Les deux termes "Définition" et "Résolution" distingués par
sebalto ne le sont pas toujours ainsi et sont donc porteurs de confusions.
Je m'abstiens de prendre partie dans le distinguo, ça serait peine perdue; je pense qu'il faut tenir compte du contexte pour savoir quelle interprétation donner à l'un ou l'autre des deux termes.
Lorsqu'on discourt de
définition ou résolution d' un capteur ou d' un écran pixellisé, il s' agit d' objets matériels pavés d'une mosaïque de cellules électroniques distinctes qu'on nomme pixels. Ces pixels sont matériels. Sur un capteur, l'image fournie par l' optique s' étale sur par exemple 1 037 000 'pixels effectifs'; sur un téléviseur elle s' affiche sur 1920 x 1080 pixels ( par exemple).
Lorsqu'on discourt de
définition ou résolution d'un format de vidéo, l' entité "pixel" n' est plus matérielle, c'est un triplet de valeurs numériques dont le plus souvent les composantes de chrominance ( U ; V ) sont communes à plusieurs triplets "voisins".
On n' annonce que le nombre d' information Luminance par exemple 720x576 pour le DV(E), 1440x1080 pour le HDV (entre autres), etc.
Évidemment les deux aspects matériel et logiciel de la définition (résolution) sont liés : pour fabriquer les 720x576 = 414 720 pixels numériques du DV ( ne pas oublier que chacun detient trois informations dont une spécifique), le même nombre de "tri-pixels effectifs" d'un capteur tri-CCD suffit, pour un capteur mono-CCD, la question fut génératrice de discussions : 800 000 pixels semble correct et plus de 1 244 160 inutile pour constituer les infos du DV …
Ces données techniques sont communes à tous les appareils vidéo de même modèle mais aussi très souvent à des modèles différents de marques différentes, il reste que l' exploitation qu'ils en font n'est pas identique…
De la même façon que les caractéristiques techniques du moteur d' une auto sont plus ou moins bien exploitées en amont [ qualité du carburant = qualité de l' optique] et en aval [ transmission / suspension / pneus… = processeur de traitement / enregistrement …] et les conditions d' utilisation [ ville / autoroute / montagne… = caractéristiques de la lumière ].
Dans le cas des autos comme des caméras, des mesures de "performances" sont effectuées, cependant, elles restent encore assez circonstancielles et "technologiques".
Pour une auto, vitesse de pointe et accélérations sont mesurées "sur piste", pour une caméra, résolution ( selon
sebalto, ou définition selon d'autres) sont évaluées "sur mire".
C'est une procédure métrologique dont le résultat est exprimé en LPH ( Lignes Par Hauteur d' image) pour les techniciens et un peu comme ils le veulent par certains comparateurs…
La mesure LPH donne le nombre de lignes verticales qui se séparent sur une largeur d'image égale à la hauteur de cette image, les mires utilisées ainsi que la façon de les lire sont "normalisées".
En DV(E) un "bon" résultat est 500LPH, ça ne peut pas dépasser 540.
En HDV, les caméras récentes pourraient voisiner 800 LPH, mais pas dépasser 810 et, en général, devraient se trouver au dessus de 700 …
Des magasines ou des magasins déclarent le "nombre de points" par ligne sans que leur méthode d' évaluation soit définie par une norme : les comparaisons doivent se faire entre les mesures de même source…
Cette précaution de "s'abreuver" toujours à la même source me parait nécessaire en ce domaine où, récemment, on a lu des évaluations pour le moins surprenantes.
En outre, il faut aussi être à peu près certain que la même source ne change pas de protocole…
Vaste programme !
Alors, ne pas trop se prendre la tête
