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  #1  
Vieux 16/02/2006, 14h06
Repairenaute
 
Date d'inscription: décembre 2004
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Le court-métrage, un grand centre psychiatrique ?

Bonjour à tous,

Ca fait maintenant un petit moment que j'arpente des sites comme Mouviz, le festival permanent du Repaire, et je m'aperçois qu'il y a un nombre très élevé de court-métrages qui ont pour thème principal les maladies mentales, et surtout la schizophrénie qui gagne, et de loin, le trophée de la maladie mentale la plus représentée. Faites le test vous-même !. Lors des 5 prochains court-métrages que vous regarderez, essayez de savoir si le personnage principal est sain d'esprit.
Le constat est là, reste à savoir pourquoi cette sur-réprésentation ? S'agit-il d'un ressort de scénario facile ? En tant qu'animateur d'un club de vidéo dans un lycée, je vois passer quelques idées de scénario, et je peux constater à quel point la maladie mentale, et, d'une façon plus générale, l'approche (souvent trop) psychologisante du personnage principal peuvent être des ficelles de scénario faciles à trouver pour justifier les actions souvent insensées mais nécessaires d'un personnage principal qui tente de combler les lacunes d'un scénario décousu. Parfois même, la psychologie à outrance remplace la narration, l'histoire... et pas toujours avantageusement.

Qu'en pensez-vous ? (et les exemples sont bienvenus)
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  #2  
Vieux 16/02/2006, 14h50
Avatar de Gild
Supermodérateur
 
Date d'inscription: novembre 2002
Messages: 6 392
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Voilà une discussion qui peut être intéressante

Je la déplace vers Esthétique, où l'on parle des questions artistiques.

GiLd
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  #3  
Vieux 16/02/2006, 15h31
Avatar de Gilz
Repairenaute
 
Date d'inscription: août 2003
Messages: 1 575
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Hello,

pour schématiser, je vois 2 raisons principales à cela :

Les déclinaisons récentes de films "à succès" autour de ce thème :
Citons en vrac "Fight Club" (qui lancé la "mode"), "identity", "Un homme d'exception", "Spider", "Gothika", "Haute Tension", "Donnie Darko", "The Machnist", "Vanilla Sky", ou par extension "Memories" et le "6e sens"...

Si le phénomène n'est pas récent (rappelons nous "Shock Corridor" en 1963 ou "Psychose" dès 1960), son effet de mode, lui, est plus récent.

Pourquoi cet engouement ?
On peut y voir différentes raisons :

1 - La schizophrénie, maladie méconnue du grand public, sert bien souvent de "fourre-tout" scénaristique.
"Le mec est barge ? Il fait des trucs à l'insu de son plein gré ? Hop ! On a qu'à dire qu'il est shizo et l'affaire sera dans le sac !"

2 - Donner le point de vue d'un personnage qui n'est pas conscient de la totalité de ses actes permet de les occulter durant la narration, avant de les révéler brutalement à la fin. Du coup, c'est le twist final assuré.
Vous êtes vous amusés à dénombrer les films récents de genre "thriller psychologique" ou "thriller" tout court, qui reposent sur un twist final ?
Y'en a beaucoup, beaucoup, beaucoup...

Et comme chacun sait, l'impact d'un très court-métrage (moins de 10mn) dépent bien souvent de sa chute.
Quoi de mieux qu'un twist final pour s'assurer une chute surprenante, sans prendre trop de risques ?
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  #4  
Vieux 17/02/2006, 02h34
Repairenaute
 
Date d'inscription: octobre 2004
Messages: 128
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Tu as oublié "la boîte noire", dans le genre c'est assez drôle...

J'avais remarqué une autre tendance, peut-être complémentaire : dans les festivals de court-métrages j'ai vu des TONNES de films avec des enfants, plus ou moins réussis. Souvent ils ont une vie difficile, mais de l'imagination, sont de petits "monstres" mais tellement attachants... Bref de la psychologie qui dégouline.

Alors : je résume les sujets.
Quand on est à l'école : les schizophrènes.
Quand on est plus "grand" et qu'on fait son premier court : les enfants.
Puis quand on fait un long : on peut enfin raconter sa rupture amoureuse et sa relation à la Mère!

Peut-être que c'est comme faire des croquis et apprendre le dessin : il faut en passer par là avant de faire des oeuvres plus personnelles...
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  #5  
Vieux 17/02/2006, 02h37
Repairenaute
 
Date d'inscription: octobre 2004
Messages: 128
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PS : tout ce que je viens d'écrire est valable pour moi aussi, sauf que je n'ai pas encore fait de long
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  #6  
Vieux 17/02/2006, 11h02
Repairenaute
 
Date d'inscription: novembre 2004
Messages: 535
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Ahahaha Pamplemousse c'est tellement vrai
Mais finalement, il y a certes beaucoup de films avec les enfants, mais j'ai quand même l'impression qu'il y a énormément de courts en festival sur les discrimintations (racisme, handicap, etc...). On frôle le politiquement correct dans beaucoup de cas, et rien ne me soûle plus qu'un court qui remporte un prix en raison de la "non-criticabilité" de son sujet par rapport à un autre original et risqué. Par exemple il y a 2 ans, un court dont j'ai oublié le nom, parlant de soeurs algériennes, a raflé beaucoup de prix, au détriment d'autres films bien plus risqués (notamment les "prix du public" où tout le monde a l'impression de se donner une bonne conscience en votant pour ce genre de thématique plutôt que pour un film en lui-même...). Bon c'est sûr, y a l'histoire personnelle du réal, etc, etc... Je ne dis pas que ce sont de mauvais films, mais que voilà, y en a plein dans le même style, et qu'on pourrait un peu promouvoir l'originalité et le risque par rapport à une émotion qui souvent n'existe qu'en parallèle avec une certaine actualité, et pas dans le film en lui-même. Mais bon, ceci est un autre débat...

Sur la schizophrénie, les fous etc... Il est amusant de remarquer comme tu l'a dis Bdman, qu'on retrouve beaucoup ces thématiques dans des courts amateurs sur le net, mais bien moins en festival. Je cherche toujours des exemples en festival d'ailleurs, j'en ai un qui me vient à l'idée, mais le film était vraiment pas terrible et il n'a eu aucun succès (vous savez, quand le générique défile et que tout le monde attend encore la première personne qui va applaudir pour suivre le mouvement...par compassion )...

Gilz a très bien analysé la chose, je suis complètement d'accord avec ce qu'il a dit. La mise en scène de la folie permet de s'affranchir de pas mal de contrainte et de pouvoir manipuler son film un peu comme on veut (dans un court comme dans un long d'ailleurs). Personnellement ça me gêne assez. On tombe trop souvent dans la facilité. Justifier une mise en scène par la folie ou par le fameux "en-fait-ce-n'était-qu'un-rêve" m'agace profondément. Ce qui ne veut pas dire pour autant que je suis réticent envers ce genre de films, mais force est de constater que, en tout cas sur le net, ça vole pas très haut la plupart du temps.

On pourrait d'ailleurs reprocher à beaucoup de jeunes amateurs la redondance du thème du fameux "malaise adolescent", suicide, etc... Passage obligé, ressenti d'une époque, manque total d'originalité dans la recherche d'un scénario ? Finalement, ce sont rarement le genre de court amateur qu'on retient.
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  #7  
Vieux 20/02/2006, 22h00
Repairenaute
 
Date d'inscription: décembre 2004
Messages: 656
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Voilà des avis intéressants !

Twist final, schizo, "politiquement correct"... finalement, tout ça permet de ne pas trop prendre de risques scénaristiques. En gros : Le twist final est reconnu pour donner bonne impression facilement, le politiquement correct permet d'être sélectionné pour un festival et la schizo, on en a parlé.
Un manque de prise de risque pour couvrir un manque d'inspiration ?...

a+
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  #8  
Vieux 21/02/2006, 01h12
Repairenaute
 
Date d'inscription: novembre 2004
Messages: 535
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Hmmm...il faut dire aussi que pour être produit et aller en festival, on privilégie, bien obligé, les effets de chute ou de scénario. Car même si le film est court, l'attente est grande, et l'impatience du spectateur aussi. Il faut vite frapper les esprits, mettre en place l'intrigue, etc...

Le manque de prise de risque est aussi lié au secteur : pas du tout rentable financièrement, et quoi qu'on en pense et en dise, sans argent, peu de chance de faire un film à peu près correct, aussi court soit-il. L'inspiration n'est pas en cause, le court étant quand même un sacré vivier d'idées (avec en plus une inventivité développée en raison des moyens restreints).
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  #9  
Vieux 22/02/2006, 00h29
Repairenaute
 
Date d'inscription: janvier 2005
Messages: 57
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"Les hommes ont toujours respecté ceux qui sont fous."
J'ai entendu une citation qui ressemble a ca un jour.

En y réfléchissant, c vrai. En étant fou, on peut vraiment faire les choses que l'on veut sans se soucier du sens, des conséquences ou des apparences.
On s'identifie (presque) toujours aux héros que l'on crée. Souhaitons nous tous devenir fous ?
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  #10  
Vieux 26/02/2006, 19h16
Repairenaute
 
Date d'inscription: avril 2005
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Hum Zerow je ne suis vraiment pas d'accord avec toi, ou alors tu précises mal le degré de folie dont tu parles... !

D'ailleurs, encore aujourd'hui, dans la grande majoritée, on isole les "fous"
Avant, soit disant possédé par le diable, on les brulait...



Toute fois, discution tres interessante car je me posais exactement la même question quelques jours auparavant, et j'en suis venu aux mêmes conclusions... !

salut
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  #11  
Vieux 27/02/2006, 01h37
Avatar de elenfoiro
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Date d'inscription: mars 2005
Messages: 236
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Je viens de découvrir cette discussion et je suis à fond dans ce sujet. En effet, je viens de terminer un film qui justement s’intitule skizophrenie. (Plein dans le mile bile)
G plusieurs réponses aux questions et thèmes abordés dans ces lignes qui sont personnelles mais qui pourront peut-être faire avancer les choses.

PK personnellement un film sur la skyzophrenie je ne me répéterai pas (renvoie au forum de mon court et au premier topic. Mon court avait pour but de mettre en image ce que je ressent personnellement en matière d’empathie quand je suis en train de travailler avec un résident skizophrene. (http://www.repaire.net/forums/festiv...ophrenie.html).


Vis-à-vis du respect des H et de leurs fous, il faudra se mettre d’accord sur la notion de
Respect et sur celle de fou…. Je ne vous ferai pas un cour sur les psychoses (skysophrenie entre autre), névrose et autre mais au moyen age les « Fous » étaient mis sur des bateaux lâchés en mer ou en rivière et ceux qui survivaient avaient une sorte de grâce divine qui leur donnaient le droit de retourner en famille les autre crevaient comme des merdes !!!!!!!
Aujourd’hui nous avons des HP ou autres qui protèges notre société de ses fous mais qui les protège aussi de notre société (a réfléchir)……. De même pour les personnes handicapées. Mais je ne vais pas m’éterniser trop longuement sur ce sujet je suis en polémique sur ce point

Dernier point pour être original, et faire avance tt ça : cette année sort Young Hannibal de Peter Webber en travail avec Harris auteur de la première trilogie qui disait justement que le public n’avait plus peur des monstres genre Freddy Krugger ou Jason, mais plutôt des Ted Bundy ou H. Lecter qui pouvaient habiter à coté de chez eux. Cette psychose (attention jeu de mot) du psychopathe est devenue médiatique et exploitée à fond. Aujourd’hui, il persiste 36 tueurs en série en liberté……. Cela inspire tt le monde !!!!!!! Les auteurs se creusent l’esprit pour trouver des peurs qui nous touchent nous spectateurs, le cinéma ou autre art type occidental d’horreur on a fait le tour… C pour ça que depuis plusieurs années on voit sur nos écrans des films genre dark water ou ring entre autre qui viennent nous terrifier avec une culture différente et sans tueurs en série ss fous ……

Pour terminer la skisophrenie est la maladie la plus complexe à cerner (après l’autisme) Mais depuis Raiman on voit pas les gens souffrirent des syndromes autistiques chopper une éducatrices et l’envoyer 2 mois en ITT….Alors on garde cette maladie qui meme au niveau sonore elle fait PEUR

elenfoiro
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  #12  
Vieux 27/02/2006, 03h11
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Date d'inscription: juin 2004
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Je suis en accord total avec Gilz , sur un court métrage de skyzo ou de fou , on met en scene de la folie , ce qui est une des plus simple maniere de scénariser un scénario , qui meme parfois , peut être comique

Je n'ai jamais eu l'occasion de faire un court métrage "serieux" , j'ai toujours fait apparaitre de la folie avec des psychopates criminel ou des malade mentaux !

Faudra que je matte ton court El enfoiro
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  #13  
Vieux 27/02/2006, 14h11
Avatar de elenfoiro
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Date d'inscription: mars 2005
Messages: 236
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petite precision.....

J'estime com vous que la skizophrenie et les autres maladies mentales sont devenus en partie des supports au scenar .

Mais avez vous oubliez les incontournables? l'antre de la folie, vol au dessus d'un nid.....


Il est vrai ke la maladie mentale est devenue Grand publik mais mettre en image tous les syndromes skyzophrenik seraient trop repoussant pour le publik car peut être trop complexe....?

Prenais la def de la skyzophrenie
http://www.infirmiers.com/etud/cours...izophrenie.php

et apres.... mise en image impossible de tout mettre pour ma part.
g peut etre pas le recul pour le faire....
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  #14  
Vieux 27/02/2006, 15h36
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Date d'inscription: avril 2005
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On parle d'une schizophrénie positive pour les hallucinogènes....
A toi de voir
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  #15  
Vieux 27/02/2006, 16h35
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Date d'inscription: février 2006
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Bonjour,

Sur les maladies mentales dans les scénarios, j'ai quelques idées, probablement pas entièrement fausses...

D'abord, il est souvent demandé aux scénaristes de pousser une idée au maximum. A un moment, la folie vient (ce peut être aussi l'état du scénariste après avoir bossé des jours pour rendre son texte à l'heure !)

De même, le spectaculaire n'apparaît que lorsque ce qui est montré est plus grand, plus fou, plus exceptionnel que ce que nous vivons tous les jours. La maladie mentale est, heureusement, plus rare dans la vie qu'au cinéma.

Enfin, le scénariste (ou celui qui apporte l'idée de base) est également tributaire de ses propres névroses. La schizophrénie n'est pas nouvelle dans la fiction : les histoires de doubles sont anciennes. Qui d'entre nous n'a jamais rêvé d'être quelqu'un d'autre ? Pour toucher et faire adhérer les spectateurs, le cinéma s'appuie sur les mécanismes fondamentaux de l'homme.

Tout cela, à la mode actuelle envers la "psychologisation", explique, à mon avis, pourquoi les maladies mentales sont si nombreuses au cinéma. En ce qui concerne les courts-métrages, il me semble qu'au début de sa carrière, il est difficile de se séparer de ses propres névroses. Après quelques temps, l'écriture étant une bonne psychothérapie, on peut les dépasser pour aborder d'autres sujets. Et puis, au bout d'un moment, ça nous emmerde de ressasser les mêmes thèmes !

PS : mes personnages ne sont jamais schizophréniques, en revanche mes tendances obsessionnelles et dépressives ressortent facilement !

A bientôt,
Pierre-Olivier
http://www.lecollectifduscenario.org
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  #16  
Vieux 28/02/2006, 10h47
Avatar de elenfoiro
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Correction theorik

J'adhere a tes idées en ce qui concerne le travail du "sublimation" de "l'artiste" face à son "oeuvre"car il n'y pas que dans le cinema que les artistes font du personnel pulsionel....

Par contre Pierre-Olivier, tu dis "La maladie mentale est, heureusement, plus rare dans la vie qu'au cinéma"

Personnellement je n'y crois pas. De part ma formation d'educateur spécialisé nous avons abordé biensur ces thèmes et la maladie mentale est bien plus presente que on veut le croire. Entre ttes les nevroses qui handicapent des millions de gens au quotidien, car c une maladie mentale!!! et les psychoses ou handicap com l'autism, IMC........ car la diffrence n'est plus si extreme
En effet, le fou n'est pas obligatoirement le skizo qui a un double (syndrome extremement rare) ou le psychopathe.......
C pour ca que l'on ne parle plus de fou car ce terme perjoratif englobe trop de significations subjectives..
Mais aussi les "Fous" ne sont pas internés" ils sont pour la plus part en société.... Alors attention quand vous prendrez le metro..........:( :( :( :( :( :( :( :( :( :(


Cela pourrait faire une bonne base pour un film.......
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  #17  
Vieux 01/03/2006, 16h21
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Les maladies mentales comme sujet d'un film, c'est à mon avis autre chose que quand elles ne servent qu'à "canaliser" un scénario mal ficelé.
Si beaucoup de court-métrages (et de films long-métrage, on l'a vu) parlent de folie, d'autres utilisent la folie ou la psychologie à des fins purement scénaristiques. En d'autres termes, que la folie soit le thème principal d'un film, je n'y vois aucun inconvénient même s'il faut reconnaitre que c'est un thème "à la mode", ce qui me titille plus, c'est l'usage scénaristique de la folie.
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  #18  
Vieux 02/03/2006, 13h46
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Maladies mentales au cinéma

Bonjour elenfoiro

[quote=elenfoiro]
Par contre Pierre-Olivier, tu dis "La maladie mentale est, heureusement, plus rare dans la vie qu'au cinéma"
Personnellement je n'y crois pas. *

Mais aussi les "Fous" ne sont pas internés" ils sont pour la plus part en société.... Alors attention quand vous prendrez le metro..........:( :( :( :( :( :( :( :( :( :(
QUOTE]

Tu as raison, j'ai manqué de nuance, j'aurais dû dire : les pathologies graves et dangereuses pour soi ou les autres sont plus rares dans la vie qu'au cinéma. Il est certain que nous sommes tous plus ou moins "fous" mais assez peu d'entre nous (déjà trop, sans doute) se suicident, tuent ou adoptent des comportements dangereux.

Pour en revenir au cinéma, les personnages ont toujours un comportement extrême, nécessité par la progression de la tension dramatique et le besoin de spectaculaire. En conséquence, les comportements les plus rares dans la société sont les plus fréquents au cinéma. Ca m'énerve parce que je trouve souvent la note "forcée" à la 26ème ressucée amplifiée de Rain Man ou de Hannibal.

A bientôt,
Pierre-Olivier
http://www.lecollectifduscenario.org
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  #19  
Vieux 04/03/2006, 04h39
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Justifier une mise en scène par la folie ou par le fameux "en-fait-ce-n'était-qu'un-rêve" m'agace profondément
lOL trés bonne discussion, je me suis moi-même posé la question il y a quelques jours ^^
En effet cela revient surement à la semptinelle chute de "ce n'était q'un rêve" lol, enfaite il est skyzo, bah ui, voilà !!! C'est pas forcément original à la longue mais c'est sur que beaucoup de film on du influencer cette profusion. Si cette chute permet de justifier un contenu scénaristique, c'est parce que dans notre société moderne, les agissements un peu farfelu ne semble générer que par une forme de folie, il y a un paradoxe entre l'homme travailleur auquel on demande d'avoir une image lisse et l'homme entant qu'être naturel, avec ses paradoxes et ses névroses ! Les gens ont surement besoin de se réfugier dans de la folie, dans de la fantaisie et de justifier cette folie qu'ils expriment par une maladie qui reviendrait inconsciamment à les replacer dans un contexte social contemporain clair, de l'homme lisse que nous font voir les médias par exemple. Mais plus simplement, si c'est une évidence, une facilité , pour chute à une oeuvre filmique, c'est bien que c'est la façon la plus simple de justifier les agissements qui déborde d'une certaine norme, alors que ce sont ses normes elles-mêmes qui devrait être critiqué, si on juge qu'elle ne sont pas bonne biensûr, mais il est totalement concevable que l'homme moderne soit un peu paumé face à sa ce qu'il doit être et faire en aval à ses vrais émotion et ressentis, entre qu'être sensible .
Le club av dont je m'occupe tien un projet qui a une chute qui prends malheureusement à partie une chute un peu comme ça, je l'ai trouvé pour me dépatouiller d'une foumilière d'idée (faire un scénario à 7 , c'est vraiment une prise de tête) donc, quand je pensais à cette chute je me griffais le visage, je me rongeais les ongles et me tortillait dans mon lit de honte jusqu'à faire de nombreuses insomnies, "alors enfaite ...c'est un rêve ! ", en faite la chute est bien plus étoffé et dense et ne se finit nullement sur cet élément lol, la fin fait office d'une morale sociale, enfin bref même si au final j'ai réussi à avoir un scénario assez cool et original, il y a quand même un élément de "c'était en fait, les illusions d'un hommes", je crois que c'est la chute la plus simple qui vient à l'esprit, parce qu'elle est intrasèque (au dedans) à la vision contemporaire du monde : nous sommes tous névrosé mais ne l'assumons pas. S'il vous plait, appelez un psychologue pour qu'il nous clarifie la chose (non non pas Catherine Muller je vous en pris ! Tête à claque celle là ) (Psy de TF1 Ndlr)
Enfin bref, là je parlais il est vrai de l'utilisation de ce thème pour
"canaliser" un scénario.
mais quand c'est le film lui même parle de ce sujet c'est un peu la même chose, je pense que c'est soit l'expression d'un anti-conformisme social de l'invididu, ou alors c'est un thème qui est esthétiquement simple à abordée, je ne sais pas lol. elenfoiro où es-tu ?? Skizophrenie
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  #20  
Vieux 05/03/2006, 09h53
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Je suis là

Mais g pas le temps de repndre, je travaille sur la contenance eomtionelle et la violence institutionnelle

Je repondrai a ce message dans la semaine

elenfoiro
http://jb.padido.com/
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  #21  
Vieux 06/03/2006, 14h15
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C'est pareil, dans un film, dès qu'on y trouve une once de "critique sociale", on a tout de suite bonne conscience et on peut aller voir (ou faire) un film qui serait autrement trop "frivole", pas assez "politiquement correct".
Et la folie, justement, ça serait pas devenu un peu politiquement correct ?

a+
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  #22  
Vieux 06/03/2006, 17h38
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je pense que c'est un autre débat ça Bdman ^^
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  #23  
Vieux 13/03/2006, 00h42
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Personne ne s'est posé la question par rapport à notre société, nous sommes dans une augmentation évidente du taux de suicide, de précarité, etc. Les maladies mentales sont mal soignées, ignorées et les malades sont le plus souvent livrés à eux mêmes (et loin d'être tous "internés").
Normal que l'on retrouve celà dans les "histoires" à raconter...
Phénomène de société...
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