Bon.
Et l'animation à même le plateau dans tout ça ?
Au-delà des effets de transitions originaux façon clip de Gondry, ou bien encore des animations 3D de textes gribouillis, et bien il est de mon avis de souligner que France Telecom, à mon avis (et ce n'est là que mon avis après tout), ne s'est pas contenté de retirer des frames de-ci de-là histoire de saccader le mouvement en "stroboscopant" tous les travellings.
Bah non.
En fait, ils ont eu recours à une technique que j'affectionne tout particulièrement :
LA Pixillation mesdames messieurs !
Alors, pour ceux qui ne connaissent pas, et bien ce n'est ni plus ni moins que de l'animation, mais de volumes, acteurs et objets, par succession de photos parfois nettement espacées dans le temps.
Ce petit détail : "parfois nettement espacées dans le temps", on le retrouve bien illustré dans la séquence de la plage. Il fait nuit, puis pointe l'aurore, et enfin le claire matin, tout ça en quelques images.
N'est-ce pas magique ?
Hors donc, vous me direz qu'il en faut du temps ! Bah oui. Forcément. Ca prend du temps que d'animer chaque acteur image par image, façon Wallace et Gromit, mais en remplaçant la pâte à modeler par femmes, hommes et enfants...
Mais quel chouette résultat s'il en est !
Alors je ne dis pas que de filmer en continu un travelling circulaire puis en retirer une certaine proportion de frames à intervalles réguliers ça ne donnerait pas le même résultat, mais dans ce cas de figure, l'animation, au final, ne se différenciera pas de la temporalité réel, du simple fait qu'elle sauvegardera approximativement la vitesse du mouvement enregistrée sur le plateau. Alors qu'en utilisant un appareil photo, à la place de sa chouette DV ou HDCam, bah la possibilité de distordre le temps à volonté, de l'écraser en faisant bouger le soleil de 3/4 son voyage journalier en quelques secondes, bah tout ça s'opère dès la prise de vue, en moins d'images.
Et puis pour l'amateurisme, et bien rajoutons le fait que l'utilisation d'un putain d'appareil numérique, au même prix qu'une petite caméra DV "mono-CCD", ça permet de chopper des images d'une qualité et d'une résolution folle !
Pour les amateurs d'effets "pixillatoires", je les renvoie aux oeuvres de Norman Mc Laren, le pionnier, puis aux trucages de Ray Harry Hausen dans des films comme "Le Choc des Titans", ou encore "Jason et les Argonautes", et pensons au court-métrage "Gisèle Kérosène", de Jan Kounen etc...
