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09/07/2007, 10h18
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Repairenaute
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Date d'inscription: juillet 2004
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pavé numérique (dans la mare?)
Les réalisateurs de courts-métrages en DV rivalisent d'ingéniosité pour se rapprocher de l'image cinématographique traditionnelle, imprimée sur pellicule photochimique. Ils sont fascinés par la faible profondeur de champ, les couleurs de la pellicule, et déploient tout un attirail d'astuces pour les imiter. Ils copient aussi le "cinoche" dans ses méthodes : pas un poste ne manque sur les tournages, ni scripte ni maquilleuse ni asistant. Pourtant les courts qu'ils produisent sont rarement originaux ; ils s'épuisent à imiter des films avec lesquels ils ne peuvent pas rivaliser en termes d'esthétique ni d'effets. Le résultat est parfois inepte - je pense à un court vu récemment, où un kit mini35 rend la profondeur de champ si faible que le personnage semble collé à partir d'un fond bleu dans un décor flou, ce flou n'étant nullement requis par le sujet du film.
Ces réalisateurs DV, j'en fais partie. La pellicule nous fait rêver, car elle est belle mais aussi parce qu'elle demeure un passage obligé pour être pris au sérieux. Mais pris au sérieux par qui? À qui voulons-nous tant plaire?
Nous, réalisateurs DV, ne connaissons aucune pression commerciale, et pour cause. Faisons-nous pour autant preuve de liberté, d'audace formelle ou de ton? Tentons-nous d'exprimer notre singularité, en nous inspirant au besoin des autres arts (ce qui peut être une façon de réaffirmer que le cinéma n'est pas une "film industry" mais le septième parmi les arts)? Andrei Tarkovski écrit à ce sujet : "Un réalisateur n'a aucun droit de vouloir plaire. (...) Son devoir est de révéler la moindre goutte de vérité qu'il découvre."
Tirons-nous bénéfice de la légèreté de nos outils de tournage? Nous sommes trop fiers de pouvoir aveugler nos comédiens avec les kgs de lumière installés à l'aube, de nous pencher avec ardeur vers le combo, ou de montrer que nous aussi, nous sommes capables de tenir un plan de travail, comme les "vrais" (les vrais artistes?).
Mais Truffaut écrit : "J'ai une équipe très légère et pourtant trop lourde à mon gré; ce que vous aimez le mieux dans mes films, (...) tout cela a été fait entre Coutard et moi, en foutant tout le monde à la porte".
Profitons-nous de la miniaturisation et de la souplesse de nos outils pour explorer le potentiel de l'improvisation - dans le but toujours de découvrir une vérité singulière qui mérite que l'on fasse un film et qu'il soit vu par autrui?
"Hausse subite de mon film lorsque j'improvise, baisse lorsque j'exécute" (Robert Bresson).
Comprenons-nous que le DV possède une nature qui lui est propre, et que rien de bon ne sortira de nos mains si nous nous méprenons sur cette nature en essayant de la plier, de la forcer à ressembler à ce qu'elle n'est pas? Le DV modifie la distance entre le spectateur et le sujet. Avec son aspect "reportage", il les rapproche; avec son déficit d'illusion (propre au cinéma sur pellicule), il les éloigne, et confère au spectateur une posture critique.
Le DV est une image électronique, "bruitée"? Lynch ne la craint pas et en rajoute même, dans les scènes de "rabbit sitcom" de Inland Empire. Il ne craint pas non plus le cramage des blancs, et s'offre des contrejours violents. Quant à la grande profondeur de champ, elle peut constituer un vecteur de "déréalisation", de fantastique, d'étrangeté, et de bien d'autres choses qui restent à découvrir. Ni Lynch ni Alain Cavalier ni Lars von Trier ne s'y sont trompés.
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Nous sommes nombreux à croire que le cinéma a besoin d'être renouvelé. Il est hélas aisé de constater dans nos salles que 9 longs métrages sur 10 sont des produits de grande série. Il est plus difficile de reconnaître que 9 courts-métrages sur 10 sont des imitations de ces produits manufacturés. Est-ce là la trace de l'indépendance inédite des réalisateurs DV?
Et ce sont souvent les films dits de genre que les réalisateurs DV tentent de copier. Cela n'a pourtant aucun sens, d'abord pour une raison pratique, et mineure : ils n'ont pas les moyens de fabriquer les effets spectaculaires et efficaces requis. Ensuite pour une raison artistique, essentielle : "L'idéal que l'artiste s'efforce d'exprimer ne peut à l'évidence être confiné aux paramètres d'un genre" (A. Tarkovski). Chaplin, Tati, Bresson, Herzog et tant d'autres, n'appartiennent à aucun genre.
Le DV n'est pas une contrainte, il est une liberté à imaginer. Cessons de reproduire les schémas inventés par d'autres. Ce long message n'a pas pour but de créer une polémique ni une n-ième discussion désordonnée comme il en pullule sur de nombreux forums. Je ne souhaite pas non plus me faire lapider par les fanatiques du cinéma de genre. Je tente juste d'identifier les éventuelles personnes fréquentant le Repaire, qui partageraient mes vues. Merci pour vos réponses.
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09/07/2007, 13h59
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Supermodérateur
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Date d'inscription: novembre 2002
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Je tente juste d'identifier les éventuelles personnes fréquentant le Repaire, qui partageraient mes vues
J'en suis
Un de mes chevaux de batailles en tant que modérateur sur Le festival permanent est d'essayer de faire comprendre aux réalisateurs en herbe qu'il vaut toujours mieux faire avec les moyens qu'on a : comme tu l'expliques le DV a un potentiel propre (comme en avait un le Hi8 par exemple) a comprendre et à exploiter à fond. C'est d'ailleurs pour ces mêmes raisons que je me méfie du HDV : ce format donne l'impression d'avoir été formatté par l'industrie pour le public de vidéastes amateurs voulant imiter le cinéma hollywoodien (images progressives, 16/9e...)
GiLd
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30/08/2007, 19h16
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Repairenaute
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Date d'inscription: juillet 2004
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Merci pour ta réponse.
(Je dois préciser que dans mon message le terme "DV" recouvre toute la réalisation numérique légère, et donc pourquoi pas HDV.)
A part ça, force est de constater que je ne remporte pas beaucoup de suffrages.
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30/08/2007, 19h22
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Supermodérateur
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Date d'inscription: novembre 2002
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70 lectures tout de même, ce qui n'est pas peu sur un site dédié particulièrement aux aspects techniques.
GiLd
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31/08/2007, 00h56
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Repairenaute
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Date d'inscription: janvier 2003
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Je partage le même avis. Cela n'apportera pas de l'eau fraîche au moulin mais bon
si cela peut faire vivre ce post. 
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31/08/2007, 10h30
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Repairenaute
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Date d'inscription: mai 2003
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et si vous aviez tort...
Et si ces gens là étaient, non pas des "artistes" "qui s'expriment, bla, bla, bla" mais juste des amoureux de cinéma, qui ont été émerveillés par le grand bleu, fascinés par la guerre des étoiles, amoureux des gens normaux qui n'ont rien d'exceptionnels, et j'en passe et d'autres mais juste, juste des gens qui aiment le cinéma.
Un jour, ils veulent eux aussi passer du côté du miroir et vont avec les moyens du bord. de la DV. mais dans leur tête, ils ont des images en scope, avec panon & co.
Parmis, peut-être que certains travailleront sur le support, sur les possibilités offertes mais cette matière qu'est la vidéo. des artistes faisant de l'art de vidéo. Tant mieux. Et laissons tranquilles les enfants du cinéma...
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01/09/2007, 00h24
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Repairenaute
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Date d'inscription: août 2007
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pour ceux qui passe de l'autre coté de la camera en tant qu'amateur. Je pense qu'il y a un soucis d'abord de s'approprier la technique avant de réellement maitrisé le coté artistique. Il se trouve que le DV est actuellement le moyen le plus simple et le moins couteux de produire. Meme s'il a intrinsequement des qualités cela reste pour pas mal d'amateur qui n'ont pas de formation cinématographique un moyen par défaut.
Par conséquent il est tres tentant d'imiter les pros. D'ou les questions poser sur ce forum. C'est contrenature, mais il est interessant de comprendre par ses moyens comment est réalisé un film, et surtout de se rendre compte de la difficulté de réaliser un montage propre.
Personelement c'est ce qui m'interesse en premier plan, pour mieux apprécier le travail des autres.
Et je pense qu'aux vrais artistes quant à eux n'auront aucunes difficultés à utiliser les qualités propres au dv, pour réaliser des films originaux.
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01/09/2007, 08h59
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Repairenaute
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Date d'inscription: mai 2003
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pour ceux qui semblent avoir des réponses bien tranchées et les idées claires
quelques questions:
1/ qu'est-est-n artiste, de surcroit un "vrai" artiste ?
2/ le cinéma c'est autant de l'art que du spectacle, non ?
3/ qu'est-ce que le cinéma: un support, un art, un spectacle, un genre audiovisuel , etc ?
je n'ai bien sûr pour ma part aucune réponse bien gravée dans le marbre...
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01/09/2007, 21h43
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Repairenaute
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Date d'inscription: août 2007
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A mon sens un artiste est une personne qui a une idée original. Pour la réaliser, les moyens dont ils disposent doivent collaborer à la bonne compréhension, aux bons effets recherchés. Essayer de faire converger tous ces parametres au service de l'idée de base.
Donc pour moi un vrai artiste est quelqu un qui arrive à cet objectif en minimisant les degrés de liberté inhérant à la production technique.
Donc dans notre cas, utiliser le dv pour ses caractéristiques qui lui sont propres
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02/09/2007, 10h17
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Repairenaute
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Date d'inscription: novembre 2004
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Je donne mon avis 
1/ Un artiste c'est un créateur
2/ Le spectacle peut être un art et réciproquement
3/ Le ciné est un art !!
Sinon sur le DV, je suis complètement d'accord avec ce qui a été dit plus haut. Mais souvent on se trompe de débat. La technique employée ne reste qu'un moyen, et pas une fin. Souvent les jeunes réal l'oublient (c'est le rôle d'un chef op) et passent plus de temps à se consacrer sur la technique que sur ce qu'ils devraient vraiment faire : direction de comédiens, choix des cadres, etc, etc... Le DV, par son accessibilité, renforce tout ça. Et forcément, les nivellement par le bas deviennent légion. Mais bon, ça s'écrème vite ensuite 
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09/09/2007, 00h28
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Repairenaute
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Date d'inscription: août 2007
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le nivellement par le bas parce que la production devient populaire, mais c'est une chance pour chacun de pouvoir produire et de s'interesser. Et de toutes les façons on trouvera toujours des passionés pour réaliser des trucs interessants, pour bluffer n'importe qui. Le bilan glbal risque d'etre tres positif.
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20/09/2007, 19h57
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Repairenaute
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Date d'inscription: mai 2005
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digital kill the video stars
Je suis aussi d´accord avec toi, apres je ne sais pas si les citations de cinéastes sont utiles a ton propos, ce que tu dis est suffisamment explicite.
De même, il y a trois ans de cela, j´ai participé a un tournage en dv qui était une auto production et coutait fort cher. C´etait le remake d´un tres gros succes issue d´une trilogie. le resultat était desastreux a tout point de vue, mais les rea s´etaient fait plaisir, c´etait plus un caprice qu´autre chose. Seul le generique etait plutot réussi...
Ils avaient fait les choses en grand, location d´une salle, beaucoup d´invites, bref pour moi, ce moyen metrage, c´etait un produit televisuel et tout etait disproportionne.
Je pense que ces rea qui font ce genre de films sont avant tout influences par le gros cinema commercial et ont une connaissance tres restreinte de la diversite cinematographique. Ils ont tendance a privilegier la technique, or même dans le gros cinema commercial, il y a parfois un solide scenario et un professionnalisme present.
Ce sont sans doute des rea qui seront efficaces en terme technique, montage, plans clippés mais qui n´innoveront pas forcément niveau mise en scene. Perso, je pense que c´est le cas d´une partie de l´écurie besson, de bons "faiseurs" d´image mais pas d´âme...
Apres aussi, en france comme ailleurs, on se heurte parfois a l´incomprehension en optant pour le numerique. J´ai fais un petit clip avec des cameras numeriques de qualite mediocre , on m´a tout de suite dit que ca faisait film de vacances. Le jugement se faisait sur la forme et non sur le fond , comme parfois on entend des gens qui disent : le film dure que 1h30, j´y vais pas, ou c´est en noir et blanc , c´est nul.
On peut alors comprendre qu´on cherche a modifier l´image, de facon a attenuer les défauts de l´image numerique pour s´adapter au public. Le spectateur peut aussi se dire qu´il ne va pas voir un film en numerique car il aura l´impression que cela a éte filmé avec un camescope. Je me rappelle d´un film tourné en mini dv, un long metrage d´emmanuelle bercot, c´etait un peu fouillis mais l´utilisation de la dv servait l´histoire. C´est pas toujours le cas.
Tout dépend du contexte, tu choisis le support qui convient le mieux pour le traitement de l´histoire. je suis pas sur que festen aurait éte aussi percutant si il avait éte filmé en pelloche, cela aurait été différent. De même, mullholand drive en numerique, cela aurait été sans doute moins esthetisant.
Apres, au niveau pro, j´ai l´impression que l´écart entre numerique et argentique se réduit, zodiac par exemple j´aurai juré que c´était de la pelloche.Et la seule chose importante reste la qualité du film, peu importe le format, pour moi, le fond prime sur la forme et la technique est au service de l´histoire et non le contraire.
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21/09/2007, 20h03
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Repairenaute
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Date d'inscription: octobre 2006
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...suite...du débat...
...godard a toujours révé de pouvoir considérer le cinéma comme un "vrai" travail au delà peu étre de la notion d'artiste mais plus vers une notion d'artisan. Son réve était d'aller tous les jours au travail en prenant le bus, en faisant des horaires de bureau...c'est ce qu'a voulu faire P Costa. Aprés quelques long métrages dans des productions lourdes et traditionnelles ( casa de lava, ossos, sang) il a tout arrété et a fait ce que godard avait toujours désiré faire. Pris sa petite caméra numérique, aller dans un lieu tous les jours et il a fait un film magnifique que je conseil " Dans la chambre de Wanda", ou ce qui a couté le plus chére dans le film a été le kinéscopage...Kiarostami a aussi été séduit par le numérique qui lui a entre autre permis de faire deux trés grand film comme TEN et FIVE...
Oui le numérique permet d'inventer des façons de travailler, ainsi que des formes cinématograhpiques...et étre cinéastes c'est avant toute choses du travail, encore et beaucoup de travail sans penser que l'art passe avant la vie...Un jour, je demandais un conseil a un cinéaste sur le chemin pour devenir cinéaste. Il m'avait dit " voyage, fait des psychotérapie et aprés fait du cinéma"...que ce soit en numérique ou en pélliculle la vie est toujours plus grande que le cinéma...
Bien que le numérique laisse une plus grande liberté, son défaut et que de plus en plus de personnes penses que faire un film c'est simple, on tourne beaucoup d'heure et il y a de nombreux films de montages...Dans le sens ou, avec le numérique, la rigueur a diminué...je pense...
Enfin voilà,
pour participer a cet intéressant débat,
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15/10/2007, 16h58
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Repairenaute
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Date d'inscription: mai 2007
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Hello ; beaucoup d'acord avec Sandor, et Carro
Je forme actuellement des handicapés, et on fait un film de présentation de leur centre. On a fait des essais d'interviews, et d'illustrations d'evenements ; tout ça tourné avec un Handicam Sony, le vraiment bas de gamme. Vraiment le style basique, au montage j'ai rajouté une musique sympa (jazz manouche), montage alterné rapide, ITV croisés, illustrations,... une maquette de 3 minutes. Tous ceux à qui je l'ai montré ont été très ému (parfois jusqu'aux larmes, si si je dis pas ça pour faire le malin).
Le son est dégeulasse, l'image pourrie, mais il y a une vraie émotion qui se dégage. Pour moi, c'est ça le point de départ du cinéma. Le côté DV, HDV, étalonnage, ... ça vient tout à la fin, et encore, il y a des gens dans l'équipe dont c'est le métier. Le chef Op, par exemple, doit savoir quand on fait un gros plan, ou un plan large. J'ai toujours tourné avec les moyens que j'avais, et moins je me suis pris la tête sur des trucs techniques, plus j'ai fait de bons films.
Carro, tu as eu vraiment de bons conseils ; j'ai eu à peu près les mêmes d'un réal Fiction TV. "Voyages, et fais des psyshothérapies, et après fais du cinéma" ;
Je trouve dommage de considérer le réalisateur comme un technicien omniscient, qui maitrise tout. Pour moi, c'est avant tout un metteur en scène, et ça n'a rien de technique. Mettre des personnages en scène, c'est les faire vivre dans un langage cinématographique ; que l'on enrichit par des échanges d'opinions entre les personnages, et le public qui reçoit le film. C'est déjà un métier ; rajouter des prises de têtes peut détourner l'attention du sujet principal, et du sens profond de ton film. C'est valable en docu et en fiction ; et même en reportage.
Si l'émotion est là au départ, tout le reste suivra.
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15/10/2007, 17h26
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Repairenaute
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Date d'inscription: mai 2003
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1/ l'émotion de fait pas tout un film...
un film peut réfléchir, argumenter, convaincre. et ce sans émotion. ex: la philo, l'art du discours ne font pas appelle à l'émotion mais à la raison. ATTENTION, je ne dis pas que je suis pour, je dis juste qu'affirmer seul compte l'émotion est à mon avis une erreur
=> besoin de savoir cadrer, éclairer, etc.. l'apprentissage.
sans compter que pour transmettre l'émotion, il vaut mieux parfois avoir appris à maitriser son outil de travail.
2/ l'utilité du format. personnellement je tourne en HDV. Et je fais des reportages, des docus avec ce format comme quand je tournais en DV ou Hi8. Mon matériel est de plus en plus nickel mais effectivement mes meilleurs films ne sont pas forcément ce en HDV.
3/ la fiction
pourquoi chercher l'image CINE pour les courts-métrages ? pour permettre au spectateur d'accepter de pénétrer dans l'univers film. Pour que le support qui sert à diffuser le film, à le projet ne soit pas extra-diégétique et que le spectateur ne se dise pas :"on dirait le camescope de pépé" mais qu'il accepte d'emblé le champs fictionnel.
=> ca sert aussi à ça de chercher l'image ciné(*)..
4/ Les artistes
et bien les artistes du cinéma recherche l'image ciné.. et les autres.. font de l'art vidéo. Qui par définition est sur support vidéo.
5/ au final
oui rechercher l'émotion dans une fiction c'est certainement essentiel,
oui tourner, tourner sans cesse quelque soit le support c'est comme ça qu'on apprend,
oui exploiter au maximum les outils dont vous disposez y compris la DV et ses grandes profondeurs de champs
oui le support n'est qu'un moyen
MAIS SURTOUT
si tu aimes le cinéma, si jamais tu rêves de la Belle éclairée par Alkan, si l'image te fascines et si tu es attiré par le noir et blanc des femmes fatales, si l'image glauque de Seven que l'on doit à Khondji te fais te pâmer, si les couleurs d'Almodovar et celles de Storaro dans le Dernier Empereur t'ont touchés..
.. alors continue à travailler ton image comme tu l'aimes... le reste viendra après...
(*) si quelqu'un connait un chef d'oeuvre ARTISTIQUE tourné en vidéo et NON KINESCOPE qu'il le cite....
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15/10/2007, 18h58
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Supermodérateur
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Date d'inscription: novembre 2002
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Pour que le support qui sert à diffuser le film, à le projet ne soit pas extra-diégétique et que le spectateur ne se dise pas :"on dirait le camescope de pépé" mais qu'il accepte d'emblé le champs fictionnel.
Dieu merci aujourd'hui le public a dépassé ça. Un film du Dogme t'empêche-t-il de rentrer dans l'histoire parce que ça bouge comme un film amateur ?
GiLd
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15/10/2007, 20h39
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Repairenaute
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Date d'inscription: mai 2003
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:-)
le film a été kinesscope, non ?
de même 28 jours plus tard est tourné en DV. Ca fonctionne très bien, le choix du format est judicieux, l'esthétique est en accord avec le propos, tout est ok.
sauf que le réal ne cherche pas à faire Barry Lindon comme image, il a kinescope son film ce qui a cassé la netteté du numérique et ça a donné du grain donc plus "d'épaisseur" au film.
d'ailleurs le public fait bien la différence entre la qualité d'image du making of et celle du film...
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15/10/2007, 20h45
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Repairenaute
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Date d'inscription: mai 2003
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(pause discursive)
d'aillerus ce débat est assez courant et c'est amusant de le voir se dérouler à ce niveau Image ciné avec caméra DV:
on retrouve toujours ces partis pris et ces camps:
- les réalisateurs d'images / les metteurs en scène de script
- les adeptes du 7 arts / les faiseurs de l'industrie cinématographiques
... qu'est-ce qu'aimùe ce prendre la tête et débattre ... 
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15/10/2007, 21h14
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Supermodérateur
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Date d'inscription: novembre 2002
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si quelqu'un connait un chef d'oeuvre ARTISTIQUE tourné en vidéo et NON KINESCOPE qu'il le cite....
Bill Viola ?
GiLd
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15/10/2007, 22h01
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Repairenaute
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Date d'inscription: mai 2003
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ha ha ha
ha ha ha billl Viola.. art vidéo, non ? fiction ? oeuvre narrative et non poétique... ?? bill viola ?
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15/10/2007, 22h41
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Supermodérateur
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Date d'inscription: novembre 2002
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Et alors ? Qui parle ici d'oeuvre narrative ?
GiLd
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16/10/2007, 11h27
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Repairenaute
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Date d'inscription: mai 2007
Messages: 41
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Je me suis un peu emballé sur l'émotion, mais c'est parce qu'il ne faut pas l'oublier, et la cacher derrière un esthétique qui ne raconte rien. C'était aussi pour alimenter le débat, et ce n'est que mon point de vue.
Il est vrai que quand on veut réaliser soi même son film, on porte tout sur les épaules, et le choix du format est crucial quant à la diffusion finale, un format plus standard n'entre pas dans certains festivals par exemple...
Apprendre à cadrer, éclairer, c'est apprendre le langage, apprendre à déléguer, aussi.
Pour les films de philo, ou l'art du discours, je crois toujours que l'émotion est cruciale, c'est pour ça qu'il y a de bons intervenants, et de mauvais intervenants. Essaie de convaincre ou d'apprendre à ton public sans l'impliquer, et ton info sera tronquée, diminuée, voir même oubliée. Ce commentaire touche seulement le docu ; dans les fictions, on maitrise parfaitement (en principe) son comédien.
Il est vrai que le format et l'esthétique conditionnent bien souvent la façon dont on accepte de rentrer dans un univers. Ceci fonctionne de plus en plus avec les diffusions de vidéos sur le net, ou sur le téléphone. Essaie de mettre une scène de Sergio Léone, (sans plans italiens) sur un téléphone portable, tu verras tout de suite le décalage....
Je pensais aussi à Bill Violla pour les chefs d'oeuvre artistiques, ou les vidéos d'art(ça reste quand même pour un public averti), mais si les films tournés en DV sont kinescopés, je crois que c'est pour être diffusés plus largement. Ou encore comme Lars Von Trier pour provoquer les critiques, et amener de nouvelles questions chez le spectateur. Comme le fait l'art contemporain, qui est conceptuel.
(Je placerais Bill Violla dans l'art vidéo, car c'est de là qu'il vient, et qu'il a évolué vers divers moyens... mais c'est un autre débat)
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16/10/2007, 14h39
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Repairenaute
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Date d'inscription: mai 2003
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un peu d'eau... dans mon vin..
je dois reconnaître que franchement, je suis assez d'accord avec toi j.souttre.free.fr.
l'émotion, le sens, l'adéquation fond/forme.
le parti que je défends est celui de pouvoir faire du cinéma sans être un artiste et d'avoir le droit de rechercher une certaine idée de l'image cinéma.
Bill Viola c'est tout à fait autre chose. Ce n'est pas du cinéma, c'est de l'art vidéo. Rien à voir. le cinéma aujourd'hui, c'est de la fiction ou du documentaire. Ca peut changer, heureusement, mais c'est la forme qu'il prend aujourd'hui.
Et c'est ce que je cherche "Les réalisateurs de courts-métrages en DV (qui) rivalisent d'ingéniosité pour se rapprocher de l'image cinématographique traditionnelle".
Eux ils ne font pas de l'art, ne réfléchissent pas forcément sur la force expressive et esthétique du support.
Et le sujet du débat, cf premier post, porte bien sur ces réals et leurs créations qui sont explicitement des oeuvres de fictions (réponse à Gild, et voilà pourquoi Viola n'a rien à voir avec le sujet)
Effectivement la démarche n'est peut être pas "artistique" (avec tout ce que cela a de pédant à prononcer ces mots). Mais elle peut être "spectaculaire", non ?
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16/10/2007, 15h42
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Repairenaute
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Date d'inscription: mai 2007
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Ca va mieux en le disant, cette discussion m'a fait du bien, je crois que du début à la fin, on est à peu près tous d'accord. Faisons nous plaisir et faisons plaisir aux autres en leur faisant des films. Et faisons-en plein !!!:amour:
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17/10/2007, 11h11
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