique de l'image numérique. Il peut même être perçu comme un défaut technique. Alors que dans cette exemple, il sert parfaitement l'image, en isolant le personnage au centre d'un cadre qui le met en valeur. C'est un peu la démarche que l'on retrouve dans le cinéma académique, lorsque tout autours du personnage, est rendu flou par un choix de mise au point.
Florian
Dernière modification par Réversible 13/06/2008 à 17h49.
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28/05/2008, 23h13
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Supermodérateur
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Date d'inscription: novembre 2002
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La technique n'a en effet d'intérêt qu'à partir du moment où elle est au service d'une esthétique ou d'un discours. On voit trop souvent de film de jeunes apprentis réalisateurs jouant de la technique pour la technique. Suivant ce point de vue, les formats légers comme le DV ou le HDV ne doivent pas être considérés comme le cinéma du pauvre, ils doivent être pris comme des médias à part entière avec leur défauts et leur qualités. Je discutais il y a quelques jours avec un autre intervenant en fac de ciné qui déplorait le fait qu'en première année dans son école on ne laissait que des DV mono CCD aux étudiants, ce en quoi je n'étais absolument pas d'accord avec lui : ce qui fait un pro n'est pas la qualité du matériel qu'il utilise mais la connaissance qu'il a des limites (et donc aussi de toutes ses possiblités) du matériel qu'il utilise.
GiLd
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29/05/2008, 13h20
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Repairenaute
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Date d'inscription: octobre 2006
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la pelloche
coucou,
Pour info je travail au polygone étoilé de marseille ( il y a un site intéressant) et on tourne en pellicule la plus part du temps en distribuant nous meme les films comme " la maison de mariata derniérement.
Ces derniéres temps on essaye de mettre en place avec l'italie une chaine de production nous permettant de passer de la mini-dv au 35 mm afin de toucher les salles de cinéma et cela marche un peu...avec une économie moindre et une liberté totale...
bise,
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03/06/2008, 22h20
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Repairenaute
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RABIA, Oscar Cárdenas Navarro (Chili)
drame social tourné en deux jours avec des acteurs débutants.
Remarqué pour ses nombreuses qualités malgré un budget minimal.
On ne le répètera jamais assez :La valeur n'attend pas le nombre des années
- Et le talent, l'inventivité, le désir de filmer ne se compte pas en euros.
On voit trop souvent de film de jeunes apprentis réalisateurs jouant de la technique pour la technique
.
En faisant du mauvais esprit je dirais que ce n'est pas un handicap pour eux, compte tenu cette tendance principale du marché industriel cinématographique à la surenchère technique. Mais domage pour ceux qui doivent se contenter de caméras numériques, le marché se nourrie encore en grande majorité de pellicule.
Enormément de films suivent cette règle d'une technique mise en avant, sans se soucier tellement du fond.
Par exemple, après avoir vu Following excellent film noir, de Christopher Nolan, tourné avec un budget modique , et avoir suivi effectivement le réalisateur avec intérêt depuis Memento et Insomnia (presque aussi bon que l'original, avec toutefois un budget certainement bien supérieur) , j'ai été navré de découvrir péniblement son Batman, qui a du battre des records de production. Je l'ai trouvé sans âme, sans saveur et sans aucune personnalité malgré des décors impressionnants qui ont du coûter presque autant que le caché de Christian Bale (excellent dans Bad times, au passage...).
Bien sûr ce n'est pas une règle. Quand Coppola s'empare de Dracula avec une note budgétaire qui du être aussi salé que le sang sur les quenottes du prince des ténèbres, le résultat n'appelle pas à la critique.
Mais bien souvent, énormément de réalisateurs, bien implantés économiquement, se complaisent da | |