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Cours complet sur la transmission HF

Cours complet sur la transmission HF

Publié par Basile HUARD, le 23 Octobre 2016
  1. Basile HUARD
    Voici mon support de formation que je vous partage avec joie
    Tous les textes et schémas sont libres de droits (pas les photos)

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    Introduction à la transmission sans fils broadcast

    Exploitation


    Introduction à l’exploitation de matériel de transmission sans fil numérique à usage audiovisuel

    Objectif : Réaliser une transmission unidirectionnelle d’un signal vidéo et audio sans fil d’un point A à un point B

    Besoin : Le recours à un tel système devient nécessaire lorsque l’évènement filmé à besoin d’être diffusé en direct (TV ou écrans géants) ou si il est enregistré, mais que l’on souhaite le réaliser en direct.

    Situations
    Il existe 4 types de situations dans lequel ce système peut évoluer :

    Liaison fixe : Le signal est transmit d’un point fixe à un autre point fixe
    Ex : Duplex entre 2 salles de conférence
    « Sortie de foule » : Le signal est transmit d’un point mobile vers un point fixe
    Ex : Caméra mobile au milieu du public
    « Entrée de foule » : Le signal est transmit d’un point fixe vers un point mobile
    Ex : Moniteur sans fil de retour programme pour des plateaux en duplex évoluant au milieu de la foule. Souvent porté par un « LCD man »
    Liaison mobile : Le signal est transmit d’un point mobile vers un autre point mobile
    Ex : Suivi de course sportive sur des longues distances.

    Dans chaque cas, on devra choisir le type d’antenne le mieux approprié à la situation. (cf. directivité des antennes)

    Dans tous les cas, il est impératif que les antennes soient à vue l’une de l’autre.
    Puisque ce type de liaison ne transite pas par les satellites, on les appelle alors « transmissions terrestres » (Même si elles sont aériennes)

    (Altitude d’un avion relai : 3Km, Altitude des satellites : 36 000 Km)



    Les technologies
    Il existe 2 technologies de transmission sans fil :

    Analogique
    Le signal vidéo est directement modulé en FM sur la fréquence porteuse (entre 1.5 et 3.5 GHz)

    Le son est modulé sur des sous porteuses en FM également.

    Le signal vidéo transmit ne peut être que du composite (PAL – SECAM)

    La liaison est peu robuste, et l’utilisation mobile nécessite un pointage manuel avec antennes directionnelles.

    La perte de signal (décrochage) se traduit par l’apparition de neige sur l’écran.

    C’est l’ancienne technologie de diffusion TV dite « transmission hertzienne »

    L’utilisation de tels systèmes est désormais interdite. Ils sont seulement tolérés en utilisation domestique à faible puissance (Déport de TV, vidéosurveillance, modélisme, etc.)

    Numérique
    Le signal vidéo et le son sont compressés, puis modulé en OFDM sur la fréquence porteuse (entre 2.0 et 2.7 GHz)

    La bande passante HF est réduite et permet plus de place pour d’autres liaisons

    Tout type de signal vidéo peut être transmit (Composite, composante, SDI SD-HD, etc.)

    La transmission est très robuste.

    Ces liaisons offrent la possibilité de modifier le débit de l’image au profit de la robustesse et inversement.

    La perte de signal (décrochement) se traduit par l’apparition de mosaïques à l’écran.

    C’est la technologie de la TNT (Télévision Numérique Terrestre)





    Schémas structurel
    Une liaison HF numérique se compose d’un émetteur et d’un récepteur

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    L’émetteur est composé principalement d’un encodeur, d’un modulateur et d’une antenne d’émission

    Le récepteur est composé d’une ou plusieurs antennes de réception, d’un « downconverter » pour chaque antenne, d’un démodulateur et d’un décodeur

    Encodeur
    L’encodeur sert à compresser le signal vidéo en MPEG afin de réduire la bande passante. Le signal entrant est converti en flux ASI (compressé) destiné à être modulé.

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    C’est au niveau de l’encodeur que l’on va donc choisir le type de signal vidéo en entrée (Composite, Composante, SDI-SD, SDI-HD, etc.)

    C’est également ici que l’on choisit le type d’entrée audio (analogique, AES, ou « Embedded »)

    L’encodeur va également s’identifier en ajoutant un nom de « service » dans le flux ASI. C’est en quelque sorte son adresse, son canal, son identifiant. Par exemple : « SERVICE 01 ». (cf. Multiplexage)

    La compression de l’image implique un délai qui varie selon les constructeurs (2 images pour le link en SD « low delai »).

    Note : « les boxes », ou liaisons wifi, qui ne compressent pas l’image, et donc n’ont pas de délai, mais la portée peine à dépasser 50m. C’est bien pour les plateaux en multi-cams, cela évite un retard entre le son et l’image.

    Pour les systèmes compressé comportant un délai, il est impératif d’effectuer une prise de son via la caméra HF.



    Modulateur
    Le modulateur reçoit le signal ASI de l’encodeur et le module en OFDM (Orthogonal Frequency Division Multiplexing). (cf. Modulation OFDM)

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    C’est la partie HF du système.

    C’est lui qui détermine la fréquence et la puissance d’émission

    Le débit de données transmises n’est pas fixe, il dépendra des paramètres choisis du modulateur.

    Cependant, plus le débit est élevé, plus la liaison sera difficile, donc moins robuste, moins distante.

    Il nous est donc possible de limiter le débit vidéo si l’on souhaite augmenter la robustesse de la transmission, et la distance.

    Par contre, baisser le débit, aura pour effet de dégrader l’image.

    Nous allons donc chercher le compromit le mieux adapté à nos besoins entre débit d’image et robustesse de transmission.

    On va donc choisir la largeur de bande HF, la « Constellation », le « FEC », et « l’intervalle de garde »

    La largeur de bande est la largeur du spectre émit. Plus l’on est large, plus on peut transmettre de débit de donnée. On peut aller de 6Mhz à 20Mhz.

    La « Constellation » est type de modulation, elle permet de multiplier le débit de bande passante par 1,2 ou 3.

    Le « FEC » permet une correction d’erreur plus ou moins grande

    L’« Intervalle de garde » permet d’éviter les échos en milieu urbain ou confiné

    Ces paramètres sont étudiés en détail dans le chapitre « Modulation »

    Depuis peu, un nouveau type de modulation fut développé, le LMST. Remplaçant le DVBT, il permit de résoudre les problèmes liés à l’effet « doppler » rencontré lors de transmissions embarquées sur les voitures de course.

    Le LMST permet d’améliorer considérablement la robustesse de transmission, et parfois, de ne pas travailler a vue. Il revient donc évident de toujours utiliser le LMST lorsque les appareils le permettent.

    En ce qui concerne la puissance, on utilisera par défaut 100mW, et moins si la distance de couverture est proche. Il est possible de saturer les Downconverter si l’émetteur se trouve trop près des antennes de réceptions, des risques de destructions des DC existent si la puissance de l’émetteur dépasse 1W.

    Pour le choix des fréquences, on veillera à respecter les fréquences que l’on a déclarées, et qui nous ont été autorisés temporairement.

    Si on utilise plusieurs systèmes, on veillera à espacer au maximum nos fréquences (20Mhz minimum).



    Antennes d’émission
    S’il n’y avait qu’une seule chose à retenir, ce serait de ne jamais mettre en porteuse (allumer) un émetteur sans y brancher auparavant une antenne

    Sans antenne, la puissance émise crée une onde stationnaire qui retourne en amont vers l’ampli et le grille. (Le TOS (Taux d’Ondes Stationnaires) est maximum)

    Chaque antenne possède sa propre bande passante, qui doit être adaptée à la fréquence d’émission. Si ce n’est pas le cas, on dit que l’ampli est mal « chargé » et donc cela engendre du TOS. L’énergie qui retourne vers l’ampli, c’est de l’énergie qui n’est pas transmise, donc perdue.

    Antennes de réception
    Un récepteur qui comporte plusieurs antennes est appelé récepteur en diversité

    Cela permet d’augmenter la qualité de réception, ou/et sa zone de couverture

    Les antennes de réception son chacune branchées sur un « downconverters »

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    Downconverters
    Un «downconverter » est un « mini-récepteur » qui va comme son nom l’indique descendre la fréquence reçue en gigahertz et la convertir en basse fréquence uhf-vhf

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    Le Downconverter (DC) effectue seulement une soustraction entre le signal reçu (peu importe la fréquence) et son Oscillateur Local (OL)

    Le faible signal RF reçu est pré amplifié et devient « solide », ce qui lui permet de parcourir de longue distance par câble.

    Le principal intérêt est donc de pourvoir éloigner les antennes du récepteur jusqu’à 100m

    Cela permet de placer les antennes sur des points hauts, tout en gardant le récepteur en régie.

    Cela permet aussi d’étaler la zone de couverture en étoile pour l’exploitation dans plusieurs salles non communicantes

    L’impédance de sortie du downconverter est de 75ohms, ce qui nous permet d’utiliser du câble vidéo standard faible perte.

    Si l’OL du downconverter est inférieur à la bande de fréquence du tuner, le « side » (coté) est « low », sinon, le coté est « high » ce qui signifie que la fréquence de réception est soustraite par un offset supérieur.

    Puisque qu’une fréquence négative n’existe pas, la résultante est toujours positive

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    Autrement dit, pour un « side high » (inversé), plus la fréquence de transmission est haute, plus le signal sortant du downconverter à une fréquence basse, et inversement.

    Le récepteur nous affiche directement la fréquence d’exploitation, nous n’avons pas besoin de faire le calcul. Cependant, il faudra lui indiquer le type de DC utilisé, ou bien rentrer manuellement son OL et son « Side »

    C’est bon de connaitre le type de Downconverters, et son « side » lorsque l’on souhaite déporter au maximum les antennes du récepteur. En effet, puisque les basses fréquences sont plus robustes (même dans les câbles) il sera utile de choisir une fréquence adaptée au downconverter et inversement.

    Le DC est autoalimenté par le récepteur, il faudra donc la valider (« LNB Power» sur « On »)

    Attention : Un court circuit sur un câble BNC de DC peut griller l’entrée RF du récepteur. Il est donc impératif de s’assurer de la fiabilité des câbles avant de les brancher sur le récepteur.

    Note : Les DC « 3025-1927 » possèdent un interrupteur qui permet d’augmenter le gain lorsque l’on souhaite parcourir de grandes distances. Il faut cependant le désactiver pour les petites distances afin de ne pas saturer le récepteur.

    Démodulateur
    Ensuite, la RF abaissée, entre dans le récepteur. Le démodulateur va le convertir en flux ASI afin qu’il puisse être décompressé par le décodeur.

    Un récepteur diversité comporte autant de tuners que d’antennes qu’il possède

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    En mode « diversity », les 4 tuners sont programmés pour une même fréquence de réception.

    En mode « dual diversity » il est possible de régler 2 tuners sur une fréquence et les 2 autres sur une autre fréquence. Cela est utile lorsque l’on fait un relai, mais que l’on souhaite pouvoir recevoir le même signal aussi en direct.

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    Les principaux paramètres à régler au niveau du démodulateur sont la fréquence de réception, le mode de diversité, l’alimentation des DC et leur type.

    En général, il suffit de choisir le modèle du downconverter. Dans le cas contraire, il faut savoir paramétrer manuellement la fréquence de l’OL, et le « side ».

    Le démodulateur ne détecte pas automatiquement le mode de modulation, il faudra donc le paramétrer manuellement (DVBT, LMST 10Mbits ou LMST 20Mbits)

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    Décodeur
    Le signal ASI (signal vidéo compressé) est reçu ensuite par le décodeur, qui va décompresser l’image et reconstituer le signal vidéo.

    Le décodeur si il est en service automatique, va choisir le premier service qu’il reçoit, sinon, il faudra lui indiquer, en choisissant le service désiré.

    Le décodeur à également besoin d’être paramétré en HD ou en SD

    C’est le décodeur qui s’occupe de synchroniser l’image si besoin grâce à l’entrée de synchro externe (« Framelock »)

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    Voie de commande HF
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    Une voie de commande HF permet de prendre le contrôle de la caméra à distance par l’ingénieur vision

    Elle permet principalement le contrôle du diaph, de la colorimétrie, du tally, le niveau de détail, le knee, etc.

    La voie de commande se compose d’une Remote RCP, d’un émetteur de donnée, et d’un récepteur situé sur la caméra.

    Exemple de voie de commande "Archane"




    Couplage d’antennes
    Le couplage d’antenne permet d’utiliser une même antenne pour plusieurs fréquences (liaisons)

    Il peut s’effectuer en émission ou en réception

    Couplage d’émission
    Un coupleur d’émission possède plusieurs entrées et une seule sortie. Il se place entre les sortie de l’émetteur et l’antenne (ou l’entre de l’ampli RF si utilisé).

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    Couplage de réception
    Un coupleur de réception possède une entrée et plusieurs sorties.

    Il se place entre le downconverter et les entrées des récepteurs

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    Si par exemple on veut installer 3 sorties de foules en diversité sur 4 antennes, on va utiliser 4 coupleurs ayant 3 sorties, ce qui nous donne 12 BNC à patcher.

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    Relai ASI
    L’utilisation du flux ASI peut être très pratique afin de limiter les temps de délai lorsque l’on souhaite réaliser un relayage. Puisque le délai provient de temps de compression et décompression de l’image (encodeur-décodeur). Effecteur un relai ASI permet de s’en passer au niveau des points relais. L’image est donc compressée et décompressée qu’une seule fois. Par exemple, une liaison avec 2 relais, aura donc autant de délai qu’une simple liaison.

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    Le nom de service reçu par le dernier récepteur sera celui du premier émetteur.

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    La gestion de flux internes du récepteur permet au décodeur de choisir entre le signal du démodulateur ou un flux ASI externe

    Il est très important de désactiver l’encodeur de l’émetteur ASI afin de ne pas ajouter de débit supplémentaire inutilement.



    Diversité ASI
    Il est possible d’étendre le nombre d’antennes à l’infini, grâce à la diversité ASI.

    Certains récepteurs possèdent une sortie de flux ASI.

    Dans ce cas, nous pouvons le faire fonctionner en démodulateur seul, sans utiliser le décodeur interne. Ou comme « monitoring » de zone.

    Nous utiliserons alors un décodeur externe déporté (jusqu’à 200m possible en ASI) qui comporte 4 entrées ASI.

    Ce décodeur utilise le meilleur flux ASI qu’il reçoit, et le décode.

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    Cette configuration permet d’étendre le nombre d’antennes à 16 si on utilise 4 récepteurs (démodulateurs) et 1 Décodeur en diversité ASI



    Multiplexage ASI
    Le multiplexage ASI permet d’associer plusieurs vidéos, sur un même flux ASI.

    Un multiplexeur possède plusieurs entrées ASI et une seule sortie ASI.

    Les différents flux sont identifiés grâce à leur nom de service.

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    Ceci est très utile lors de relayage aérien, afin de limiter le nombre de fréquences.

    Il faudra cependant respecter le débit vidéo. La somme de tous les débits doit être inférieure au débit disponible de l’émetteur (bande passante).

    Par exemple, un émetteur HD, avec 40Mbits de bande passante utile permet de multiplexer 4 images à 10Mbits chacune.

    Dans le cas contraire, « l’embouteillement » de données se traduit par des décrochages numériques similaires à des décrochages HF.

    Certains émetteurs possèdent une sortie ASI, ce qui nous permet de nous en servir en encodeur seul (sans utiliser le modulateur, ni l’antenne).

    Certains émetteurs possèdent le propre multiplexeur interne, ce qui nous permet d’encoder l’image entrante en SDI avec celles qui rentrent sur l’entrée ASI et de tout émettre sur une même fréquence.

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    Décodage ASI
    Pour décoder un flux ASI il nous faut autant de décodeurs que d’images dans le flux. Les décodeurs sont placés en cascade.

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    Amplification
    Afin d’augmenter le bilan de liaison, on peut augmenter la puissance d’émission en utilisant un ampli RF.

    Il se place entre la sortie de l’émetteur et l’antenne d’émission.

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    Il est impératif de le régler afin de ne pas le détériorer ou simplement saturer le signal.

    Le réglage se fait grâce à des atténuateurs réglables, un wattmètre, et un analyseur de spectre.

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    Le wattmètre sert à mesurer la puissance de sortie, ainsi que le TOS (charge correcte).

    L’atténuateur, branché entre la sortie de l’émetteur et l’entrée de l’ampli, permet de réduire la puissance entrante sur l’ampli, ce qui à pour effet de faire varier également la puissance de sortie de l’ampli.

    L’analyseur de spectre sert à visualiser les « shoulders ».

    Les « shoulders » sont la différence de signal sur bruit. Leur taille met en évidence la saturation de l’ampli. Plus on augmente la puissance de l’ampli, plus on augmente également les shoulders. Ils doivent rester inférieurs à 25dB.

    Important : Il ne faut jamais brancher en direct la sortie de l’ampli sur l’analyseur de spectre. Il dispose d’une puissance maximale d’entrée, et le fait de la dépasser le détruit.

    La mesure d’une puissance se fait TOUJOURS via une sonde de puissance.

    Lorsque l’on ne souhaite pas brancher d’antenne sur la sortie de sonde, il est impératif de la remplacer par une charge adaptée, afin de ne pas griller l’ampli.

    La puissance est exprimée en Watt, ou en dB.

    0 dB équivaut à 1mW

    10 dB = 10mw

    20 dB = 100mW

    30 dB = 1W

    40 dB = 10W



    Filtrage
    Le filtrage sert à limiter les perturbations externes en restreignant le signal reçu dans une bande passante voulue.

    Un filtre se branche entre l’antenne de réception et le downconverter

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    C’est très utile en milieu perturbé (en ville par exemple), mais surtout pour l’installation de relais HF.

    Pour un relai, on veillera également à éloigner au maximum physiquement les antennes, éloigner également les fréquences de réception et d’émission, et limiter la puissance d’émission au minimum utile à la stabilité de la liaison.

    Il existe des filtres dits de « canal » et des filtres de « bande », en fonction de la largeur de bande passante qu’ils offrent.

    Le réglage d’un filtre se fait grâce à un analyseur de spectre et d’un « vobulateur » (fonction interne à l’analyseur de spectre). Le « vobulateur » fournit un signal RF de sortie qui varie entre 2 fréquences. Le filtre se branche donc entre la sortie du « vobulateur » et l’entrée de l’analyseur de spectre. On peut alors visualiser la bande passante, et donc le régler.

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    Exploitation
    La programmation des émetteurs link se fait grâce à un ordinateur et du logiciel « link control »

    L’émetteur est relié via le câble « Remote » connecté sur le port série du pc

    L’émetteur HD s’en dispense puisqu’il possède une interface LCD intégré

    Une fois les réglages effectués, il est impératif de les enregistrer en mémoire.

    Ils pourront être rappelés par le bouton « profile » situé sur l’émetteur.

    Le récepteur se programme directement via son interface LCD

    Types d’antennes
    Chaque antenne possède son propre gain (en dB) et sa propre directivité.

    Plus une antenne est grande en comparaison à une autre de même bande passante, plus son gain est élevé. Elle est en fait composée de plusieurs antennes couplées entres elles.

    La directivité dépend de sa géométrie. Plus la directivité est grande (parabole par exemple) plus son gain est élevé, mais limité en direction. C’est utile dans le cas de faisceaux fixes.

    Le principe est analogue aux réflecteurs de lumière.

    Les principales antennes sont :

    -omnidirectionnelles (toute les directions, principalement horizontales)

    Sorties de foules, points mobiles…

    -hémi-omnidirectionnel (hémisphérique)

    Emission de points mobile à réception aérienne

    -panneau, ou « patch » (ouverture à 90°)

    Faisceaux ou réception de points mobiles

    -directive (faible ouverture)

    Faisceaux fixes ou pointage manuel

    -paraboles (3-5°)

    Faisceaux fixes ou pointage motorisé (« tracking GPS»)

    Une antenne est également polarisé. Soit elle est polarisé droite (horizontalement ou verticalement ou toute autre direction en fonction de son orientation) soit elle est polarisé circulairement (droite ou gauche en fonction de sa conception, l’orientation axiale n’a pas d’importance, elle émet en spirale)

    Afin d’optimiser la qualité de la transmission il est souhaitable d’avoir le même type de polarisation des antennes d’émission et de réception

    La transmission entre une polarisation verticale et une polarisation horizontale fait perdre 3dB au bilan de liaison



    Bilan de liaison
    Afin de connaitre la puissance d’un émetteur pour une distance donnée, il faut faire le bilan de liaison.

    C’est-à-dire qu’il faut additionner les gains de l’émetteur, des 2 antennes et du récepteur, puis de le comparer à l’abaque fournissant l’atténuation en espace libre (A en dB). Pour réussir une transmission en condition optimales il faut un bilan de gain supérieur ou égal à A.

    Par exemple : pour une liaison de 50 Km à 5 GHz, il faut au moins 142 dB.

    Avec un récepteur de sensibilité -70 dB. 2 Antennes Hélice à 16 dB, il faut un émetteur de 40dB soit 10W

    142 – 70 – 16 – 16 = 40

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    Exemple d’installation complexe
    Ce schéma représente une configuration de suivi de course sportive avec relayage aérien

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    Ce schéma ne comporte que la partie Vidéo du système.





    Modulation OFDM
    Introduction

    Connaitre le cœur du système de modulation et du traitement du signal n’est pas indispensable à l’exploitation du matériel.

    Cependant, comprendre un minimum les effets physiques des paramètres programmables, est essentiel pour être capable d’optimiser au maximum le système. En gros, savoir ce que l’on fait…

    Multi-porteuse

    Les modulations de type AM (Modulation d’Amplitude) et FM (Modulation de fréquence) sont appelés modulation à mono-porteuse, ou mono-canal. Il n’y a qu’une seule information qui est transmise par fréquence.

    L’OFDM, au contraire va utiliser une multitude de fréquences (6817 porteuses pour 8Mbits de largeur de spectre), espacées de façon régulière. On l’appelle modulation multi-porteuse ou multi-canal.

    Dès lors, la modulation de fréquence (FM) n’est plus possible si l’on ne souhaite pas brouiller le canal d’à coté.

    Il nous reste plus que la modulation d’amplitude et la modulation de phase.

    Constellations

    Reprenons les modulations de base :

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    En BPSK et QPSK, la fréquence reste la même, mais la phase change.

    Le BPSK ne permet que 2 état (phase – antiphase) tandis que le QPSK en permet 4 (en quadrature de phase : 0° – 90° – 180° – 270°)

    Le QPSK permet donc de transmettre 2 bits en même temps (00, 01, 10, 11)

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    Note : Le signal modulé en exemple n’est pas représentatif de la réalité, chaque bit, dure plusieurs milliers de périodes.

    En ajoutant une modulation d’amplitude à la modulation de phase, on peut encore démultiplier le nombre de positions. CAD encore augmenter le débit de données

    C’est le principe du 16QAM et 64QAM

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    Note : Le signal modulé en exemple n’est pas représentatif de la réalité, chaque bit, dure plusieurs milliers de périodes.

    Développer le nombre de positions, bien que cela augmente le débit, fragilise le signal en le rendant plus précis. On comprendra donc que les moindres perturbations, écho, fading, sont plus facilement susceptibles de détériorer des informations.

    L’avantage, d’une telle modulation, c’est qu’elle nous permette d’augmenter la bande passante de données, sans changer la largeur de spectre.

    Lorsque qu’un signal 16QAM ou 32QAM est dégradé, le quadrant permet néanmoins de l’interpréter comme du QPSK et récupérer un peu de données.

    Pour résumer, augmenter la constellation, augmente le débit utile de l’image, mais appauvrit la robustesse.


    FEC (Foreward Error Correction)

    Afin d’augmenter la robustesse de la transmission, le OFDM utilise un codage de correction d’erreur grâce à un algorithme de calcul très complique que nous n’expliquerons pas ici (Reed – Solomon et Forney)

    Ce qu’il faut retenir, c’est juste l’effet du FEC

    Le FEC peut prendre 5 valeur possible : 1/2, 2/3, 3/4, 5/6, 7/8

    Le premier chiffre de la fraction indique le nombre de bits utiles, tandis que le deuxième indique le nombre de bits transmis.

    En somme, ce ratio, est le pourcentage de la bande passante utilisé par le signal utile.

    Pour un FEC de 3/4 par exemple, le débit utile du signal vidéo ne pourra pas dépasser 75% de la bande passante totale. Le reste, sera utilisé pour la correction d’erreur, et donc améliorer la robustesse.

    Pour un FEC de 1/2 la moitié de la bande passante sera utilisée pour la correction, c’est comme si le signal était envoyé 2 fois. Grâce à l’algorithme, disons que c’est encore mieux qu’un signal redondé 1 fois.

    Plus le FEC est grand (1/2), plus la transmission est robuste, mais plus le débit est faible.

    Inversement, plus le FEC est faible, plus le débit est grand, mais moins robuste est la liaison.



    Intervalle de garde

    L’intervalle de garde va nous permettre de gérer les échos, ou rebonds de signal en milieu urbain ou confiné.

    Les 6817 fréquences émettent par flashs et de façon synchrones chacune un paquet de donné (appelé « symbole »). L’intervalle de garde est le temps entre 2 symboles.

    Les rebonds de l’onde transmise par des obstacles physiques induisent un retard et peuvent se traduire par une construction ou une destruction du signal reçu.

    Si c’est le même symbole qui est retardé ou déphasé, une construction est possible, mais si les symboles sont différents, le signal sera forcément détérioré.

    Si on augmente le temps de l’intervalle de garde, on aura plus de chance pour qu’un symbole ne soit pas détruit par le suivant.

    Un intervalle de 1/4 dure 1/4 du temps d’un symbole.

    Un intervalle de 1/16 est donc plus court.

    L’intervalle de garde doit être augmenté lorsque l’on travaille en milieu confiné, et d’autant plus que la puissance est grande.

    Il ne faut pas oublier qu’à forte puissance, un écho peut rester piégé et donc multiplier les distances, surtout dans les espaces clos.

    Augmenter l’intervalle de garde diminue la bande passante utile.

    L’intervalle de garde peut être réduit afin de gagner de la bande passante lorsque l’on travaille en milieu dégagé ou/et à faible puissance. (Descente de relayage aérien par exemple)

    Par défaut, on utilisera le plus grand intervalle de garde (1/4 ou 1/16 en LMST)









    En espérant que cela puisse vous aider dans la mise en place de vos moyens sans fils...
    Amicalement
    Basile
    Babyfoot52 et patflopineau ont recommandé ce message.